• Chapitre 15 : Empoisonnement à Vivesaigues

    Un peu plus tard dans la journée, Sansa et sa suite du Nord se rendirent au donjon de Vivesaigues.

    Le même homme que celui qui leur avait parlé peu de temps avant les intercepta.

     

    - Ravi de voir que vous avez accepté l'invitation. Me permettrez-vous de vous guider jusqu'à Lord Tully ?

    - Volontiers, accepta la jeune femme.

    L'homme s'inclina et les fit entrer dans la ville. Il les mena jusqu'au donjon, où, disait il, elles auraient droit à une chambre plus digne de leurs fonctions. Une fois à l'intérieur, il les conduisit à travers les pièces, jusqu'à la salle de banquet. Là, le seigneur de Vivesaigue se trouvait attablé, tenant une conversation animée avec d'autres Lord de la région. Il se tourna vers les nouvelles arrivantes.

    - Ha, bonjours mesdemoiselles... ... ?

    - Lady Sansa Stark monseigneur, fit la damoiselle en question en s'inclinant.

    - Ha, je vois ! Je vous avait fait demander, en effet. Maintenant que le tournoi est fini et que les chevaliers retournent chez eux, j'ai de la place dans mon donjon pour les demoiselles de bonne naissance telles que vous. Que penserais votre père si vous lui dotes que vous avez dû dormir dehors pendant tout ce temps alors que je pouvais vous offrir l'hospitalité ?!

    - Oh, rien du tout, s'esclaffa Sansa. On a l’habitude du froid, vous savez !

    - Ce qui ne signifie pas que vous allez devoir rester dans votre pauvre petite tente alors que j'ai de la place au donjon. Permettez-moi de vous inviter sous mon toit aussi longtemps que vous souhaiterez rester.

    - Nous vous sommes toutes reconnaissantes mon Seigneur.

    - Allons, allons, c'est bien normal. Voulez-vous voir votre chambre ?

    - Oui, pourquoi pas.

    - Jon ! appela alors le seigneur. Amène donc ces dames à leur chambre !

     

    Un jeune page se présenta quelques instant plus tard, avec la mine hagarde de quelqu'un qu'on vient de réveiller.

     

    - Oui m'sire. D'accord.

    Sansa sourit et le suivit, donnant le mouvement à toute la troupe.

    - Voilà, présenta le jeune page à la va-vite une fois qu'ils furent arrivés. Ici, vous avez des lits où dormir, des fauteuils où vous assoir, quelques livres pour passer le temps, une table... si vous avez besoin de quoi que se soit, vous n'avez qu'à demander.

    - Merci beaucoup, remercia Sansa avec un sourire.

    - Bon ben... voilà. Je vous laisse.

     

    Et le petit page de repartir à toute vitesse.

    Ellyn s'approcha directement du lit et en testa le matelas.

     

    - Quel confort ! Et tout ces tapis... on ne risque pas d'avoir froid cette nuit !

    - Oui, acquiesça Sansa. On a de la chance !

    Ellyn ne put se retenir plus longtemps, et s'affala sur le lit. Jetant un coup d'oeil par la fenêtre, elle s'exclama alors :

     

    - Par les Sept ! Que cette journée est passée vite ! Déjà le soir ! C'est vrai que nous voulions rentrer à la tente à cause du soleil déclinant...

    - Oui...

    Sansa se coucha sans plus se poser de question. Ellyn s'allongea à son tour et fixa le plafond, pensive. La septa, elle, resta près de la cheminée, son ouvrage de dentelle dans les mains.

    ***

    Au matin, Ellyn fut réveillée par le chant du coq. La vieille septa avait fini par s'endormir, et le feu de cheminée n'était plus que cendres.

     

    Comme si nous avions besoin de feu par une chaleur pareille... songea la jeune fille.

     

    Elle regarda le lit de Sansa pour guetter son réveil.

    - Bonjour ! Tu te sens mieux ce matin ?

    - Pas tellement...je pensais que ça allait passer mais non..je sais pas ce que j'ai..

     

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    Ellyn l'observa.

     

    - C'est vrai que tu as une sale tête... Tu dois être malade. Tu veux qu'on fasse venir un mestre ? Lord Tully a dit qu'on pouvait demander ce qu'on voulait.

    - Je veux bien... Merci Ellyn.

    - Je te laissa avec la septa... bon courage !

     

    Et elle couru hors de la chambre pour aller demander un mestre.

     

    Ellyn mit plusieurs longues minutes à revenir. Le mestre de Vivesaigue était bien derrière elle, la mine sombre.

     

    - Décidément... c'est une épidémie ! Ce matin même, j'ai dû déjà envoyer un corbeau à Port-Réal et un à Cendregué à cause de la mort de deux chevaliers.

    Ellyn regarda le mestre avec un air surprit. Apparemment, elle n'était pas au courant.

     

    - Bon, fit ce dernier. Voyons voir cette fameuse malade. C'est vous ? demanda-t-il à l'adresse de Sansa.

    - Oui monsieur...

    Il l'observa d'un peu plus près.

     

    - Etrange... Heum, vous pourriez me dire depuis quand vous êtes malade, et ce que vous ressentez ?

    - J'ai des maux de ventre..je me sens affaiblie de partout..et ça a commencée depuis que j'ai bu du vin...

    Là, le mestre haussa les sourcils.

     

    - Vraiment ? Intéressant... Quand était-ce ?

    - Hier après-midi.

    - Et de quel vin s'agissait-il ?

    - Une bouteille de vin qui nous a été donné par le chevalier aveugle...

    Là, le mestre écarquilla les yeux sous le coup de la surprise.

     

    - Vous voulez dire, celui qui a tué le roi ? Par les Sept... mais il fait partit des deux chevaliers morts dans la nuit ! J'avais mit ça sur le compte de ses récentes blessures...

    - Il est... mort ?!

    - En effet, oui. Vous le connaissiez bien ?

    - Simple connaissance...

    Ellyn, de son côté, avait l'air particulièrement choquée.

     

    - Mort... ? Et l'autre chevalier dont vous parliez, de qui s'agit-il ?

     

    - Le jeune neveu de celui dont nous parlions. Une terrible perte pour Cendregué, c'était l'héritier de la famille.

    - Donc, s'inquiéta Sansa... Vous croyez que je vais mourir ?

    - Permettez d'abord que je vous ausculte. Mais franchement, si vous avez l'air bien malade, vous ne me semblez pas au bord de la mort.

    Le mestre fit rapidement son travail : prise de température, tests de respiration, auscultation des yeux, de la gorge...

     

    - Non, vraiment, je pense que vous vous en remettrez. Du repos devrait suffire pour vous remettre. Voulez-vous un peu de vinsonge pour vous aider à dormir ?

    - Non, ça ira, merci.

    - D'accord, comme vous voudrez. N'hésitez pas à m'appelez à nouveau en cas de besoin.

    - Bien, je vous en remercie.

    Le mestre quitta la chambre, laissant seules les trois femmes. Sansa s'endormit, et Ellyn resta à côté d'elle, lisant les quelques livres qu'elle pouvait trouver dans la bibliothèque.

    Sansa dormit durant plusieurs heures, et se réveilla peu après midi. En l'entendant remuer, Ellyn leva le nez de son livre.

     

    - Sansa ! Enfin debout ? Tu as bien dormis ?

    - Oui...

    - Tu te sens plus reposée ? Je n'en peux plus de rester assise à ne rien faire dans cette pièce sombre !

     

    - Tu ne fais pas rien, intervint la septa : tu te cultive en lisant "l'Etoile à sept branches", un ouvrage merveilleux.

     

    - L'ouvrage le plus barbant du monde, oui !

     

    - Ho !

     

    La vieille femme était apparemment choquée d'une telle affirmation.

    Sansa pouffa en entendant la réplique d'Ellyn.

    - Ça va mieux !

    Ellyn se fendit d'un grand sourire.

     

    - Tant mieux ! Se serait bête de passer le peu de temps qu'on peu avoir au sud à se morfondre dans une pièce fermée, aussi confortable soit-elle.

    - Oui !

    - Hep, dites-moi tout de même où vous allez, jeune filles, que je sache où vous chercher si vous êtes en retard !

    - On va juste se promener dans le château, soupira Sansa.

    - D'accord, ne faites pas de bêtises alors. Sansa, je te fais confiance.

    - Mais oui...

    Et elles sortirent toutes deux.

    Bien que le tournoi soit officiellement terminé, pas mal de noble fréquentaient encore Vivesaigues et les environs avant de rentrer chez eux, surtout ceux qui venaient de loin. Il y avait donc foule dans les couloir du donjon. En tout cas, plus que de coutume.

    Le seigneur des lieux apparu. Il semblait fort préoccupé, mais prit un sourire un peu forcé en les voyant.

     

    - Lady Sansa ! Vous vous portez donc mieux ? J'ai appris il y a peu que vous étiez malade.

    - Oui, en effet.

    - Dans ce cas, je vous conseille de rester jusqu'à un total rétablissement. Voyager en étant malade n'est pas une partie de plaisir, vous pouvez me croire.

    - Oh, je le sais !

    - Bien. Vous aviez besoin de quelque chose ?

    - Non, je vous remercie, on se promenait juste.

    - Je ne vais pas vous retenir plus longtemps dans ce cas. Sauf peut-être pour vous conseiller d'aller jeter un coup d'oeil à la plus haute fenêtre du donjon, la vue y est merveilleuse. Par beau temps, on peut même apercevoir les Eryiés.

    - On ira lorsque nous aurons tout visité, merci.

    Lord Tully leur souhaita une bonne visite et les planta là, retournant discuter avec les autres nobles personnes de choses barbantes (d'après Ellyn) telles que les impôts, les successions d'héritages, les dettes, ou qui possédait quelles terres dans le Conflan...

    Sansa se méfiait du lord, notamment pour ses dernières phrases. Une fois qu'elle eurent fait le rapide tour du donjon, elle demanda à Ellyn de la laisser seule car elle voulait voir quelque chose.

    - Tu... es sûre que tu ne veux pas que je vienne ?

    Sansa lui fit un sourire rassurant.

    - Mais oui, ne t'en fais pas !

    Ellyn n'insista pas. "Elle sait ce qu'elle fait. Si elle ne veux pas que je vienne, elle doit avoir ses raisons."

     

     

    Arrivée en haut de la fameuse tour, Sansa s'approcha doucement et regarda la vue qui s'offrait à elle. Il faisait grand beau, et assez chaud aussi. Ce jour, les Eryiés n'étaient pas visible, mais la vue s'étendait loin vers le sud et l'est, les méandres de la Rufurque scintillants au soleil.

    - Que c'est beau... murmura Sansa.

    Un corbeau s'envola de la fenêtre d'à côté. Des croassements retentissants pouvaient laisser penser que la pièce voisine était la roukerie du château.Puis un autre corbeau entra, porteur d'un message. Il venait du sud. Au bruit que firent tout les corbeaux peut de temps après, le mestre devait être dans la roukerie, et peut-être lui donnait-il à manger ?

    Sansa décida d'aller dans la pièce d'à côté pour y regarder de plus près. Le mestre ne l'entendit pas entrer. Il était occupé à lire une lettre, sans doute celle apportée par le corbeau.

    - Bonjour ! lança Sansa.

    Il se retourna, presque en sursaut.

     

    - Ho ! Lady Stark ! Excusez moi, je ne vois avait pas vu. Ainsi vous vous sentez déjà mieux ?

    - Oui ! Que faites-vous avec les corbeaux ?

    - J'envoie et reçoit des messages de partout dans le royaume... celui-ci par exemple vient de Hautjardin, c'est donc une missive assez importante...

    - Ooh, je vois... Et vous aimez votre métier ?

    Le mestre ne s'attendait visiblement pas à cette question.

    - Je... suis mestre de la citadelle depuis bien longtemps. Mon métier ne consiste pas seulement à s'occuper des corbeaux, mais aussi à conseiller mon seigneur, à soigner des gens, à aider le monde... j'ai une place assez importante, et je ne m'en plaint pas.

    - Ça la l'air intéressant, conclu Sansa. Pas comme moi.

    - Que voulez-vous dire par là ? Vous êtes l'héritière de Winterfell, votre père est le gouverneur du Nord, vous avez droit à une éducation complète et à tout les honneurs dû à votre rang... je ne vous pas là de raison de se plaindre ?

    - Je sais, c'est bien beau tout ça, mais... j'aurais plutôt rêvée être comme tout le monde...

    Le mestre eu un maigre sourire.

    - Ça arrive des fois aux princesses, ce petit grain de folie... mais permettez-moi de vous demander : avez-vous déjà travaillé la terre ? avez-vous déjà connu la faim, la vraie ? avez-vous déjà fait du pain, ou travaillé le bois ? C'est ça, vivre comme tout le monde. Et personnellement, je me trouve bien où je suis.

    Sansa sourit fièrement :

    - Je préfère faire des efforts manuels que de rester assise sur mon trône et à m'occuper de politique...

    - Ça tombe plutôt bien... c'est ce que disent beaucoup de dames de la cour. Bien que la plupart, par "travaux manuels", entendent "broderie" ou "couture". Quand à s'occuper de politique, je suppose que c'est à votre mari que la tâche reviendra ?

    - Ooh, ça je ne sais pas... Les femmes peuvent y être mêlées !

    - C'est vrai, c'est vrai... Mais vous n'y serez pas forcée si vous écoutez bien les conseils de votre père. Au fait, vous vouliez me dire quelque chose ?

    - Non, je passais juste vous dire le bonjour.

    - D'accord. Je...

    Le Mestre n'eut pas le temps de terminer sa phrase, des coups furent frappés à la porte. 

    - Entrez ?

    Iris pénètre dans la roukerie. Elle avait le teint pâle et la mine fatiguée, qui la faisait paraître un peu moins belle que d'habitude.

    - On m'a dit que je pouvais trouver le Mestre ici... Tiens, Lady Sansa, vous êtes là vous aussi...

    - Oui que se passe t-il ? vous êtes toute pale !

    - Ce... Ce n'est rien, une maladie passagère... Mais vous êtes au courant pour les chevaliers de Cendregué ? C'est... une tragédie.

    Elle semblait au bord des larmes, et s'adjugea un fauteuil qui traînait non loin pour s'y assoir. 

    - Je... J'en ai entendu parlé...

    - Morts dans la nuit ! Ho, pour Renly, ce n'est pas si étonnant, avec ses yeux et tout ça... Mais son neveu ? Pourquoi ?! 

    - Madame, intervient le Mestre, quand je fais mon boulot, c'est pour de bon, et je puis vous assurer que la vie du vieux chevalier n'était pas en danger. Il attendait encore son procès pour le meurtre du roi.

    - Les pauvres, intervint Sansa...

    Iris hocha la tête, au bord des larmes.
    - Vous aussi vous vous sentez mieux ? demanda le mestre. Vous me disiez ce matin être un peu malade...

    - Oui, oui... j'étais venue pour envoyer un message à Haujardin... je ne m'attendait pas à trouver Sansa ici.

    Elle tourna son regard vers la jeune femme.

    - Moi aussi j'ai été malade, fit remarquer cette dernière... Par empoisonnement.

    Là, Iris se raidit.

    - Qu'est ce qui vous fait dire ça ?

    N'empêche, en y réfléchissant, elle trouvait ça logique. Tout ceux qui avaient bu à cette fameuse bouteille étaient tomés malades, et les chevaliers étaient même morts...

    - J'ai réussie à survivre, ajouta Sansa. C'est déjà ça..

    - Oui, c'est encore heureux... mais qui aurais bien pu nous empoisonner ? Voyons... Renly Cendregué a dit que la bouteille était à lui, non ? Rhaa ! Je ne sais plus !

    - Oui... ou bien que quelqu'un lui avait donné.

    - Quelqu'un... surement, oui... mais QUI ? Ha, si seulement il était encore vivant pour nous le dire.

    Iris se leva finalement, et tendis sa lettre au mestre.

    - Vous pouvez envoyer ça à Haujardin ?

    - Certainement, madame.

    Et il prit la lettre et s'en fut chercher parmi ses corbeaux.

    La jeune femme se retourna à nouveau vers Sansa.

    - Je ne pense pas que vous étiez visée, mais, à tout hasard... vous n'avez aucun ennemis dans la noblesse ? Ou n'importe qui qui puisse vouloir votre mort ?

    - Je ne sais pas...- Non, et puis c'est idiot : la personne qui aurait empoisonné cette bouteille, si poison il y a, n'aurait pas pu savoir que vous boiriez de ce vin. Vous n'étiez donc pas visée.

    - Oui, vous avez raison.

    Maintenant, Iris marchait de long en large.

    - Il faudrait donc savoir QUI est visé, et QUI pourrait lui vouloir du mal... et aussi, d'où venait cette bouteille, ce serait bien...

    Gémissant, elle reprit sa place sur son fauteuil.

    - J'ai la tête toute embrouillée... 

    - Reposez-vous...

    - Oui, je crois que c'est ce que je vais faire...

    Elle avait la voix défaillante, et s'excusa auprès de mestre qui revenait.

    - Je vais retourner dans ma chambre...

    - D'accord, fit Sansa. Moi aussi je vais m'en aller.

    - Faites selon vos désirs, mesdemoiselles, répondit le mestre. Et prévenez moi si vous vos sentez à nouveau mal, on ne sait pas comment cette bizarre maladie pourrait évoluer.

    - Oui...

    - Au revoir donc, et bonne après-midi.
    Le mestre retourna à ses corbeaux tandis que Iris se levait pour quitter la pièce.

    - Merci à vous aussi !

    Les deux femmes partirent. Sur le chemin du retour, dans les escaliers, Iris engagea la conversation :

    - Au fait, pourquoi vouliez-vous voir le mestre, vous ?

    - J'étais juste passer dire bonjour

    - Rien de grave donc. Tant mieux. Quand à moi, je pense que je vais retourner me coucher. Si vous avez une soudaine révélation ou quoi que se soit qui vous fasse suspecter la satané vipère qui aurait empoisonné le vin, n'hésitez pas à m'en faire part. Je serais tout ouïe.

    - J'y penserais !

    - A plus tard donc !

    Et, avec un dernier salut, elle s'éloigna vers sa chambre. Sansa fit de même.

     

    Ellyn l'y attendait.

    - Alors ? Elle était aussi belle que promit cette vue ?

    - Oui oui...

    - Pourquoi ne voulais-tu pas que je vienne ? demanda tout de même Ellyn.

    - Disons que j'avais envie d’être seule...

    - Je peux comprendre... répondit-elle d'une voix hésitante. Et... tu es resté tout ce temps à regarder le paysage ?

    - Non, je suis allée voir le mestre.

    - Ha ? Tu te sentais encore malade ?

    - Non, non, juste pour le remercier et lui passer le bonjour.

    Ellyn répondit par un simple hochement de tête.

     


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