• Chapitre 13 : Brigands à l'auberge

    La lumière dorée du soleil du matin filtrait à travers les maigres rideaux de la chambre. Eglantine remua dans son sommeil, mais ne fit pas mine de s'éveiller.

    Arial dormait comme une marmotte mais un fracas dans le hall se fit entendre, ainsi que des gens crier elle s'empressa de secouer Eglantine.

    - Mmm ? Quoi ? Déjà le matin ?

    La troubadour émergea lentement de son sommeil, avant d'entendre à son tour les cris à l'étage du dessous.

    - Que se passe-t-il ?!

    Arial se redressa:

    - Justement, j'en sais rien mais fait attention" elle sauta dehors et devala les escaliers.

    En voyant les tables retournées, les personnes sans défense à terre et 5 hommes dévalisé tout ce qui pouvait être de bon prix, elle tira son épée:

    - Trouillous ! Vous agissez bien nombreux !

    Les hommes se retournerent vers elle et l'évaluèrent du regard, constatant qu'elle savait se battre, 3 des 5 hommes fondirent sur elle. Arial leur envoya une chaise avant d'envoyer in coup de pied et épée en simple avertissement.

    Eglantine descendit à sa suite, mais avec un peu moins de précipitation. C'est qu'elle n'était pas armée elle, et elle n'avait pas envie de prendre un mauvais coups !

    D'autres hommes des chambres voisines sortirent à leur tour, notamment les soldats de la veille, encore ensommeillés, et réveillé par le chahut.

    Lorsqu'il sorti, Arial etait debout sur le bar en train de mettre un coup de pied dans la tête d'un de ded adversaire, montrant qu'elle venait de monter en un bon car l'autre y grimpait seulement et l'autre la contournait pour la prendre par derrière.

    Les deux hommes restant se ruerent sur les soldats.

    Eglantine ne prit pas le risque de descendre, elle laissa les soldats de Connington passer devant avec leurs épées. Ce qu'elle apercevait tout de même en bas, c'est que Arial avait l'air de bien se débrouiller, et ce malgré sa blessure. Tant mieux.

    La jeune femme vit vite fait que les soldats étaient arrivés:

    "-ah bah c'est pas trop tôt !" Lança t-elle alors qu'elle ne combattait seul que depuis une ou deux minutes.

    Le voleur de derrière elle voulu la tuer en plantant son arme dans son dos mais elle sauta de son perchoir pile à se moment la, prenant avec elle, dans ses mains, la tête du voleur au coup de pied, lui tordant la nuque. Ils atterirent au sol mais sans perdre une seconde, elle se releva en un bon, frapant fort sa tête de son pied. En tout cas, elle ne cherchait pas vraiment à les tuer.

    L'homme qui avait grimper sauta sur elle et la cloua au sol, preparant son arme pour lui planter dans le crane

    Anguy, le soldat de la veille, déboula en courant de derrière. Brandissant son épée à deux main, il profita de l'instant d’inattention du voleur pour lui assener un grand coup sur la tête du plat de la lame.

    Arial senti le corps de l'homme sur elle tomber et elle le poussa, le voyant assommé.

    Elle eu à peine le temps de se relever qu'un forçait sur eux deux et le dernier inoccupé par derrière. Elle se retourna donc pour sauver le dos de son sauveur priant pour que lui fasse de même avec l'autre.

    Le soldat repris son épée correctement à une main, et attendit de pied ferme le voleur qui arrivait.

    Ailleurs dans la salle, les autres soldats tentaient d'arraisonner les brigands, tandis que l'aubergiste se réfugiait derrière son comptoir.

    Arial n'attendit pas que son attaquant se prepare et lança une attaque directe, lui lançant d'effet de surprise d'une telle vitesse au combat: retire de l'épée grace à la sienne, coup de pied dans le ventre pour couper la respiration, et pour finir, elle lui trancha la gorge. Il tomba inerte sur le sol:

    "-suivant ?" Demanda t-elle en avertissement.

    Elle quitta le dos d'Anguy et alla donner le coup final à celui qui avait failli la tuer puis a celui dont elle avait tordu la nuque. Il en restait donc plus que deux. Le sang gicla un instant sur elle mais pas le sien., heureusement.

    Les deux autres marauds commencèrent à se demander si ça valait bien la peine de continuer à lutter contre cette furie, en plus des soldats... déjà que leurs amis étaient morts par sa faute !

    Arial se dirigeait maintenant sur celui du soldat, pour l'achever plus tôt. Dur comme la pierre, on ne voyait aucune trace de peine d'avoir tuer des vies qui n'ont peut-être pas le choix de voler pour survivre comme ça lui arrivait de temps en temps de le faire, mais au contraire, une flamme aussi rouge que ses cheveux briait dans ses yeux, une flamme meurtrière qui tuerait tout sur son passage si rien ne s'arrêtait. 

    Un, ok, mais deux, le voleur préféra prendre lâchement la fuite, vite suivit de son coéquipier encore debout.

    Le danger était écarté. Anguy soupira de soulagement. Il regardait maintenant Arial avec une crainte respectueuse. Et aussi un peu de réprobation. Certains des hommes qu'elle avait tué était à terre, et elle n'avait fait aucun cas de leur vie. Même pour un soldat tel que lui, tuer n'était pas à prendre à la légère, et elle semblait maintenant furibonde... mine de rien, un peu de bière dans le dos, ce n'est pas grand chose.

    Les nerfs à bloque, la flamme disparu petit à petit et ses muscles se détendirent mais son âme meurtrière resta encore un peu avant de s'estomper. 

    Elle se tourna vers les cadavres et en prit un sans ménage comme un vulgaire sac qu'elle traina hors du restaurant. Quand même, pas les laisser la et laisser l'odeur du sang envelopper la pièce.

    Les soldats restèrent quelques instants sans rien faire, comme si un autre brigand pouvait encore leur tomber dessus à tout  moment, puis ils se mirent finalement en action et allèrent aider Arial.

    Chacun un mort et elle demanda froidement:

    - On en fait quoi ?  Y a des poubelles dans le coin ?"

    - Des poubelles ? Pas vraiment pour les morts... nous devrions les enterrer, proposa Anguy.

    La jeune femme fronca les sourcils:

    - Les enterrer ? Répéta t-elle. Et pourquoi pas leur offrir une sépulture le temps qu'on y est ?

    - Il me semble que c'est la moindre des choses. Ce n'est pas comme si nous étions pressé ou quoi que se soit. Vous n'êtes pas obligés de le faire, mais moi je ne les laisserais pas pourrir à proximité de cette auberge. Au moins, là, il n'y en a que trois.

    Arial souffla légèrement avant de laisser tomber le pied du cadavre et aller demander une pelle a la réceptionniste. 

    - Il nous faut des pelles pour enterrer les corps. Fit-elle

    - Oui, oui, tout de suite.

    Elle parti à toute vitesse vers son entrepôt et revint avec deux pelles

    - Tenez.

    Arial les prit sans remerciement et revint, elle en lança une à Anguy.

    - Et nous, on ne fait rien ? demanda un des autres soldats (plus sobre que la veille).

    - Vous n'avez qu'à préparer les affaires. Ser Connington voudra sûrement partir dès aujourd'hui.

    - A propos de notre chevalier, je ne l'ai pas beaucoup vu nous aider à combattre.

    - Peut-être n'était-il pas réveillé ?

    - Ou peut-être qu'il avait trop la frousse, parce que il ne sait se battre qu'avec des lances en bois sur un terrain de sable ?

    - Tais-toi donc, tu va encore t'attirer des ennuis...

    L'autre soldat haussa les épaules et retourna à l'intérieur, suivit par ses compatriotes, à part Anguy qui devait aider à enterrer les voleurs morts.

    Arial n'avait attendu qu'ils parles pour se mettre au boulot et s'était déjà positionnée à l'arrière de l'auberge pour creusé. 

    Elle envoya un coup de pied dans la tête du cadavre pour l'écarter de l'endroit où elle voulait creuser et commença à donner des coups de pelles dans le sol.

    Anguy se joignit à elle pour creuser une tomber voisine. La terre était sèche, et n'arrangeait guère les choses, mais il s'acharna. Arial continuait à creuser assez gros avec lui en faisant attention derrière elle, son inquiétude palpable.

    Tout en creusant, le soldat lui demanda :

    - Il y a un problème ?

    Elle recommença à creuser:

    - Pas pour le moment mais je m'inquiétais juste d'une possible vengeance chez les deux restant attendant qu'on baisse la garde.

    - Ho... je vois.

    Il n'y avait pas pensé, et regardait maintenant autour de lui avec plus d'attention, et une pointe d’appréhension.

    Arial creusait, les oreilles ouvertes et les mains fermés fermement sur sa pelle comme pour pouvoir asséné un coup en un rien de temps et fortement. 

    - Après, je suis surement trop méfiante à mon environnement, hasarda t-elle.

    - Je ne sais pas. Je... me figurais qu'ils n'insisteraient pas, vu que mes amis sont juste à côté, dans l'auberge...

    Le haussa les épaules entre deux coups de pelles:

    - Ils peuvent agirent vite mais je pense aussi que la mort de leur 3 copains les ont bien clamé. J'espère. S'était pour couper cour à la bataille avant qu'un de nous se blesse, expliqua t-elle en même temps.

    Anguy n'y crut qu'à moitié.

    - Tu sais... ce n'était pas vrai. Quand j'ai dit que j'avais déjà participé à une bataille. Pas vraiment. Juste à des bagarres de tavernes, à des entraînement, à des tournois... mais je n'ai jamais tué personne.

    Il n'avait pas cessé de creuser tout en parlant.

    Arial lui envoya un regard assassin entre deux pelleté puis haussa les épaules:

    - Y a un début à tout. On s'y habitue à force et ça ne fait plus rien de tuer.  Mais si tu as déjà combattu comme la, tu as fait comment pour ne pas tuer ?

    Au début, elle cru que le coup de pelle allait partir pour son mensonge mais cette fois, elle était plutôt intrigué. Bien sûr qu'elle savait qu'on pouvait se sortir d'une bataille sans faire mourir quelqu'un mais la première bataille qu'elle avait vu et participé était celle où ses parents étaient mort. Elle enrichit

    - Parce que moi je tue vite dans une bataille, la mort fait peur, quand l'adversaire voie qu'on tue très vite, il peut facilement être déstabilisé. Certain se mette en rogne mais du coup j'en tue d'autre de son camp. C'est dur d'avoir celui qui est le fou à cause de ça, j'ai d'ailleurs failli y laisser ma vie comme ça, mais quand il voit qu'on est prêt à en tuer bien d'autre et qu'on s'en prend ensuite à lui, il y a une certaine peur qui est en lui même s'il ne le montre pas. C'est psychologique.

    Le terrain de discussion ne plaisait guère au soldat, mais comme apparemment personne d'autre ne les écoutait, il continua :

    - Je n'ai jamais eu besoin de tuer, puisque je n'ai jamais participé à de vrais batailles. J'ai frappé des hommes, parfois durement. J'ai touché des hommes avec une épée en bois d'une façon qui aurait pu les décapité si elle avait été de fer. J'ai vu des hommes mourir. Mais je n'ai jamais tué, et je ne suis pas pressé de le faire. Parce que la mort, c'est bien trop définitif à mon goût.

    Le trou fut assez grand et elle cessa de creuser:

    - C'est direct, et brute mais ça calme vite.

    Elle prit le pied de son cadavre et le laissa tomber lourdement dans le trou.

    - Je ne sais pas si prendre la vie de quelqu'un est vraiment une bonne façon de se clamer... Se battre, peut-être, mais c'est différent...

    Il avait cessé de creuser et regardait fixement son trou. Il avait presque oublié pourquoi il l'avait creusé. Finalement, il imita Arial et traîna tant bien que mal un autre des voleur à l'intérieur.

    Sur la pointe de l'agassement, elle fini de positionner le troisième et le regarda droit dans les yeux:

    - Chacun à sa perception des choses et je respecte la tienne.

    Sur ce, elle reprit sa pelle et commença à reboucher le trou. Il n'ajouta rien, sentant la tension monter. Si cette femme se calmait en tuant, mieux valait ne pas l'énerver...

    Il reprit sa pelle et commença lui aussi à reboucher le trou.

    Elle fini enfin et se redressa:

    - Bon, je vais rejoindre Eglantine.

    - C'est le nom de la troubadour ? Pour ma part, je suppose que nous repartirons sous peu pour La Griffonnière.

    Elle se détourna:

    - Adieu alors, lança t-elle sans attristement, ou du moins qu'elle cacha bien.

    - Adieu, en effet. 

    Le soldat retourna dans l'auberge, où ses amis lui avaient gardé une tranche de jambon pour le petit déjeuné. Le fameux Ser Connington était enfin réveillé. Il était encore plus jeune que la plupart des soldats qui l'accompagnaient, mais n'en engloutissait pas moins voracement sa propre part.

    Arial leurs jeta un rapide coup d'oeil avant de rejoindre Eglantine et attendit un ordre.

    - Tu as faim ? proposa la troubadour, évitant délibérément le sujet des brigands. Nous allons encore devoir marcher aujourd'hui.

    Elle hocha la tête:

    - Je ne serais pas contre un petit en cas avant d'y aller.

    - Viens, prend place à table.

    Eglantine lui indiqua une chaise à la table, et poussa la part de jambon dans sa direction.

    Arial s'executa et prit le jambon:

    - Tu n'en veux pas ?

    - J'ai déjà mangé, s'excusa-t-elle. Quand tu étais dehors.

    La jeune combattante hocha la tête puis entama son casse-croute assez rapidement pour ne pas perdre de temps plus que ce qu'elles avaient perdu. 

    Arial restait cependant sur la bataille, un instant fière d'elle de ne pas avoir pris de coups même si elle avait eu besoin de l'aide des chevaliers ce qui était tout à fait normal et compréhensible. 

    Pour une fois, Eglantine de disait rien. Lorsque Arial eu fini, elle demanda :

    - On va préparer les affaires pour partir ?

    La jeune femme hocha la tête et se leva pour remonter dans la chambre

    Eglantine avait déjà descendu son instrument, et le gros de ses affaires. Elle s'occupa des finalisation en l'attendant. Arial avait très peu à rassembler et arriva très peu de temps après elle. Sans jeter un regard aux autres, elle sorti de l'auberge.

    Les soldats et leur chevalier étaient eux aussi entrain de monter le camps. A la différence que eux se préparaient à aller au sud-est, alors que les deux femme partaient pour l'ouest. Et aussi que les hommes avaient des montures, eux.


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