• Chapitre 17 : Premier conseil restreint

    La porte s’ouvrit sans un grincement. Deux gardes entrèrent, puis Valerys, resplendissant de sa nouvelle charge, suivit de deux nouveaux gardes. Toute les précautions étaient prises.

    Viserys arriva quelques minutes à peine avant le début du conseil. Lord Manderly le toisa d'une bizarre façon en le voyant entrer.

    - Que faites-vous ici ? Vous n'êtes pas un membre du conseil aux dernières nouvelle.

    - Je suis le sang du dragon, et le frère du roi, répondit Viserys avec assurance. Vous voudriez m'empêcher de me tenir au courant des affaires d'état ?

    La main du roi s'abstint de tout commentaire, cherchant du regard l’appui du roi. Il préférait ne pas s'attirer la colère du prince, par trop célèbre pour son irascibilité.

    Valerys fut tout aussi surpris que les conseillers mais n'en montra rien  . Il sourit aimablement à son frère, mais ce n'était que du théâtre . Il réfléchissais, en fait . Si je lui permet de rester, je cède . Hors ce n'est pas bon pour l'image d'un roi  . D'un autre côté, c'est tout de même mon frère, et il est vrai qu'il a le droit de ce tenir au courent des affaires du royaume .

    - Viserys. 

    il lut dans les yeux de son bras droit un appel à l'aide.

    - Je t'ai proposé une place au sein du conseil, tu l'as refusé . Tu ne peux rentrer ici, c'est la loi, et la loi doit être appliqué dans les règles de l'art.

    Viserys fronça les sourcils.

    - Il y a toujours eu des exceptions, insista-t-il. Je suis sûr qu'en cherchant un peu, je te trouverai l'exemple de nombreuses personnes ayant obtenu un siège au conseil restreint sans aucun des titres qui allaient avec. Enfin ! Toi qui aimes tant l'histoire, tu dois bien t'en douter !

    Lord Manderly tapotait des doigts sur la table, nerveux.

    Valerys secoua la tête, de plus en plus décidé à ne pas permettre à son frère . Leur père n'avais pas permis à ses fils d'entrer . D’où lui viens cette idée, tout à coup ? Ce n'est vraiment pas le moment de tergiverser ! Il chercha rapidement dans son esprit des cas . Il y en avais bien un, mais le roi qui l'avais permis était mort très ... rapidement .

    - Non . Trop d’exceptions nuisent au palais, et je ne pence pas que tu en tirerais grand bénéfice.

    Si ce n'est la haine des conseillers.

    -De plus ce n'est pas comme si tu étais laissé de côté . Les informations que tu pourra entendre, tu les entendra en premier, en tant que Prince Héritier, dit il, essayant de ce montrer pacifique, lors qu'il commençait à sentir la moutarde lui monter au nez.

    Viserys fixa son frère, sa main gauche se baladant machinalement le long de la garde de son épée. Pendant quelques instants, il donna l'impression de s'opposer à l'ordre de son frère. Puis il s'inclina avec raideur devant lui.

    - Bien... mon roi.

    Il fit demi-tour et sortit de la pièce à grands pas.

    Valerys resta un moment debout, comme électrifié, le regard sombre . Il s'assit finalement, et regarda ses conseillers, les défiants de dire quelques chose en rapport avec son frère .

    - Et bien messires ? Qu’avons nous à l'ordre du jour ?

    Lord Manderly regarda les messages posés devant lui.

    - Commençons par le plus important... Un nouv... heu... un meurtre dans le Nord : Lord Stark, le seigneur de Winterfell et gouverneur du Nord a été découvert poignardé dans son propre château. Des traces de luttes autour du corps, mais aucune preuve pour découvrir l'assassin pour l'instant.

    Valerys eut du mal à ne pas bondir de son siège . Un des seigneurs les plus puissants du pays est mort dans son lit ?

    - Comment cela se peux t-il enfin ?  Lord Stark est un des hommes les plus protégés du pays !

    - C'est que, dans le Nord, voyez-vous, les traditions sont différentes... il n'était sans doute pas gardé... La lettre n'est pas beaucoup plus explicite, mais ce qui est sûr c'est que c'est sa fille ainée qui va lui succéder : Sansa Stark.

    - Bon . Et qu'en dit on de cette Sansa Stark ? Pourrais t-elle nous poser des... problèmes ?

    - Elle n'est pas mariée, précisa Lord Manderly. Son mari sera gouverneur du Nord et ses fils lui succèderons.

    La main de roi regardait Valerys avec curiosité. Sa remarque était lourde de sous-entendus, mais le roi comprendrait il où il voulait en venir ?

    Le roi tiqua, mais regarda son bras droit sans ciller . Évidement, ce serait une bonne idée pour assoir son pouvoir .

    - Quel âge à t-elle à peu près ?

    Petite hésitation.

    - Je ne sais pas exactement... disons... 17 ou 18 ans.

    - Humm..

    Valerys garda les sourcils froncés  pendant une ou deux secondes . Puis, cachant bien ce qu'il avais en tête : 

    - J'écrirais à cette jeune lady pour lui présenter mes condoléances. Peut-être que quand la lettre arrivera, on en saura déjà un peu plus.

    - Peut-être, en effet. Nul doute qu'une enquête sera entamée pour découvrir qui est l'assassin.

    Un autre homme assis à la table, le Maître des Chuchoteurs plus précisément, ajouta :

    - Je tiens bon de préciser que cette Lady était présent au tournoi où fut tué votre père, sire. Elle n'était pas à son château de Winterfell quand le meurtre a eu lieu.

    Donc ce n'est pas de sa main . Sauf si elle a payé ses gens, ou des assassins, mais à 17 ou 18 ans, on a pas la tête à vouloir prendre le contrôle du Nord, je pense .

    - Merci Lord Nimburght, remercia t-il .

    - Nous passons donc à l'affaire suivante ? demanda Lord Manderly. Une lettre de Dorne : le prince Daron Martell a bien reçut le message de votre frère et accepte avec plaisir votre invitation au conseil restreint. Il est en route pour la capitale.

    - Parfait ! J'en parlerais à Viserys . La venue de son ami atténuera peut-être sa rancune à mon égard, dit il d'un ton léger.

    A vrai dire, il était toujours mécontent . S'il veux m'en parler en privé, il ne se gênera pas de toute façon.

    La Main du Roi s'épargna tout commentaire à ce sujet.

    - Ensuite... nous avons des plaintes de petits seigneurs de l'Ouest et des rivages du Conflan qui parlent d'attaques répétés de pillards des Iles de Fer.

    - Je croyais que feu mon père avait pacifié ces pillards ?

    - En effet, votre père s'était attelé à empêcher les pillages sur les côtes de Westeros. Mais un Fer-Né reste un Fer-Né... leurs traditions sont aussi solides que leur réputation. Que comptez-vous faire ?

    - Je pense qu'essayer de conclure un pacte diplomatique avec les Fer-Né serait une bonne idée . Meilleure en tout qu'envoyer des hommes là bas, pour recommencer une guerre stupide qui ne s'arrête d'ailleurs jamais.

    - Je prend note... Vous pensez envoyer quelqu'un là-bas, comme porte-parole ?

    Un nom, ainsi qu'un visage ce présenta à son esprit. Viserys. Lui qui aimais bouger et être en plein air, il serait servit. Mais d'un autre côté, c’était maintenant le premier prétendant au trône, et il était dangereux de l'envoyer directement chez des... barbares .

    - J'ai quelques noms qui me viennent à l'esprit, oui. Mais il me faut y réfléchir plus avant, répondit t-il prudemment. 

    - D'accord, nous en reparlerons demain alors, ou quand vous aurez réfléchit.

    Lord Manderly classa l'affaire comme les précédentes, en posant les missives de côté.

    - Plus de lettres urgentes pour aujourd'hui, déclara-t-il. Quelqu'un aurait-il quelque chose à ajouter ?

    Il s'adressait là à l'ensemble du conseil, sans regarder personne en particulier.

    Personne ne répondit, et des signes négatifs de tête répondirent au bras droit du roi . Quand au roi, il était déjà plongé, sans en avoir l'air, dans ses lettres politiques et ce qu'il devrait faire tantôt.

    - Dans ce cas, je déclare la séance levée.

    Et, pour marquer ses propos, Lord Manderly se leva de son siège, bientôt imité par les autres membres du conseil.


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