• Chapitre 14 : Valerys

    Valerys entra, secondé par sa garde, dans la grande salle rectiligne . Il jeta un coup d’œil dans la salle . Personne . Le nouveau roi poussa un long soupir . Un coup de lance mal placé ! Tu parle ! Ha maman, si vous étiez encore là...Il serra les poings . Jamais il n'avais voulu de la couronne. Et comment vais-je faire pour me montrer fort, alors que je n'ai aucune prédispositions pour tenir une épée, ou un arc ? Mon frère sais faire tout cela ! Qu'avais t-il, pour montrer sa supériorité aux autres seigneurs ? Bâal . Mon intelligence .Il secoua la tête . Tout cela n'étais pas grand chose . L’équitation, aussi . Je ne me débrouille pas trop mal . J'oserais même penser que je suis bon. Il regarda de nouveau la pièce, tout pensif .

    Viserys entra quelques temps plus tard. Il venait de rentrer de son voyage à Vivesaigue, ramenant par la même occasion le corps de feu leur père. Ses bottes et sa cape étaient un peu poussiéreuses, mais son allures générale était on ne peut plus princière.

    Il s'arrêta un instant sur le pas de la porte avant de repérer son frère, puis il se dirigea à grands pas dans sa direction.

    - Je suppose que les corbeaux nous ont précédés, tu dois déjà être au courant ?

    Valerys ce retourna, et regarda son frère cadet. Pas de doute qu'il revenais du tournois.

    - En effet, dit il d'une voie d'outre tombe . D'ailleurs comment aurais-je fait pour l'ignorer ? Les courtisant que je croise me regardent avec convoitise, comme des charognards prêt à bondir. Ma garde s'est vu doublé, sans que j'ai rien fait .

    Il ficha son regard violet dans ceux de son frère .

    - Tu a tué le coupable au moins ?

    Viserys fit la moue.

     

    - J'aurais bien aimé, mais le sire de Vivesaigue n'a pas jugé bon de me laisser faire. Il a été mit en prison avec son écuyer, et le lendemain il avait mystérieusement les yeux crevés. Mais il est toujours en vie. Certains pensent que c'est mon œuvre... et pourtant non, bien que se ne soit pas faute d'en avoir eu envie.

    Valerys jaugea son frère du regard, ce demandant s'il lui disais la vérité, ou non . Il opta pour la première solution .

    - Le sire de Vivesaigue est il devenu fou ? Pourquoi ne pas faire tuer ce meurtrier sur le champ, avant qu'il ne s'échappe de ses prisons ? gronda le frère aîné .

    Non pas qu'il est eut beaucoup d'affection pour son père . Mais il en allais de l'honneur de la famille, et puis, on parlais du roi.

    - Il prétextait que le chevalier n'avait pas fait exprès, qu'il ne s'agissait que d'un accident. Je ne peux pas dire le contraire, mais de toute façon ces chevalier du Bief sont tous pareils : sous leurs grands airs, ce sont des brutes sans cervelle.

    Aerys poussa un soupir .

     

    -Tu as raison mon frère ...

    Il changea de ton :

    - Ton voyage s'est il bien passé ?

    - Long, mais à part ça... rien de passionnant. Aucun brigand sensé n'aurait tenté de s'en prendre à une escorte pareille, et nous n'avons fait aucune rencontre particulière. Et toi, rien de nouveau depuis mon départ ? Les dragons ?

    - Je suis allé les voir hier . Ton Onys est en pleine forme, comme le mien, d'ailleurs . Ce matin, Onys a rugit particulièrement fort . Il a sans doute compris que tu arrivais.

    Viserys se permit un sourire.

    - Je passerais le voir. Avant la cérémonie d'inhumation de notre père, si possible.

    Valerys regarda par la fenêtre, le soleil n'étais pas encore haut dans le ciel .

    - Le temps que l'on prépare son corps, je dirais que tu a jusqu’à ce soir . J'y passerais aussi, si les conseillers le permettent, dit il avec un peu d'agacement.

    Nouveau sourire de Viserys.

     

    - Toujours pas débarrassé de ton animosité envers les conseillés ? Allons... tout le monde sais bien que ces gentils fauve veulent seulement t'arracher jusqu'à la moindre miette de pouvoir et se disputer tes os pour extraire la moelle des titres disponibles. A part ça, ils ne veulent que le bien du royaume.

    Valerys haussa les épaules, ne gouttant pas à la sombre plaisanterie de son frère.

    - Ils me croient stupide et malléable comme l'argile mouillé ! Ce matin, ils me parlaient du pays et des prix, vers le Mur . Ils me parlaient comme si je ne savais pas ou c’était, ce sentant obligés de m'expliquer même comment y aller ! Alors que je suis sans doute aussi bon qu'eux en géographie. Ils sont là dans le moindre détail, c'est tout simplement odieux.

    Viserys hocha la tête.

    - Tout le monde ne te comprend pas aussi bien que mère ou que mestre Renhys. C'est juste qu'il y a quelques fois ou tu es... moins approprié. J'avoue que, étant souvent en voyage, je n'assiste pas toujours à tout ce qui peut se passer à la capitale.

    Moins approprié ! Aerys décida de ne pas repartir sur ce sujet . Après tout, c’était vrai. Viserys m'aidera pour les sujets de guerres et d'armes, voilà tout !

    - Tu est passé par notre fief pendant ton voyage ?

    - J'ai traversé les terre de la couronne, mais pas Peyredragon. Ce n'était pas vraiment sur notre route, et je voulais faire au plus vite. Question de décomposition de cadavre, si tu vois ce que je veux dire...

    - Je vois, je vois...

    Il essaya de dénuer une pointe de tristesse chez son frère, mais n'en trouva pas . Pourtant, je l'ai toujours cru plus proche de lui que moi .

    - Dis moi, la mort de notre père n'a pas l'air de t'attrister !

    Un peu prit au dépourvu par car cette remarque, le prince répondit d'un ton badin :

    - J'ai été énervé, surprit, déçus, mais je ne sais pas si je le connaissais assez pour être vraiment triste. Valar Morghulis comme ils disent dans les cités libres. Tout Homme doit mourir un jour, et père était déjà vieux. Cependant, il n'aurait pas dû mourir tout de suite. Pas comme ça.

    Valerys hocha la tête, satisfait de la réponse .

    - Un coup de lance mal placé ! Ce qu'il ne faut pas entendre, grommela-t-il.

    Il ne pris pas la peine d'exposer ses propres sentiments . Tout le monde voyais qu'il n'étais pas en grand deuil.

    Viserys jugea bon de prévenir qu'il avait amené avec lui quelques-uns des chevaliers du tournoi.

     ***

    - Vivesaigues était en ébullition juste avant mon départ, ajouta-t-il. Quelques jeunes chevaliers et écuyers à Port-Réal ne nous fera pas de mal et pourra rappeler un peu à ces excités qui a vraiment le pouvoir à Westeros.

    Valerys fronça légèrement les sourcils . Mais il a raison .

    - Tu as raison. Ça ne leurs fera certainement pas de mal, dit il avec un petit sourire .

    Il regarda derrière eux . A part sa garde, il n'y avais personne . C'est étrange . D'habitude, j'ai une vingtaine de courtisans autour de moi à cette heure . Autant en profiter ! Il ce retourna vers son frère .

    - Je vais aller de ce pas à Fossedragon . Pour le moment, j'ai un peu de liberté . C'est sans doute dût à ta venue, ils doivent ce dire que nous avons besoin de partager notre deuil.

    - Dans ce cas, je viens avec toi. Quitte à partager notre deuil, autant que se soit en retrouvant les dragons. J'ai hâte de voir comment Onys a grandit.

    Valerys hocha la tête . Son frère étais une parfaite "couverture". Il fit ouvrir la lourde porte qui gardais les lieux, et les deux princes, entourés de la garde, sortirent.

    Viserys et Valerys montèrent la colline, suivit d'un garde des blanches épées et de quelques manteaux d'or. Ils n'avaient pas franchit les hautes portes de Fossedragon que déjà un long rugissement retentissait en guise d'accueil.

    Valerys eut un demi sourire . Sa, ce n'étais pas le sien . Ha ! ...Un deuxième rugissement, beaucoup plus grave et aussi long que le premier retentit . Un garde devança les deux prince, et ouvris la lourde porte . Aussitôt les deux rugissements ce refirent entendre, dans toute leurs puissance, vu qu'il n'y avais plus de porte pour ourdir le son .

    Le sourire de Viserys était à nouveau revenu. Il entra et fut ravi de constater que son dragon noir avait encore grandit. Entre ses pattes gisait encore les os calciné de son dernier repas, et il dressa la tête à l'entrée des humains. Un rugissement accompagné de flammes (trop courtes pour être menaçantes) les accueillit.

    Bâal regarda les nouveaux arrivants entrer . Sa lourde queue de reptile battait un rythme très lent, et ses yeux luisaient . Il tendit le cou vers son maître, et lâcha un nuage de fumée ravit .  Valerys regarda les flammes du dragon de son frère s'élever, et ce dirigea vers son dragon .Il reçut son nuage en plein dans la figure, mais ne s'en formalisa pas .

    Viserys rejoignit son dragon d'un pas assuré, enjambant les reliefs d'ossements qui jonchaient le sol.

     

    - Là... tu est magnifique Onys. Tes reflets sont encore plus visible que la dernière fois que je t'ai vu, et tes ailes plus vigoureuse... un jour, je te chevaucherais, et nous volerons !

     

    Le dragon battit de la queue et entrouvrit un peu plus les ailes. Il braqua ensuite son regard reptilien sur son frère.

    Valerys posa sa main sur le museau de son dragon, qui fut parcourut de frémissements .Le prince toucha doucement une des épines qui ornais la tête de Bâal . Celle ci n'avais pas finit de pousser . Il étendit à son tour ses lourdes ailes noires . Il étais pressé de faire un de leurs longs vols à travers les nuages .

     

    - Non mon beau, ce sera de plus en plus rare . Tu volera seul, la plus part du temps .

    Bâal ouvris largement la gueule, dévoilant ses grandes dents, signe de mécontentement . Le prince ce tourna vers Onys . Bien qu'il le trouva moins beau que son dragon, il ne pouvais s'empêcher de ce trouver heureux en le regardant . C'étais encore un très jeune dragon, plus jeune que le sien, et c'était rare de voir un tout jeune grandir au fil du temps .

    Viserys s'éloigna à nouveau de son dragon, satisfait d'avoir pu lui rendre visite. Bientôt, il devra prononcer quelques mot sur le cadavre de son père. Mais le pire reviendra encore à son frère aîné, il le savait. Et si lui même s'agaçait rapidement du protocole et de l'étiquette, il connaissait la répugnance de Valerys à faire des apparition publique. Le bouquineur, de toute évidence, devait préférer écrire un discour qu'avoir à le prononcer devant toute la cour...

     

    Onys lança un nouveau rugissement lorsque le prince commença à partir.

     

    - Ils ont le droit de sortir ? demanda ce dernier à son frère. J'ai entendu dire qu'ils grandissaient plus vite à l'air libre...

    - Oui, mais accompagnés .. Et peu sont qualifiés pour les tenir.

    Il compris bien la question de son frère . Aimant énormément monter son dragon, il ce souvenais du temps ou il avais attendu qu'il soit en âge.

    -Mais la rumeur est vraie, je l'ai lu dans Le Livre des Dragons, chapitre 7, si je me souviens bien, Répondit Valerys, en rejoignant son frère, après une ultime caresse pour Bâal .

    - L'inverse m'eut étonné. La véritable question, je pense, est plutôt : quels livres n'as-tu pas encore lus ?

     

    Viserys accorda à son frère un regard vaguement moqueur.

    Valerys lança à Viserys un regard  courroucé .

     

    - Et bien le volume 2 de:" Les mœurs et légendes de l’extrême nord," les plantes de Westeros", mais celui ci m’intéresse moins, et encore une bonne moitié de bibliothèque je pense ! rétorqua t-il, mi joueur mi sérieux .

    - Ha ! s’esclaffa Viserys. Il doit bien s'agir là du seul livre que j'ai lu et non toi. Les plantes de Westeros... ça peut être très intéressant. Notamment pour savoir lesquels sont toxiques, lesquelles fournirons un poison foudroyant, et lesquelles pourrons faire durer des heures une agonie...

     

    Comme ils franchissaient la large porte de Fossedragon dans l'autre sens, un concert de rugissement retentit de l'intérieur.

    - C'est vrai . Je n'aime pas beaucoup le fait d’empoisonner des gens, mais cela peut-être utile, tu as raison .

     

    Les dragons ce mirent à rugir avec une puissance ardue, au moment ou ils partaient .

     

    - Si je le pouvais, je garderais Bâal près de moi, dans la salle du trône . J'aimerais voir la tête des courtisant et de mes chers conseillers.

    - Ils pourraient contempler en face la puissance du dragon, et se souvenir de ce qui pourrait leur arriver en cas d'infidélité. Je ne vois aucun mal à cela. Raison de plus pour les laisser se défouler un peu de temps en temps... Au fait, tu connais l'heure de la cérémonie d'incinération de notre père ?

    - Non, mais je vais m'en enquérir sur le champ, répondit le prince héritier, en ce dirigeant d'un pas lent et noble vers le château, aux côtés de son frère.

    Un petit page couru vers eux, et s'inclina bien bas, les yeux écarquillés . Valerys lui fit signe de ce relever .

     

    - Sire, c'est le conseiller Solenos qui m'envoie . Il sollicite votre présence dans la salle du trône...

    Valerys jeta un regard à son frère. Il sollicite un ?

     

    - Ses messieurs répondront très certainement à tes questions, dit il, mi figue mi raisin.

    Il regarda le petit page, qui attendais une réponse .

     

    - J'arrive.

    le petit page s'inclina bien bas, et partit vers le château . Le prince ce tourna vers Viserys .

     

    - Tu m'accompagnes, ou bien tu préfère te reposer un peu ? Ton voyage a dût être fatigant.

    - Ne t'en fais pas pour moi, j'en ais vu d'autre. Et je ne vais tout de même pas rater l'occasion d'épancher un peu plus ma curiosité sur ce qui s'est passé ici pendant mon absence. Bien sûr que je viens.

    Valerys hocha la tête, ne le disant pas mais étant très content que son petit frère vienne . Il ce dirigea vers la salle du trône .

    ***

    Valerys entra dans la grande salle, suivit de son frère . Il fronça les sourcils en découvrant ses conseillers, qui apparemment, suivaient Solenos . Il ce demanda un instant s'il devais s’assoir sur le trône de son père . Après tout, il n'étais pas encore nommé roi. Mais comme sa, j'impose ma volonté . Ils me respecteront peut-être plus si je prouve que je sais prendre des descisions, et que je n'ai pas peur des représailles .Comme si ses gestes étaient naturels, il marcha droit sur le trône, et s'assit dessus avec un masque d'impassibilité . Puis il regarda le conseiller, interrogateur .

     

    - Parlez, Solenos.

    Voyant son frère s'installer tout naturellement sur le trône de fer, Viserys opta pour une option intermédiaire : il se campa sur les premières marches de l'escalier qui y conduisait de façon à se trouver un peu en contrebas de Valerys, mais à dominer le conseiller d'une bonne tête.

    -Nous saluons les deux princes Targaryen .

    Tous s'inclinèrent une nouvelle fois . Le conseiller haussa légèrement les sourcils en voyant le prince s'assoir sur le trône de fer, ce qui ravit littéralement Valerys, qui essaya de s’installer plus confortablement sur le trône . Sans succès . Le conseiller, après une pause, repris de sa voie doucereuse .

     

    - Vous n'êtes pas sans savoir, mon prince, que votre père va être incinéré ce soir ?

     

    - J'ignorais la date et l'heure, et vous remercie de m'avoir éclairé sur ce point. 

    Le conseiller hocha vaguement la tête .

     

    - Le Lord Arryn et ses gens ont été vus ce matin sur la frontière . Ils font route vers le donjon, et seront ici ce soir. 

     

    - Personne d'autre ?

     

    - Prince, je doute que beaucoup soit là ce soir .. Demain, à la rigeur, répondit le conseiller, la voie lente, comme pour s'expliquer avec un enfant .

    - Évidement, trancha Viserys. Je trouve déjà courageux de la part de Lord Arryn de daigner descendre de sa montagne pour venir ici, notamment pour la route à faire jusqu'à Port-Réal. Quand aux autres... tout les seigneur n'ont pas autant de temps à perdre pour voir le bûcher d'un roi.

    - Il faudra bien qu'ils vienne pour reconnaître leurs nouveau souverain, prince Viserys.

    Le conseiller ce tourna vers le prince héritier . 

     

    - Je tiens d'ailleurs à vous mettre en garde, Prince, car tous essaieront de profiter de vous pour acquérir la moindre parcelle de territoire, ou, mieux, prendre le trône .  Valerys, ferma le poings, très légèrement .

     

    - Vous m'avez déjà fait part des "dangers" que je cours, Solenos . Et je crois avoir bien tout compris, je vous remercie pour votre sollicitude !

    - Moui, admit Viserys. Le Trône de Fer aura écorché plus d'un roi, il est affreusement tranchant... Mais un dragon à des écailles, Lord Solenos. Et des gardes aussi.

     

    Le prince désigna du regard un des chevalier de la garde royale qui restait immobile dans un coin, toujours près à réagir au moindre problème.

     

    - Quand à l'esprit, le nouveau roi n'en est pas dépourvu. Et il a ses conseillers pour l'aider dans tout les cas. N'est-ce pas ?

     

    Cette fois, Viserys braqua ses prunelle d'un violet sombre sur l'homme. Elles semblaient presque noir dans la lumière tamisée de la salle du trône.

    Valerys aurais pus ce fâcher que son frère prenne sa défense . Il n'en fit rien. En fait c’était amusant de voir la tête de Solenos jaunir ou blanchir selon lequel des deux princes, parlaient.

     

    Le conseiller s'inclina encore plus bas que d'habitude .

     

    - Bien sur, mon prince, bien sur ! Nous sommes là pour aider nos jeunes rois !

    Valerys cacha un sourire satisfait avec aisance, et ne laissa pas le temps au conseiller de continuer .

     

    - Est-ce tout ce que vous aviez à me dire ? 

    Le ton de sa voie montrais que, de toute façon, il ne voulais en écouter plus pour le moment . Solenos hocha du chef

     

    - Oui, mon prince.

    Bien sur que non ! Si je m'étais laissé faire, j'étais partit pour une heure au moins ! Pleutre !

     

    - Dans ce cas là, je ne vous retiens pas, vous pouvez vous retirer. 

    Les conseiller, qui sentaient poindre l'orage, tournèrent les talons après les salutations d'usage . Une fois qu'ils furent sortis, Valerys ce tourna vers son frère, et se releva en maugréant

     

    - Je me demande comment père pouvais rester assis là dessus durant des heures...

    Puis, plus haut :

     

    - Tu crois que je pourrais changer de conseillers ?

    - Vous êtes le roi... vous faite bien comme bon vous semble.

     

    Viserys avait adopté le vouvoiement par principe, plus comme un réflexe devant l'occupant du trône.

     

    - Pensez tout de même que c'est vous créer par la même occasion autant d'ennemis que d'ami. Aucun des membre du conseil restreint de tient à perdre sa place privilégié... et des tas de Lords en tout genre vous seraient très redevable d'un tel grade.

    Valerys fut surpris par le changement de ton de son frère . Il y a quelques minutes, il me tutoyais encore . Suis-je condamner à ne plus vivre qu'au centre de vouvoiement pompeux ?

     

    - Et toi, mon frère, tu n'aimerais pas devenir un conseiller ?

    Viserys prit quelques temps pour réfléchir. Oui, il avait déjà caressé ce rêve, en effet, et un Targaryen de plus au conseil ne pourrait qu'affermir encore le pouvoir de leur maison...

     

    - Tout dépend... quelle place me réserverais-tu ? Tu sais que je n'aime guère Port-Réal, je ne voudrais pas me retrouver coincé ici pendant des années.

    Valerys réfléchit un instant .

     

    - Je pourrais te nommer Grand Argentier, mais je doute que tu aime gérer l'argent du royaume . Si non, je ne vois pas... A part la main du roi, évidement, rajouta -il, après une très légère hésitation.

    Viserys ébaucha une grimace.

     

    - Grand Argentier ? A moins de vouloir voir la prochaine transaction avec la Banque de Fer de Braavos finir dans le sang... il vaut sans doute mieux éviter.

    - Hum, de toute façon, ce vieux Lord Manderly ne me cause pas beaucoup de problèmes . Il en serais presque agréable.

    - Presque Agréable ? Par les Sept, pour avoir droit à un compliment pareil, ce doit être un homme d'exception !

     

    Laissant finalement tomber son ton ironique, Viserys ajouta :

     

    - Mais si tu cherches tout de même de nouvelles personnes pour ton conseil restreint, j'ai sans doute quelques amis qui pourraient être intéressés...

    - Vraiment ? Ont ils toute ta confiance, au moins ? demanda le prince héritier, assez vivement.

    Il sourit.

     

    - Autant que possible. Donner toute sa confiance à quelqu'un est suicidaire, cher frère, mais je pense le connaître suffisamment pour pouvoir affirmer que nous somme de... bons amis.

    Valerys hocha la tête . Évidement ...

    -Et ou sont ils ?

    Le sourire de Viserys s'élargit.

    - A Dorne. Pour l'instant.

    - Dorne. 

    Valerys réfléchis . Il avais toujours aimé ce pays, sa chaleur, sa beauté. Il avais pas mal voyagé pendant sa jeunesse, avec ses professeur, pour sa géographie, parce-qu’il étais le prince héritier, et à la recherche de nouveau livres

    - Et quelles aptitudes ont-ils ? demanda l’héritier, curieux .

    - Je pensais en particulier à Daron Martell. Nous avons passé une bonne partie de notre jeunesse ensemble, et nous somme...

    Il avait failli dire "comme des frères", mais jugea la comparaison peu stratégique face à Valerys.

    - ... de très bons amis. Je pense qu'il pourrait correspondre à n'importe quelle fonction, il a été formé pour gouverner. Évite juste de lui coller le titre de "Maître des Navires". Les Dorniens n'ont plus de flotte depuis l'arrivée et la conquête de Nymeria la guerrière, il y a... bien longtemps. Mais je suppose que tu dois déjà savoir ça par cœur.

    Il se garda bien de mentionner le côté un peu explosif de Daron, assez typique des Dorniens, et son goût prononcé pour les jeunes filles.

    - Certes ! 

    L'homme ce tut, et laissa peser le silence de ses réflexions .

    - Très bien, je le recevrais . Pourrais tu lui envoyer un message, le conviant au Donjon Rouge ?

    - Bien entendu. Je vais en parler à Mestre Raenys, il enverra un corbeau.

    Viserys se prépara à partir, mais il questionna d'abord son frère.

    - Autre chose ?

    Valerys eut un sourire .

    - Non non, je ne te retiens pas plus longtemps, fit il avec un petit geste de la main, le congédiant ironiquement comme le ferais n’importe quel roi .

    Une fois qu'il fut seul, il ce dirigea vers sa chambre, pour étudier et se préparer à l'incinération de son père


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