• Chapitre 4 : Le départ de Port-Réal

    Eglantine était assise sur un muret, non loin des remparts. L'aube naissante éclairait l'horizon, et les manteau d'or venait d'ouvrir les lourds battants de la porte.

    Arial arriva, comme promis. A l'heure. Elle chercha des yeux là troubadour. Cette dernière se leva en la reconnaissant.

     

    - Ha, vous êtes venue ! Vous êtes prête à partir ?

    -Oui, je suis la, comme promis. et oui, je suis prête

    La femme fouilla dans une bourse à sa ceinture pour en tirer cinq pièces d'or.

     

    - Voilà vos cinq dragons, comme promis. Nous allons pouvoir partir.

    Arial les prit sans hésitation et attendit que la troubadour tourne le dos pour mordre chacune des pièces, simple principe pour s'assurer que ce sont bien des vrai. Eglantine se dirigea vers la porte.

     

    - Nous allons à Vivesaigue tout compte fait, par la Route Royale. Cela ne vous pose aucun problème ?

    -Du moment que vous arriver à destination. Répondit-elle simplement en la suivant.

    - Ho, je demandais ça comme ça... on passera par Rosby aussi. Ça fait un sacré détour, mais j'ai de la famille là-bas.

    -Très bien, je vous suis.

    Elle sourit et rangea l'argent dans sa poche après l'avoir bien inspecter de vue. Son père lui avait toujours enseigné la méfiance.

     

    ***

     

    La troubadour marchait d'un pas de randonnée, tranquille mais pas lent. Elle n'avait pas grand chose sur elle : un sac en cuir avec ses effets personnels et sa vielle sur une épaule.

     

    - Alors, vous vous appelez comment ? demanda-t-elle à sa compagnonne de route.

    -Fanny. Répondit Arial.

    Elle mentait et s'inventait des nom afin qu'on ne se dise pas en plaine conversation qu'elle aidait un assassin à tuer cette personne et que l'autre réponde qu'elle aidait aider une mamie à traverser la route. De plus, un gang donnait chère sur sa tête donc bon...

    -Et vous ? Reposa t-elle la question.

    - Je m'appelle Eglantine. Eglantine Voix de Grive on me surnomme.

     

    Elle n'avait pas pu s'empêcher de laisser percer un peu de fierté dans sa voix : elle adorait ce surnom. C'était son ancien mari qui le lui avait trouvé. Et maintenant il était mort. Cette pensée effaça de suite son sourire, mais elle s'efforça de ne pas trop s’appesantir là dessus.

    Arial ne répondit rien et vit que quelque chose n'allait pas mais ne dit rien, elle en apprendra bien plus par la suite

    - La route est longue jusqu'à Vivesaigue, fit finalement remarquer la troubadour. Vous avez déjà fait pareils voyages ?

    -Oui, j'habitais loin avant. Arial ne voulait pas trop en dire sur elle et redoutait la conversation.

    - Ha ? Et vous avez déjà combattus ? Pour de vrai je veux dire. En protégeant sa vie ou celle d'un autre, ou en prenant la vie d'un adversaire.

    Arial bougonnait:

     

    -Oui j'ai déjà combattu pour tout les cas cités.

    La troubadour regarda avec dépit son interlocutrice. Elle espérait passer un peu le temps en discutant, mais son "escorte" était apparemment peu bavarde.

     

    - Et vous êtes déjà allé à Vivesaigues ?

    Contente que la femme passe à autre chose, Arial releva la tête et répondit avec plus d'enthousiasme:

     

    -Non jamais, je ne voyage vraiment pas beaucoup, cette grande ville donne assez de fils à retordre.

    Eglantine sourit.

     

    - Oui, Port-Réal est grand, et certaines personne ne connaissent qu'elle de toute leur vie. Mais il existe bien d'autres château et bien d'autres villes... nous pourrons peut-être passer par Harrenhal par exemple. Ce n'est que des ruine à ce qu'il parait, mais elle ont une sale réputation... avec un peu de chance, elles l’inspirerons une nouvelle chanson.

    - Ça pourrait être sympathique, je penserais à m'y rendre quand l'envie de vacances me prendra. Fit Arial.

    - Bah... la route est longue, alors autant en profiter. Le détour n'est pas si grand si on veut y passer sur la route de Vivesaigue.

    Arial retint un soupir.

     

    -Pourquoi voulez-vous aller dans la ville dont nous nous rendons ? L'arriver je veux dire, sans les détours.

    - C'est une destination comme une autre... Il paraît que les jongleurs et les musiciens y sont bien accueillit, alors je vais y tenter ma chance. J'ai toujours eu envie de jouer pour des nobles.

    Elle fit comme si elle ne savait rien sur sa  musique:

     

    -Ah ? vous jouez ?

    - Oui, je joue et je chante.

     

    Elle désigna l'instrument dans son dos.

     

    - Mais je n'ai jamais eu l'occasion de me produire devant un publique qui ait vraiment l'oreille. Surtout... dans des auberges.

    -Dans une auberge ? répétât-elle pour en savoir plus.

    - Ou... oui, dans des auberge, ou des tavernes. De villes en villes. Avec une troupe.

    Arial n'insista pas et continua sans rien dire. Cette discussion rappelait par trop à la troubadour cette vieille scène dans une autre taverne de Port-Réal... depuis, elle n'avait plus jamais osé chanté dans un établissement de ce genre. Mais ça, sa compagnonne de route n'était pas obligée de le savoir.

    - Et à Darry ? Vous y êtes déjà allé ?

    -Non, je ne voyage pas. Mais apparement vous si. Vous allez dans toutes les auberges de la ville où vous êtes avant de repartir dans une autres ? 

     

    Arial décida de s'occuper comme ca

    -Non, je ne voyage pas. Mais apparement vous si. Vous allez dans toutes les auberges de la ville où vous êtes avant de repartir dans une autres ? 

     

    Arial décida de s'occuper comme ça.

     

    - Heu... en principe, non : les troubadour de grand chemin, comme moi, vont souvent chanter dans une auberge en échanger du gîte et du couvert : normal, on attire les clients, alors le tavernier se doit de nous en remercier. Parfois, les clients en questions sont dans leur bon jour et nous donnent quelques liards.

    -Tout naturellement. Repondit Arial sans insistance 

    - En début d'après-midi, nous quitterons la route royale pour un chemin vers Darry, continua-t-elle.

    -je vous suis. Répondit la mercenaire.

     

    ***

     

    En début d'après midi, la troubadour regarda le ciel.

     

    - Tu as faim ? On va bientôt quitter la route royale, à la prochaine à droite. Alors autant manger dès maintenant.

    Elle ne répondit pas tout de suite, se demandant si elle avait vraiment faim... Après réflexion, non elle n'avait pas vraiment faim:

     

    -Si on mange, je mange. Répondit-elle pour ne pas lui imposer le fait de continuer à marcher.

    - Très bien, on s'éloigne un peu de la route alors. Mon pain est simple mais je ne veux pas attiser la convoitise de tout les voyageur passant par là.

     

    Sitôt dit, sitôt fait : Eglantine monta près d'un petit bosquet d'arbres en faisant signe à sa compagnonne de la suivre. Arial la suivit sans se faire prier et monta jusqu'au bosquet sans mal. Là, la troubadour fouilla dans sin sac pour en sortir du pain de voyage, ainsi que de la viande acheté le matin même au marché, et des fruit encore frais.

    -dit donc ! C'est que vous avez prévu pour 4 ! S'étonna Arial. Car elle n'avait que deux pains et trois fruits.

    - Je pensait partager avec vous. Ça nous fera plusieurs jours au moins. Enfin... sauf la viande, je l'accorde.

    -On peut manger un petit vous de la viande maintenant alors, histoire qu'elle ne pourrisse pas trop vite.

    - Oui. J'ai horreur de la viande faisandée, ça n'apporte que des maladies. Le pain pourra bien attendre, et même les fruit durerons plus longtemps.

     

    Elle sorti un petit couteau de voyage pour couper des tranche dans le gigot de mouton refroidis.

    Arial attendit un instant avant de demander:

     

    -Faut-il du feu ?

    - Inutile, elle est déjà cuite. Mais froide, il va falloir faire avec.
    Elle lui tendit une bonne tranche et un morceau de pain pour aller avec.

    Arial la prit, la remerciant d'un sourire et mangea .

    Eglantine mangea elle aussi. D'abord silencieuse, elle ne put s'empêcher de remettre une discussion sur le tapis.

     

    - Vous faites souvent des missions d'escorte dans ce genre ?

    -Non. 

     

    Repondit Arial. Toujours en détestant qu'on parle d'elle.

    Comme son interlocutrice répondait par monosyllabes, la troubadour comprit que le sujet était délicat. Très bien. Elle ne lui forcerais pas la main.

     

    - Pas mauvais sinon ce mouton. J'avais craint pire que ça au prix auquel il était.

    La jeune femme la regarda, sourit légèrement, contente qu'elle change le sujet:

     

    -Faut juste pas faire les difficiles.

    La troubadour sourit.

    - Hé oui... bon, on pourra bientôt reprendre la route ? Vous avez fini ?

    Elle ne repondit rien, laissant sa rage au fond d'elle. Arial détestait qu'on la presse pour manger !!! Elle fini en une ou deux bouche et se leva:

     

    -oui, c'est bon.

    - Paaarfait.

     

    Elle rangea rapidement les affaires, remis son instrument sur son épaule, et rejoignit la route en se laissant glisser (sur les pieds) le long du talus.

    Arial la suivit avec moins d'élégance mais tout aussi bien.

    - D'ici un ou deux kilomètre, annonça Eglantine, on change de direction. Allons-y.

    Un peu pus tard, donc, elle s'engagea sur une autre route qui bifurquait vers l'est à travers champs. La troubadour chantonnait en marchant. Elle ne pouvait pas s'en empêcher : quand elle ne parlait pas, elle chantait.

    Arial leva un coup les yeux au ciel. Qu'elle piplette ! Type fille qui jacasse tout le temps à parler du beau temps... La jeune femme sourit, s'imaginant ce que ca sera quand elle sera mamie, cette dame. Ca la fit gentiment rire

    L'après-midi passa ainsi, tranquillement. Pas un nuage dans le grand ciel bleu, et les blés d'été dorant au soleil.

    Arial, qui marchait toujours derrière tira discrètement son couteau, elle regarda la femme devant elle en plongeant son autre main dans sa poche.... Elle en sortie.... Un chiffon pour le nettoyer .

    La troubadour regardait devant elle, le nez au vent. Dans sa tête, elle essayait de composer une balade sur l'été, en alexandrins si possible...

    - Tu préfères t'arrêter dans un village, demanda-t-elle bien plus tard, ou dormir à la belle étoile ? Moi, en tout cas, je ne marche pas de nuit.

    -La belle étoile. Répondit Arial sans hésitation mais sans faire gaffe à sa réponse. Au moins, ça ne pouvait qu'être vrai.

     

    Elle rangea vite son couteau.

    - Excellent, moi aussi.

     

    En réalité, Eglantine n'avait surtout pas assez d'argent pour payer des auberge tout le long du chemin, mais inutile d'en parler à la femme... les mercenaires avaient tendance à rester moins fidèles quand ils n'était pas assurés d'être payés à la clé.

    -Ici, la ?

     

    - Non, pas au milieux de la route... on va se trouver un coin tranquille où l'on puisse s'installer.

    Elle hocha la tête et la suivit en cherchant un endroit convenable ou dormir. La troubadour fini par dénicher un arbre près d'un ruisseau.
    - Si on s'installe suffisamment loin de l'eau, on pourra passer une nuit tranquille et plus ou mois au sec. Qu'en penses-tu ?

     

    Arial sourit:

     

    -Mais c'est parfait !

     

    Sortant de son sac d'épaisses couvertures de laine, la troubadour en tendit une à Arial.

     

    - Les sol sont durs ici, heureusement que les nuits ne sont pas froides.

    -Heureusement, sinon on dort dans l'auberge dans l'auberge. Merci.

     

    Elle prit la couverture et le posa au sol afin de dormir dessus.

    - On fini la viande ce soir, comme ça elle ne se perdra pas.

     

    Tout en parlant, Eglantine avait sorti la nourriture de sa besace et entreprenait de la couper.

    -J'ai des fruits pour accompagner. Fit-elle en Sortant deux pommes de son sac.

    - Ça ira très bien avec. Un vrais repas de roi.

     

    Elle mit la viande sur deux tranches de main et en donna une à son interlocutrice. Elle accepta de grand coeur la pomme tendu et se mit à manger.

    Arial mangea elle aussi, affamé. Elle ne pensait pas qu'un voyage pouvait être si fatigant:

     

    -Il n'y a pas de monture dans le coin ?

    - Mmm ? Si, sûrement, pourquoi ? Tout les seigneurs ont leur propres monture, et les fermier ont leur chevaux pour la ferme... pas mal de voyageur aussi. Les chevaliers errant par exemple, ou certains marchants... quoique je les imagine plutôt en charrette.

    Arial fut un instant exaspéré, elle posait une petite question et la femme devant elle sortait un baratin:

     

    -Pour qu'on puisse en avoir une chacune. Fit-elle ensuite.

    Le sourire de la femme s'effaça une fraction de seconde, avant de revenir, un peu forcé cette fois.

     

    - Ha, oui, bien sûr... sauf qu'un cheval, ça coûte cher. Très cher, pour une petite musicienne comme moi.

    Arial ne la regardait pas et chuchota:

     

    -Je ne comptais pas les payer...

    Cette fois, le sourire de la troubadour parti pour de bon.

     

    - Voler un cheval ? Tu sais ce qui arrive aux voleurs de chevaux ? Et on est si près de Port-Réal... imagine un peu que le propriétaire aille porter plainte auprès du roi ?!

    -Oui je sais qu'ils sont persécutés et tués...

    - Alors comment tu peux proposer une chose pareille ? En plus, on est encore sur les terre des Targaryens. Tu sais ce qu'ils font de leurs condamnés à mort ? Il les brûlent ! Je ne veux pas finir au bûché !

    Arial ne répondit pas tout de suite et la regarda, impassible:

     

    -Je sais. fini t-elle par dire et croqua dans sa pomme.

    La troubadour continua de la fixer avec effarement.

     

    - Alors... tu n'étais pas sérieuse quand tu parlais de voler des chevaux. Hein ?

    -Je sais pas...

    - Comment ça tu ne sais pas ? C'est hors de question de toute façon !

    Bah oui, Arial n'allait pas lui dire clairement "si je comptais très bien le faire" du coup, elle restait insertaine:

     

    -Je sais bien que tu ne m'aurais pas laisser faire, n'empêche que ça aurai été pratique.

    - Pratique pour quoi ? ronchonna-t-elle. Pour finir brûlé oui ! Ou simplement pendu si c'est sur les terres des Darry qu'on nous retrouve...

    Elle haussa les épaules:

     

    -On meure bien un jour, que ça soit dignement ou en sale rat.

    - Oui, oui... mais je voudrais avoir pu chanter pour des nobles avant. Ce qui ne risque pas d'arriver en étant accusée de voler des chevaux. D'ailleurs, plus tard viendra ma mort, mieux je me porterais.

    -Oui, c'est vrai aussi.

     

    Arial fini son repas

     

    - Bonne nuit alors. On fait peut-être des tours de garde tout de même... même si on a pas de chevaux, certain brigands seraient trop ravis de nous couper la gorge pendant la nuit pour nous voler nos maigres biens.

    -Je te laisse dormir en premier alors...

    - D'accord, mais n'oublie pas de me réveiller.

    -Non, promis.

    Elle veilla donc.

    Et la troubadour s'endormit.
    Bien sûr, la mercenaire pouvait sans problème lui voler tout ce qu'elle possédait, lui trancher la gorge, et repartir tranquillement... mais où va le monde si l'on ne peut même plus faire confiance aux gens ?

    Arial n'y pensait même pas... Quoi que... un ou deux sous voler... Non, elle envoya cette idée voler plus loin et continua à garder. Et la troubadour continua à dormir d'un sommeil de plomb. Autant dans la journée, elle parlait sans arrêt, autant au moins elle ne ronflait pas la nuit.

    Arial fut soulager par le calme environnant, quel plaisir que cette pipelette se taise !

     


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