• Chapitre 22 : Daenerys

    Daenerys se baladait un peu partout et fit un rapide tour dans la cour. Elle s'était positionnée dans un coin où elle avait eu le plaisir de laisser faire les passant son spectacle. Sortant un petit calepin et un crayon simple, elle se mit à griffonner ce qu'elle voyait sur une des pages.

    Une voix la tira de sa concentration.

    - Lady Daenerys, comment allez-vous ?

    La princesse leva les yeux de son papier et observa l'homme qui lui parlait. Elle reconnu à son allure et à ses parchemins le Grand Mestre Raehnys. Elle fit une discrète révérence :

    - Bien merci, et vous ? Comment vont les affaires ?  

    - Un dragon a attaqué la ville aujourd'hui même ! L'ancien de votre père. Personne ne sait ce qui lui a prit !Elle hocha tristement la tête :

    - Oui, j'étais à la bibliothèque quand le tapage à commencer... J'ai peur que mon frère s'y soit mêlé, le connaissant. Je pense plutôt à une profonde tristesse du à la mort de son maître...

    - Et il s'en est mêlé, cette tête de mule. J'ai vu son dragon s'envoler de Fossedragon. Quand à la tristesse de Aragon, c'est peut-être ça. Nous risquons fort de ne jamais savoir de toute façon : les dragons ne parlent pas.

    Daenerys devint furibonde. Comment peut-il osé mêlé en plus son dragon bien plus jeune et petit à celui de son père bien plus fort et âgé, en plus fou furieux ! Elle se sermonna alors. Tu pense au dragon plutôt qu'à ton frère ! 

    Son visage se crispa mais elle le détendit vite et répondit pour Aragon :

    - Ils ne parlent pas, mais ils savent nous le faire comprendre.

    Elle détourna les yeux

    - Enfin, je ne sais pas vraiment, je n'en ai pas et n'ai jamais été confronter à ces bestioles à par dans les livres....

    Puis elle reposa ses prunelles violettes sur lui.

    - Je ne suis pas non plus un grand savant sur ce qui concerne les dragons, mais je sais une chose : ils sont très intelligents, et ce n'est sans doute pas sans raison qu'il se serait retourné contre les humains.

    - Je le conçois bien, répondit-elle dans un hochement de tête.

    - Espérons que cette affaire ne se termine pas en bain de sang. Avec un peu de chance, le dragon sera partit loin vers le nord et les cavalier ne pourrons pas le rattraper.

    - Espérons qu'ils n'aillent pas jusqu'au nord ! S'exclama t-elle. Moi j'espère que ça ne se finisse pas en cendre...

    - Il y a déjà tout le marché au poisson qui a été détruit, je suis aller prendre en compte les dégâts.

    Il désigna la liasse de parchemins qu'il portait.

    - Il y a autant de dégâts que ça ! s'exclama t-elle une nouvelle fois avant de se reprendre. C'est un coup dur...

    - Pour nous, pas vraiment. Mais pour les gens qui habitaient près du port, qui avaient leurs étals là-bas ou qui sont mort dans les flammes du dragon, oui, c'est un coup dur.

    - Je vais m'y rendre et constater de mes propres yeux... Peut-être que nous pourrions les aider à surmonter cela... En particulier... financièrement, proposa t-elle très peu sûre d'elle.

     - C'est à votre frère le roi que reviendra cette décision, pas à vous ni même à moi.

    La jeune princesse fronça des sourcils :

    - Evidement. Je ne faisais que discuter.

    Raehnys afficha un sourire lasse.

    - Je sais, je suis désolé princesse. Avec ces paperasses de tout côtés, je suis complètement débordé et ne pense plus qu'administratif.

    - Je ne voudrais pas vous retarder, s'excusa Daenerys.

    - Ho, ne vous en faites pas : je ne sais même pas où trouver le roi, et maintenant que le dragon est partit, rien ne presse jusqu'au retour de votre frère le prince.

    - En espérant qu'il revienne en un morceau. J'ai un mauvais pressentiment en le connaissant. T'en mieux alors si vous avez un petit moment de répit.

    - Ho, j'ai dû le supporter pendant toutes ses années d'apprentissage avant qu'il n'aille à Dorne, je sais comment il est. Enfin bref, j'ai bien ce qu'on pourrait appeler "un répit" dans la vie d'un mestre à la cour de Port-Réal. D'un Grand Mestre surtout.

    - Ca doit être un si grand honneur d'arriver à un si bon poste ! le flatta t-elle pour entretenir la conversation.

    Pour en apprendre peut-être plus sur les mestres ou peut-être pour lui donner son petit moment de gloire.

    - C'est vrai que quand mes compagnons de la Citadelle m'ont élus Grand Mestre, j'était muet de joie. Maintenant je suis vieux : j'ai vécu de belles années à servir la couronnes, mais il m'arrive de me dire que je fatigue. Bien sûr, je resterais jusqu'au bout, mais je vais finir par manquer d'efficacité...

    - Le temps fait l'expérience. Je suis heureuse de voir une telle fidélité au roi, de ce que vous en dites.

    - C'est au royaume que je suis fidèle. Les guerres, les famines... en étant Grand Mestre, on peut participer à améliorer ça. Mais vous, princesse, savez-vous quel sera votre avenir ?

    Elle haussa les sourcils :

    - Je me le demande encore... répondit-elle un peu honteuse.

    Pourtant, elle ne cessait d'y penser !

    - Je crains fort qu'il ne dépende de vos frères. Valerys a bien des obligations, mais je pense qu'entre royaume et famille, il fera tout pour mériter ses couronne. Quand à Viserys... Il n'est pas très attaché aux traditions Targaryennes je crois. Mais si l'un d'eux se décidait à suivre l'exemple de leurs ancêtres, vous risquez fort de devoir l'épouser.

    Elle hocha une nouvelle fois la tête avec une grimace :

    - J'en avais également un peu peur... Mais si je pouvais au moins voyager un peu avant... Comment voit le peuple le fait que certain roi se marient avec leur soeur ? 

    Bien que sur le coup, elle comptait dur comme fer sur son frère pas très attaché aux traditions pour oublier cette coutume

    - Voyager... Je pense que vous pourrez le faire. Vous ne serez pas prisonnière ici toute votre vie. Quand à la vision du peule ? Hum... Me permettriez vous de parler sans détour ?

    - Allez-y, si je vous le demande, incita t-elle.

    - C'est... relativement mal vu par pas mal de personnes. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi l'inceste serait autorisé pour votre maison, et s'en moquent ouvertement entres eux.

    - C'est ce que je me disais... Merci.

    - Vous non plus vous n'approuvez pas, constata Raehnys.

    - Non, Déjà être marier par intérêt je reste septique mais alors entre frère et sœur... On verra bien ce que l'avenir nous réserve mais je au cas ça arriverai, je ne compte pas me laisser faire en premier lieu...

    - Je suis un mestre : je suis sensé rester neutre en toute circonstance, et servir pour le mieux mon roi et mon royaume. Je n'ai pas à donner mon avis personnel sur la question.

    - Je comprends bien, et c'est de votre devoir. Merci.

    Ils furent interrompus par l'arrivée dans la cour du maître des navires, suivit d'une petite troupe de soldats en piteux état. 

    Daenerys  ne put retenir un hoquet de surprise en voyant l'état du maître navire : il grimaçait toutes les cinq secondes, le simple fait de tenir à cheval lui semblait douloureux. Puis vint le tour de son frère à se montrer et les mots lui sortirent de la bouche tellement il était en piteux état ! Ses vêtements étaient brûlés, arrachés, et bien qu'il soit inconscient on le voyait clairement grimacer à chaque secousse. La princesse ne bougea pas, évitant de se mettre dans leurs pattes et les laisser passer le plus vite possible afin qu'ils aillent se faire soigner. Physiquement comme mentalement ! Pesta t-elle 

    Mestre Raenys accouru dès l'entrée des soldats dans le donjon.

    - Par les Sept ! Vite, aidez les plus blessés à monter dans mon laboratoire !

    Valerys arriva pile au moment ou on montait les blessés . Il dévisagea son frère, la face voilé. Prince stupide ! Il ce tourna vers son mestre . Ses gardes restaient à hauteur respectable .

    - Que s'est-il passé, au juste ? demanda t-il d'une voix calme, mais qui trahissait de la colère.

    - Un dragon sire, il a attaqué la ville puis est partit vers le nord. Je n'en sais pas plus.

    Un capitaine de cavalerie s'avança vers le roi. Daenerys reconnu l'homme qui avait prit l'initiative de faire préparer ses hommes quelques minutes à peine après le départ du prince. Elle était incapable de replacer son nom.

    - Il y eut un rude combat, mais nous sommes arrivés à temps et le dragon est désormais hors d'état de nuire. Un petit détachement de mes hommes sont restés à ses côtés pour le surveiller et attendent que nous renvoyons les véhicules nécessaires pour le déplacer.

    Le roi crispa sa mâchoire.

    - Mon frère ? ... demanda t-il de sa voie posée.

    Le capitaine eut un instant d'hésitation.

    - Des blessures importantes, paraît-il. Mais je n'étais pas là quand c'est arrivé, je le jure ! Ma cavalerie et moi sommes arrivés plus tard, et les deux dragons étaient en plein combat !

    - On a identifié le dragon ? Personne ne sait d’où il vient ?

    Daenerys osa s'approcher un peu plus pour entendre la suite de la conversation. Son frère était visiblement moins au courant que elle.

    - Il s'agissait d'Aragon, le dragon de votre défunt père.

    - C'est bien  .

    Le roi fit un geste de la main, assez las .

    - Vous pouvez disposer capitaine, Dit il en faisant signe à sa garde de revenir auprès de lui.

    Le capitaine s'éloigna. Étrangement, il semblait un poil déçu. Espérait-il une récompense, quelque chose pour sa bravoure ? Le roi avait bien d'autres sujets de préoccupation...

    Daenerys s'approcha alors du roi :

    - Permettez-moi de me rendre avec vous voir notre frère, demanda t-elle sans grande timidité, mais plutôt implorante.

    L'état de son grand frère l'inquiétait tout autant que lui 

    Valerys ce retourna, et sourit quand il vit sa sœur . Il avais beau avoir beaucoup d’écart avec elle, il l'aimait bien.

    Il tendis la main, comme il était coutume de faire, pour qu'elle s'appuie dessus .

    - Allons y.

    Elle sourit reconnaissante et prit sa main pour le suivre, retenant à moitié sa respiration.

    Valerys fit son entrée dans la tour du mestre d'un pas rapide et énergique, mais emprunt de dignité. Il alla droit au chevet de son frère, et le couva d'un regard impénétrable et sombre . Personne ne saurait jamais ce qu'il penserais. Il leva le regard .

    -Vas t-il ce rétablir ? demanda t-il au mestre.

    Le Mestre s'inclina rapidement devant le roi, puis se replongea dans la fabrication de son baume contre les brûlures.

    - Votre frère ? Je n'ai pas eut le temps de l'inspecter en détail, de même que les autres soldats. Je veux d'abord m'occuper des blessures les plus urgentes, notamment les brûlures et les hémorragies avant qu'il ne soit trop tard. Mais je vous promet de vous faire un compte-rendu détaillé de son état dès demain, voir ce soir même.

    Daenerys le laissa aller en restant non loin de l'entrée, à côté du maître des navire, mais en même temps plutôt éloignée. Les mains rassemblés devant elle afin de se donner une contenance devant tant de blessés qui lui fendait le coeur. Elle le couva d'un regard tout aussi désolé avant de se concentrer sur le mestre. 

    -Prévenez moi surtout quand il pourra parler sans trop ce fatiguer . Je brûle d'impatience de lui faire la conversation.

     

    - Je n'y manquerai pas, répondit le mestre sans quitter des yeux son travail.

    Le roi se tourna vers son maître des navires, et le détailla de pied en cap, notant que lui au moins tenais debout  .

    - Mon frère à t-il monté son dragon lors de l'attaque ?

    - Non mon roi. Le prince était à cheval.

    Valerys hocha la tête .

    - Et que faisiez vous avant qu'Aegon attaque ? Nous n'avons pas perdu trop de ressources j'espère ?

    Conrad avait l'impression de subir un petit interrogatoire. Evidemment... son frère venait de risquer sa vie. 

    - Nous discutions dans les appartements du prince. Nous avons vu le dragon brûler une partie de la ville avant de se rendre en direction de la Route Royale.

    Le roi fronça les sourcils.

    - Merci, seigneur Conrad . Vous devriez vous reposer, je n'aimerais pas perdre mon maître des navires.

    - Bien, mon roi.

    Daenerys brûlait d'envie de questionner le maître navire... mais plus sur les dragons cette fois. Sa langue lui démangeait et elle ne pouvait se retenir de le regarder, les yeux impénétrables. Comment se comportait Aragon ? Incontrôlable au point de devoir y planter multiples flèches afin de le terrasser ou restait-il une petite lumières dans ses yeux obscures ? Et le dragon de son frère ? Se portait-il bien ? Enfin, les multiples questions se mélangeaient en elle, les sourcils froncés, elle détourna le regard, une autre fois. 

    Elle reporta son attention sur ses frères.

    - Hum... Sire, princesse... J'ai vraiment beaucoup de travail et peu de place. Je vais faire mon possible pour les blessés et les renvoyer dans leurs chambres ou dans des appartements proche de chez moi, de façon à les suivre régulièrement. Mais en attendant, je vous prit de m'excuser, j'aurais besoin de calme. Je vous promet de vous avertir dès que vous pourrez parler à Lord Greydjoy ou au prince Viserys.

    Le mestre avait parlé sur le ton le plus courtois possible.

    La princesse regarda le mestre, écoutant ses paroles, elle prit la parole la première et d'un ton respectueux, cachant son dédolement répondit en s'inclinant légèrement :

    - Excusez-nous pour ce dérangement, faites donc au mieux.

    Et sur ce, elle tourna les talons et s'en alla sans autres mots.


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