• Chapitre 25 : Attelle et béquille

    - J'ai de quoi calmer quelque peu la douleur, et vous devrez porter un attelle pour au moins... deux semaines. On avisera alors.

    Conrad regarda le Grand Mestre, le visage fermé. Sa blessure à la jambe était assez grave pour porter autant de temps une attelle ? Voilà qui allait bien l'encombrer !

    - Vous pensez pouvoir retourner seul dans vos appartements, ou je vais faire quérir un page pour vous aider ? Vous savez, il n'y a aucune honte à recevoir de l'aide en cas de besoin, vous devez être assez intelligent pour le comprendre.

    Conrad l'était, en effet.

    - Je n'ai pas envie de tomber dans les escaliers du Donjon Rouge.

    Cela serait ridicule de se blesser encore plus. 

    - Je vais vous trouver quelqu'un...

    Le Mestre ouvrit la porte de la salle et fit quelques pas à l'extérieur. Avisant une servante, il lui lança :

    - Hé, toi ! Va donc me chercher un page, un écuyer... je ne sais pas moi, quelqu'un dans ce genre ! Et vite !

    La jeune fille s'exécuta, sans chercher à comprendre, et dévala les escaliers.

    Cornad soupira. Que le temps allait lui semblait long avec cette attelle.

    - Comment va le prince?

    Mestre Raenhys retourna à l'intérieur.

    - J'ai diagnostiqué plusieurs côtes cassées et de sérieuses brûlures au jambes. Il a d'autres blessures plus légères mais qui ne m'inquiètent pas. Il ne s'est pas encore réveillé.

    Il se dirigea vers le fond de la salle et fouilla entre ses flacons et ses herbes séchées.

    - Votre jambe est-elle très douloureuse ?

    Conrad se leva mais se rassit aussitôt.

    - Elle l'était moins quand j'étais dans le feu de l'action.

    Le prince allait mettre un certain temps à s'en remettre. 

    Conrad observa par une fenêtre que le jour commençait à laisser place à la nuit. Cela n'avait pas été une journée aussi calme qu'il l'avait pensé.

    - C'est normal, votre cerveau était focalisé sur autre chose. C'est toujours ainsi. Vous aurez besoin de quelque chose contre la douleur ?

    On entendait des bruit de pas dans l'escalier. Sans doute la servante qui remontait avec quelqu'un pour aider Conrad.

    Cornad secoua la tête.

    - Non, je devrais supporter la douleur.

    Il n'était pas en sucre ! Et puis, il pouvait bien souffrir un peu . Conrad détestait aussi devoir prendre des médicaments.

    - Dans ce cas je vous laisse rejoindre vos appartement avec le jeune homme qui arrive...

    En effet, la servante venait d'entrer avec un jeune écuyer d'une douzaine d'année qui portait un surcot frappé d'une chauve-souris.

    - Je reviendrais voir demain comment vous vous portez.

    Conrad hocha la tête. Il titubait et se rendait à côté du jeune écuyer. Il le dépassait de deux voir trois bonnes têtes. Comment un gamin pourrait l'aider à marcher jusqu'à sa chambre ? Si Conrad s'appuyait dessus, le gosse allait tomber. 

    Voyant l'hésitation du maître des navire, le jeune gamin assura :

    - Ne vous inquiétez pas messire, j'ai l'habitude. De soutenir les gens qui en ont besoin je veux dire. Je sers un chevalier qui... a un fort penchant pour la boisson.

    Conrad fixa ce gnome. Il semblait plutôt bavard.

    - Et bien, si tu le dis, mon garçon.

    Et il s'appuya pour légèrement moins sentir la douleur dans sa jambe blessée.

    - C'est par où vos appartements ?

    Conrad lui indiqua le chemin à prendre à travers les couloirs du Donjon Rouge. Le jeune garçon suivit ses indications, non sans cesser de parler :

    - Et alors, il s'est passé quoi ? J'ai vu les dragons, ils avait l'air TERRIBLES ! Vous vous êtes battus ? Et ils sont devenus quoi les dragons ? Ils sont morts ? Et comment vous avez été blessé ? Et le prince ? Et le roi, il a dit quoi ?

    Conrad avait la migraine à entendre les questions de l'écuyer. 

    - Je suis fatigué, mon garçon. Je répondrais à tes questions quand je serais un peu plus reposé.

    Le maître des navires espéraient que le gamin allait cesser de parler. ... Comment le chevalier qu'il servait pouvait-il supporter un tel bavard ? 

    - D'accord, j'arrête les questions ! Heu... On y est bientôt à vos quartiers ?

    Conrad hocha la tête sans se formaliser.

    - Oui, nous y sommes bientôt.

    Effectivement, ils arrivèrent bientôt dans la suite de Conrad. Elle tait spacieuse, certes, mais moins que celle d'un membre de la famille royale. Il vivait dans le luxe. Il avait un immense lit, des draps confortables et des parures l'encadrant de dorures. 

    Les murs étaient peints dans des tons crèmes rendant la chambre lumineuse. Il y avait un bureau avec de nombreuses cartes de navigation... Il y en avait partout, même accrochées aux murs.

    - Et voilà ! C'est ici chez vous ? C'est chouette ici !

    - C'est agréable d'y être.

    Le jeune écuyer aida Conrad à s’asseoir sur son lit.

    - Et maintenant, vous pouvez me raconter la bataille ?

    - Hum... en effet.

    Le jeune garçon prit quelques coussins pour lui et les posa par terre. Il s'assit dessus, face au maître des navire, et se prépara à écouter. Silencieux pour une fois.

    Conrad le regarda faire. Il ne lui en avait pas donner la permission mais à quoi bon réprimander ce gamin écervelé. 

    - Alors... que veux-tu savoir? J'ai dit que je répondrais à toutes tes questions.

    - Tout ! Comment ça s'est passé, quelle taille faisait le dragon, à quoi il ressemblait, comment il tuait les gens...

    Conrad soupira. Cela serait fort long. Le garçon semblait s'intereser fortement au dragon.

    - Le dragon qui a ravagé une partie de Port-Réal, Aragon, appartenait au défunt roi. Il était comme fou. En voyant cela, le prince a voulu réagir. J'étais avec lui. Il a libéré son dragon, Onys, à Fossedragon pour suivre celui de son défunt père. Un dragon, même petit, est impressionnant. Onys faisait la taille d'un gros cheval... or, Aragon, était bien plus imposant. Quand ils se sont battus à coups de serres et d'ailes et de flammes... Onys était désavantagé et quand le dragon du prince ne pouvait plus se battre, Aragon s'en prenait à nous. Un massacre, mon garçon, un massacre. J'ai de la chance, tout le prince de rester en vie.

    L'écuyer écoutait calmement, il buvait les paroles de Conrad.

    - Et comment vous avez réussit à le vaincre finalement ?

    Conrad la regarda.

    - Une patrouille passait par là. Ce sont eux qui sont venus à bout d'Aragon qui doit être à Fossedragon.

    - Donc... C'est un hasard ?

    Le garçon semblait un peu déçut, il s'était attendu à quelque chose de plus héroïque.

    Conrad voyait son air déçut.

    - Non, cette patrouille a eut les bons gestes, les bonnes réactions.

    Le gamin s'attendait peut-être à autre chose mais Conrad n'allait pas lui raconter des salades.

    - Il y a beaucoup de gens qui sont morts ?

    Cornad réfléchit.

    - Il y a plus eut de morts que de blessés et ceux-ci sont nombreux.

    - Que va-t-il arriver au dragon ?

    Conrad le regarda.

    - Les dragons sont tellement rares... Je ne pense pas qu'il sera tué. Cela m'étonnerait. Et puis, c'est un vestige de l'ancien roi.

    Il serait probable qu'Aragon continue de vivre sa vie en captivité à Fossedragon sous haute surveillance. 

    - Il a brûlé beaucoup de choses ? Ça sera long à réparer ?

    Cornad hocha la tête.

    - Aragon a fait pas mal de dégât dans une partie de Port-Réal. Il va falloir reconstruire ce qu'il a détruit. 

    Le jeune écuyer n'ajouta rien, pour une fois à court de questions. Il se contenta de rester assis sur ses coussins à regarder le maître des navires. Conrad le fixa.

    - Qui sers-tu, mon garçon ?

    - Un chevalier du nom de Roland Rosby. Le plus jeune de sa maisonnée, il n'aura jamais droit aux terres de son père.

    Conrad fixa le gamin.

    - Je ne le connais pas.

    Sûrement pas assez important pour qu'il le sache. 

    - Rien d'étonnant à cela, commenta le gamin. Il ne s'est illustré dans aucun haut, sauf si vider l’intégralité des caves de la capitale est considéré comme un haut fait.

    Conrad comprenait alors la curiosité de l'écuyer pour ce qui s'était produit pour le dragon. 

    - Vous ne devez pas lui servir à grand chose.

    - A part à retrouver le chemin du donjon après une de ses beuveries ? Non, pas vraiment. En devenant son écuyer, j'espérais assister à des tournois, et puis devenir chevalier quand j'aurais l'âge... mais c'est mal parti.

    Conrad soupira. Ce gamin ne deviendrait pas chevalier avec un tel boulet. 

    - Je vois. 

    Comment cet homme pouvait-il être un chevalier ? Pour une fois, l'écuyer ne trouvait rien à dire. Il regardait Conrad avec curiosité mais se taisait.

     Conrad remit les coussins dans son dos.

    - Qu'as-tu pu apprendre des chevaliers en tant qu'écuyer ?

    - Ben... Je sais qu'un chevalier doit protéger la veuve et l'orphelin, qu'il doit respecter ses serments et servir son roi.

    Conrad le regarda.

    - C'est en effet des principes qui doivent régir la vie des chevaliers.

    - Je suis aussi sensé apprendre à me battre avec mon maître, mais on ne fait pas grand chose dans la journée. Et on a pas beaucoup voyagé non plus.

    Conrad voulait bien le croire vu la façon dont il décrivait celui qu'il servait.

    - Autrefois, j'étais chevalier. Je le suis toujours au sens du terme mais l'activité de maître des navires a pris le dessus.

    Le jeune garçon le regarda, des étoiles dans les yeux.

    - Vous avez voyagé ?

    Conrad esquissa un sourire.

    - Je suis un Fer-né. J'ai voyagé pour venir ici. J'ai voyagé pour servir les intérêts de mon roi et j'ai voyagé sur les mers. Je pars du principe qu'un bon maître des navires doit connaître les routes maritimes. 

    Le garçon le regardait avec respect. Cet homme avait affronté un dragon, et il avait voyagé sur les mer et les terres de Westeros. Son maître ne lui arrivait même pas à la cheville niveau exploit chevaleresque.

    - Vous êtes déjà allé dans le Nord ? On dit que c'est une région immense.

    Conrad le regarda puis fixa la plafond.

    - Le Nord... Tout dépend de ce que tu appelles le Nord... Winterell ? Je n'ai pas eu l'occasion de me rendre jusque là. J'ai voyagé à travers tout Westeros mais certaines contrées me sont plus inconnues que d'autres. Je connais bien les régions proches des mers et des eaux. Les terres.. c'est bien différent.

    - Donc vous connaissez un peu le Conflant ?

    - Assurément. Vous venez de là ?

    - Oui. Enfin, du sud du Conflant. Vers Harrenhal.

    Conrad le regarda.

    - Raconte moi ton histoire. Comment es-tu venu ici ? 

    - J'appartiens à la maison Went, mais je suis le petit dernier. Du coup, mes parents ont voulu me trouver un chevalier comme maître pour que je sois adoubé à ma majorité. Ils m'ont confié à un gaillard qui avait l'air sérieux au premier abord, mais ça n'a pas duré. Dès qu'on est arrivé à Port-Réal, il a laissé tombé la chevalerie et moi avec.

    Conrad l'écouta.

    - Je ne suis moi-même pas le premier né de ma famille. J'ai plutôt bien réussi ma vie, mon garçon. Être le dernier, c'est ne pas être l'héritier mais tu es libre d'être celui que tu souhaites. Veux-tu être chevalier ?

    - Oui ! s'exclama-t-il avec entrain. Bien sûr que je veux être chevalier !

    Conrad le regarda.

    - Tu m'as l'air d'être un bon garçon. Va me chercher de l'eau, je te pris. J'ai soif.

    L'écuyer sauta sur ses pieds et s'avança vers la table où une carafe était posée.

    - Du vin... Je vais aux cuisines vous chercher de l'eau !

    Conrad leva les yeux vers le plafond.

    - Le vin n'est bon que pour les repas.

    En réalité, Conrad ne buvait du vin qu'en compagnie des autres nobles. Pendant ses repas et le reste du temps, il buvait de l'eau . Combattre l'estomac et le sang plein d'alcool n'était pas une bonne idée selon lui. 

    Ni une ni deux. Le jeune garçon emporta la carafe et sortit de la pièce pour chercher de l'eau aux cuisines. Quelques petites minutes plus tard, il était de retour.

    - Voilà votre eau Messire !

    Conrad le fixa.

    - C'est mieux d'avoir un verre pour la boire, n'est-ce pas ?

    Il était obéissant ce gamin.

    - Il y en a un sur la table !

    En effet, il alla chercher la coupe en verre posées sur la table, sans doute destinée à la base à recevoir le vin de la carafe.

    Il revint vers Conrad avec son verre et son eau. Pour une fois qu'on lui demandait de changer du vin en eau et non l'inverse...

    Conrad prit le verre et en but quelques gorgées. 

    - Merci bien. N'as-tu pas soif ?

    - Beuh... Non, ça va. Vous pensez que je vais pouvoir devenir chevalier ?
    Cette question le taraudait depuis un moment, et pour une fois qu'il s'adressait à un connaisseur, il n'allait pas se priver.

    Conrad le fixa après avoir reposé son verre.

    - Si tu restes au service de ton chevalier, tu n'as aucune chance d'en devenir un.

    Le gamin ne devait pas se faire de faux espoirs.

    Le jeune garçon soupira. Il s'en doutait un peu, mais il voulait l'entendre dire par un adulte.

    - Mais je ne veux pas rester écuyer toute ma vie !

    Conrad le fixa quelques secondes sans rien dire. Il réfléchissait. 

    - Je n'ai pas d'écuyer.

    Il avait lâché cette simple phrase en espérant que le gamin assis en face de lui comprenne le sous-entendu.

    Le gamin n'était pas idiot. Cette simple phrase alluma une lueur d'espoir dans ses yeux.

    - Vraiment ? Et... vous en cherchez un ?

    Conrad n'en  cherchait pas. Il pensait que c'était avoir un parasite à ses côtés. Mais ce petit idiot, il le trouvait fort sympathique à présent... Est-ce un effet dû à ses blessures ?

    - J'en n'en ai jamais voulu...

    Le garçon afficha un air déçu. De toute façon, il n'était même pas sûr qu'un écuyer puisse changer de chevalier. Tout en réfléchissant, il se mordillait la lèvre.

    - ... Cependant, on dit que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.

    A ces mot, il releva la tête.

    - Et vous n'êtes pas un imbécile, devina-t-il.

    Conrad esquissa un sourire. 

    - C'est bien dangereux, mon garçon, de me dire cela. 

    Le garçon s'empourpra, il n'avait pas fait attention à ses paroles.

    - Ce... Ce n'est pas ce que je voulais dire... Enfin...

    Conrad le trouvait bien amusant.

    - Surveille un peu mieux tes paroles.

    Il le regarda avant d'ajouter.

    - Mais, je serais prêt à te prendre comme écuyer.

    Il regarda Conrad, les yeux brillants d'excitation.

    - C'est vrai ?

    Conrad leva les yeux vers plafond.

    - Non, je ne te fais pas marcher, gamin.

    Il trépignait sur place.

    - Ho ! Mercimecimercimerci !

    Conrad eut la tête qui tournait à le regarder s'agiter.

    - Seulement si le chevalier que tu sers actuellement est d'accord.

    Il se calma un peu.

    - Je ne sais pas où il est pour le moment. Mais ce soir, je le verrais forcément ! Je pourrais lui demander. De toute façon, pour ce à quoi je lui sert...

    Conrad le regarda. 

    - Il est tout de même nécessaire de l'avertir.

    Conrad n'avait pas envie de supporter les plaintes de l'ivrogne si le gamin devenait son écuyer sans son accord. 

    - Oui, oui, je lui en parlerai.

    Un doute le prit.

    - ... Et si il refuse ?

    Conrad sourit.

    - Je ne te prends pas comme écuyer, gamin. C'est à toi de le convaincre.

    - Je le convaincrai ! affirma-t-il.
    Il était prêt à tout pour se dégager de l'autorité de son ivrogne de chevalier, puisque son avenir en dépendait.

    Conrad esquissa un sourire.

    - Et bien, nous verrons bien. Moi, je n'aurais pas bougé d'ici. Ma jambe a besoin de repos.

    - D'accord. Vous avez besoin d'autre chose ?

    Le garçon n'avait plus de questions à poser, et comme il allait peut-être pouvoir devenir son écuyer, autant prendre les bonnes habitudes dès maintenant.

    Conrad lui fit signe que non.

    - Je vais dormir un peu.

    - Alors... Je vous laisse.

     

    ***

     

    Conrad faisait la sieste, ne trouvait rien de mieux à faire dans son ennuis. Il se réveilla en entendant frapper.

    - Entrez !

    Le jeune écuyer entra dans la pièce.

    - Messire ? C'est moi. Je suis aller demander comme promit à mon ancien maître si il voulais bien me délivrer de son service... Et il a accepté.

    Conrad fut étonné. 

    - Déjà? Et bien... tu as vite négocier, gamin.

    Il était encore un peu endormi. 

    Sans prendre garde à l'état de somnolence de son interlocuteur, le jeune garçon continua avec son habituel débit de parole :

    - Oui, je l'ai trouvé assez rapidement. Alors c'est pour de bon ? Je vais être votre écuyer ? Je vais pouvoir servir un vrai chevalier ?

    Conrad le regarda et se demanda s'il n'avait pas fait une erreur. Mais il était un homme de parole ! 

    - Oui, bien évidemment.

    Un grand sourire éclaira son visage.

    - Ah, merci ! Vous sauvez mon avenir et la réputation de ma famille !

    Conrad n'en doutait pas.

    - Je commencerais à t'entraîner quand je serais sur pieds.

    Le maître des navires se demanda comment allait son prince. 

    Le garçon était tellement impatient... mais il se promit intérieurement d'attendre sagement le temps qu'il faudra.

    - D'accord ! Vous avez besoin de quelque chose en attendant ?

    Conrad le regarda.

    - Sais-tu comment se porte le prince Viserys ?

    Il secoua la tête.

    - Non, désolé messire. Je ne me suis pas renseigné à son sujet.

    Conrad soupira.

    - Il doit être encore inconscient ou alors, la nouvelle de son réveil n'est pas encore rendue publique.

    - Je ne sais pas. Vous voulez que j'aille me renseigner ?

    Conrad le regarda avec un sourire en coin.

    - Cela serait bien, oui.

    Il rougis un peu et s'empressa d'acquiescer :

    - J'y vais tout de suite !

    Déjà habitué à obéir prestement aux ordres, il fila de la pièce pour chercher quelqu'un qui puisse le renseigner. Sinon, il irait jeter un œil directement dans la chambre, mais il préférait garder cette option pour le dernier recourt.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :