• Chroniques

    Une idée qui me titillait depuis un moment, mais que je n'osait pas mettre en pratique. C'est un petit échange avec Jolie Lune et Fidaè qui m'a donné envie de m'y essayer tout de même, merci à elles deux !

    Donc voici les Chroniques, où l'histoire du RPG sera retranscrite dans un ordre quasiment chronologique, en restant le plus possible fidèle aux messages postés. L'écriture ne sera donc pas aussi fluide et agréable que dans un livre, et le rythme parfois lourd ou inégal, mais l'histoire sera accessible à tous sans avoir à fouiller parmi les innombrables lieux. J'espère que cela vous plaira, et bonne lecture à tous !

  • Sansa arrivait dehors, se promenant dans la cour, se lassant de prier ou de faire de la broderie.

    Ellyn la rejoignit, elle sortait des écuries.

    - Sansa ! Comment va-tu ?

    Elle la regarda et lui sourit :

    -Parfaitement bien et toi ?

    - Aussi ! On est allé faire une ballade dans le bois-au-loups avec Grann, le fils du palefrenier, et Timeon le fils du forgeron. On a vu un lièvre, mais on pas réussit à l'attraper.Tu sors encore de l'une de tes interminable séance de broderie avec ta septa ?

    Sansa soupira :

    - Oui malheureusement... cela en deviens lassant...

    - Ma pauvre... c'est au moins l'avantage que j'ai d'être juste une bâtarde : je ne suis pas obligée de supporter le baratin des mestres et des septas sur mon éducation.

    - Tu m'ettones...tu as vraiment de la chance..

    - Oui, enfin... chance... modérons nos propos : je suis bâtarde quand même. Toi, tu es l'aînée de ta maison.

    -ça a l'air génial mais...en réalité non...

    - Pourquoi ? Tu est l'héritière de Winterfell, toi et ton mari règnerez sur tout le nord !

    - Je n'en ai pas encore tu sais, répondit Sansa en lui souriant.

    - Ho, oui, pour l'instant... mais à ton age, je pense que ça ne devrait plus tarder.

     

    Ellyn ajouta avec un sourire espiègle.

     

    - En plus, il y a bientôt un tournois organisé à Vivesaigue ! Si ton père consent à s'y rendre, peut-être qu'un beau chevalier te nommera reine d'amour et de beauté et le remportera pour toi ! Tu le mérite !

    - Moi ?! Belle ?! Je ne penses pas ! et puis je veut pas perdre ma virginité moi !

    - Pff... tu te sous-estime. Et puis, il faudra bien que ça t'arrive un jour. A moins que tu ne veuille devenir septa, mais ça ne m'a pas l'air d'être ton but dans la vie... je me trompe ?

    -moi tout ce que je veut c'est d'aller vivre à la capitale...etre libre...

    - Je suis sûre que tu y arrivera un jour, fit Ellyn avec assurance. Si tes parents ont un jour un autre fils... rien ne te retiendra plus ici !

    - Oui ! fit Sansa avec un grand sourire.

    - Tu allais quelque part avant que je ne t'interrompe, ou tu veux bien me donner un coup de main ?

    -je vais te donner un coup de main,j'avais rien à faire de toute façon !

    - Merci ! Il faudrait convaincre ton père de bien vouloir aller au tournois, même si il ne participe pas ! Ce genre d'évènements, ce n'est pas tout les jours... et puis, pour une fois, ce n'est SI loin que ça , Vivesaigue.

    -oui ! si tu veut je peut aller lui demander maintenant et je reviens t'aider,ok ?

    - L'aide que je te demande, c'est ça. Ton père ne voudra jamais m'écouter, je le connais... mais si jamais c'est sa belle et douce fille qui le lui demande, on arrivera peut-être à le faire changer d'avis ?

    -oui ! j'y vais alors !

     

    Sansa sourit et couru en direction de la salle du trône.

    Ellyn la suivit mais resta un peu en arrière, pour ne pas avoir l'air d'être avec elle tout en écoutant si possible la conversation.

    Peu après, Sansa revint, souriant de toutes ses dents.

     - Il a accepté, j'y crois pas !!!

    - Trop bien, on va enfin voir d'autre chose que le nord tout gris et Winterfell ! Il y aura plein de chevaliers ! Et des musiciens ! Et des dames avec des robes de soie colorés ! Et des jongleurs !

     

    Elle était tellement excité à cette idée qu'elle parlait à toute vitesse.

    -oui en effet j'ai aussi hate ! 

     

    Elle sautillait comme une enfant.

    - Holàlà... tu pense qu'il faudra mettre quoi comme habits ? Plutôt une robe de dame ou de jeune fille ? Parce que il va falloir mettre une robe, ça j'en suis sûre...

    - Je mettrais une robe violette avec des tons argent, déclara Sansa.

    -L'argent mettra bien en valeur ta peau, bonne idée... moi, je pensait mettre ma robe aux tons oranges. Tu sais, celle qui a des longues manches et je ne met presque jamais à cause de ça...

    -Ah oui ! je vois laquelle c'est !

    - Et sinon, dans combien de temps partons-nous ?

    Il fut conclu que le départ aurait lieu dans la semaine, les deux jeunes filles étaient si impatientes...

     

    ***

     

    Pour le voyage, Ellyn avait revêtit des habits d'équitation : chausses en laine bouillie, tunique en cuir... elle avait laissé ses robes dans les bagages, elle ne les sortira qu'à destination. Sansa avait fait de même, et suivit le chemin.

    Une bonne escorte les accompagnait, ainsi que la septa de Sansa, comme il était de coutume avec les jeune femme non mariée, pour surveiller leur comportement...

    Ellyn lança un sourire à Sansa quand elle la vit arriver dans ses habits de voyage.

    - Finalement, ce trajet valait le coup, rien que pour te voir habillée comme ça !

    - Ho oui !! s'exclama Sansa.

    Ellyn lui lança un autre sourire espiègle puis lança son cheval au trot sur le chemin. Toute l'escorte était montée, pour aller plus vite : si ils voulaient arriver à temps pour voir le début des joutes, mieux valait ne pas traîner en chemin.


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  • Arial était tapis dans l'ombre, elle regardait la foule sans trop d'intérêt. Soudain, quatre soldats arrivèrent du port, l'un d'eux hurla à la foule :

     

    - Place ! Place pour le prince qui nous revient du sud !

    Arial sauta pour monter sur un toit, et de la ou elle était, caché, elle pouvait tout voir et tout entendre. Curieuse. Le prince Viserys était monté sur un fin coursier des sables au poil cuivré. Il se frayait un passage dans la foule, la tête haute. Vêtu principalement dans les tons rouges, il ne portait pour l'instant nul part le blason de sa maison.

    -Frimeur. Murmura Arial tout en le suivant du regard.

    Il remonta jusqu'à la porte de la Rivière, toujours accompagné par les quatre soldats aux couleurs des Targaryens, et elle le suivit avec curiosité.  La petite troupe entra en ville, les passants s'écartaient à leur passage.

    Le prince et sa petite escorte remontèrent la rue de la Gadoue en direction du donjon rouge, Arial suivait toujours discrètement. Elle n'y connaissait rien mais qui sait ? Elle en apprendra surement beaucoup.

    Le prince Viserys arriva bientôt devant le pont-levis du donjon rouge. Deux manteaux d'or étaient postés à l'entrée, et, dès qu'il le virent, l'un d'eux fila à l'intérieur.

     

    - Il va prévenir votre père, expliqua l'autre. Sauf votre respect, prince, on attendait votre venue un peu plus tôt...

    Arial ne perdait pas une miette, épiait le moindre mouvement mais se demandait comment elle allait passer.

    Le roi arriva bientôt, suivit du garde manteau d'or. Il portait des habits aux couleurs de la maison Targaryen, puis fit une moue en voyant Viserys.

     

    - Te voilà enfin... tu as été retardé ? Je pensait que tu ferais voile directement en apprenant la morte de ta mère, mais cela fait maintenant plus d'une semaine, l'enterrement est déjà passé.

    "sa mère est morte ?! c'est bon à savoir... Aller, parlez petit." se dit Arial du haut de son perchoir.

    - De toute façon, même en ayant cinglé jour et nuit toutes voiles dehors, je n'aurais pas pu atteindre Port-Réal en moins d'une semaine en partant de Lancehélion. Ce qui fait que j'ai raté le discourt lénifiant du septon sur la grandeur et la bravoure de mère et des sept. Je pense que la ville ne va pas s'écrouler.

     

    Le roi soupira.

     

    - Entre le tournoi à Accalmie et ton voyage à Dorne, tu as été beaucoup absent ces derniers temps. Et ne t'avises pas de critiquer encore le Grand Septon en publique.

     

    Viserys engagea son cheval sur le pont-levis.

     

    - Très bien, poursuivons cette discussion à l'intérieur alors, que le publique n'ait pas à essuyer mes remarques déplaisantes sur leurs très chères divinités. Ha, au fait... tu seras ravi d'apprendre que j'ai apporté des oranges sanguines de Lancehélion, et plusieurs caisses d'un excellent vin Dornien.

    Arial les regardait complètement blasé "ah d'accord..." se dit-elle en faisant demi tour.

    Ainsi, le prince et son père entrèrent dans la cour du donjon, désormais hors de vu de l'exterieur. La jeume femme sauta alors sur un autre toit. Elle n'avait rien trouvé d'intéressant là dedans.

     

    ***

     

    Arial marchait tranquillement. Pendant ce temps, une jeune femme d'une trentaine d'années environ revenait du port avec quelques poissons dans son panier. Elle portait une robe simple mais seyante, et une vielle dans un étuis. Elle regarda Arial avec un peu de surprise quand elle la croisa.

    Arial croisa la femme et la vit la dévisager. Elle s'arrêta, détestant être fixer. La connaissait-elle ? Elle avait l'aire surprise...

    -La femme s'était avancé dans sa direction.

    Excusez-moi madame... je peux vous parler ?

    Arial se tourna vers elle et se montra cordial:

     

    -Oui bien sûr.

    - Vous savez vous battre n'est ce pas ? Enfin... en tout cas... vous avez les habits pour.

    La jeune femme regarda mécaniquement sa tenu puis re regarda la femme, qui apparemment prenait une ou deux précautions:

    -Oui, je sais me battre, pourquoi ?

    - Parce que... ce n'est pas très courant de voir des femmes se battre, ici, à Port-Réal. Un peu partout dans les sept couronne d'ailleurs. Sans vouloir être indiscrète... vous faîtes quoi dans la vie ?

    Arial décrocha une petite grimace, discrète quand même. Devait-elle le dire ?

    - J'aide les personne qui en ont besoin. Répondit-elle naturellement.

    Elle n'avait pas tout a fait menti, juste déformé un peu la vérité sans trop la déformer.

    - Et... vous avez un contra pour l'instant ?

    "-Non.." Arial fit une tête faussement méfiante avant de revenir à la normale.

    - Et vous seriez intéressée ? Je dois bientôt voyager vers Castral Roc, ou Accalmie, je ne sais pas trop, et les route sont peu sûr de nos temps.

    Arial sourit légèrement:

    -Bien sur que je serais intéressée, combien donnez-vous ?

    La jeune femme n'attendait, à vrai dire, que ça

    - Je ne suis pas riche, mais je gagne assez bien ma vie avec mes chansons. Disons 5 dragons d'or avant le départ, et une nouvelle paye à chaque escale. Ça vous irait ?

    -Parfait. Répondit-elle; Quand voulez-vous y aller ?

    - Vous pourrez être prête dans trois jours ?

    - Je suis prête quand vous le voulez, où m'attendrez-vous ?

    - Rendez-vous à la Porte des Dieux, dans trois jours, à l'aube.

    -J'y serais. Promit-elle assurément. Autre chose ? Demanda t-elle pour être sûre.

    - Vous avez des acolytes ? Je ne pourrais pas payer plus de 5 dragons, alors si c'est le cas, mettez vous d'accord dès maintenant. Sinon, oui, c'est tout.

    -Je travaille seul. Assura Arial sans hésitation. Je vous retrouve donc dans trois jours, à l'aube, à la porte des dieux. Confirma t-elle avant de la saluer d'un mouvement de tête et tourner les tallons pour partir.

    La femme la salua. Elle s'avisa un peu tard qu'elle avait oublié de lui demandé son nom, Arial s'était déjà fondu dans la dense foule de la place.


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  • L'escorte de Winterfell arrivait enfin à Vivesaigue, après plusieurs longues semaine de route. Il avaient traversé ainsi la moitié de Westeros ! Ce tournoi avait intérêt d'être à la hauteur ! De la route, déjà, on pouvait apercevoir la ville éphémère de tentes aux couleurs de maison et de chevaliers venus de tout le royaume. Les abords de la ville étaient bondés de monde, de bruits, d'odeurs... plus qu'Ellyn n'en avait jamais vu !

    -Bong sang, c'est magnifique ! s'exclama Sansa.

    - Ça nous change de notre vieux Winterfell... Dis, tu penses qu'on aura une tente nous aussi, comme les chevaliers ?

    Toute excitée qu'elle était, elle regardait de partout, découvrant de nouveaux détails à chaque coup d'oeil.

    - Je n'en ai aucune idée ma chère amie.

    La jeune fille lança un regard à l'escorte en arrière.

    - On va les laisser faire tout ça... en attendant, moi, je veux visiter !

    Tout en disant cela, elle avait guetté la réaction de la septa.

    - D'accord, je te suis ! répondit la jeune Stark en descendant de cheval.

    La septa, trop occupée à régler les préparatifs de l'arrivée, ne les regardait plus... s'était l'occasion de s'éclipser en douce. Ellyn descendit à son tour de cheval et entra d'un bon pas dans la mer de tentes de toutes formes qui s'était installée aux allentours de la ville, devant la rivière.

    Que de couleurs ! Que de bruits ! Des chanteurs et des jongleurs tentaient d'attirer les foules avec leurs cabrioles, tandis que des marionnettiste présentaient un spectacle mettant en scène le chevalier dragon...

    Alors qu'elle passaient devant des tentes aux couleurs d'or et d'émeraude, une femme à la peau matte et aux longs et soyeux cheveux cuivrés s'avança vers elles.

    - Bonjour mesdemoiselles ! (elle avait un accent de Myr, ou des îles d'été... Ellyn n'arrivait jamais à faire la différence) Je peux vous aider ?

    - Bien le bonjour madame ! répondit Sansa.

    Elle rigola, révélant une rangée de dents blanches.

    - Ho, je ne suis pas une dame tu sais ! Enfin... pas encore ! Vous venez de nord je suppose ?

    Elle désigna le petit loup-garou argenté qui agrafait la chemise de Sansa.

    - Heu... oui, en effet.

    - Je me présente : Iris. Je viens de Myr, mais je vis maintenant à Hautjardin.

    Un chevalier arriva par derrière. Il avait des cheveux brun/dorés mi-long, un visage souriant et franc.

    - Ha, et voici Ser Guillem Florent, sa mère est une Tyrell... ça lui a épargné les oreilles de son père.

    Nouveau petit rire de sa part.

    Le chevalier fit une petite révérence devant les deux jeune fille et leur sourit.

    - A qui ais-je l'honneur ?

    Sansa fit une révérence :

    - Ravie de faire votre connaissance Ser Guillem Florent,mon nom est Sansa Stark de Winterfell.

    Il lui adressa un franc sourire.

    - Je ne savais pas qu'il y avait des oiseaux si délicats dans le nord... ça m'apprendra à rester trop sur mes préjugés. Je joute aujourd'hui, bien que je ne sache pas encore contre qui. Me ferez-vous l'honneur de venir me voir ?

    La jeune fille sourit face au compliment.

    - Se sera avec plaisir Ser Guillem... !

    - J'en suis ravi ! Les joutes ont lieu cet après midi, les adversaires serons tirés au sort.

    - Parfait ! Nous y serons !

    Le chevalier Florent, sans se départir de son sourire, leur fit un salut d'au revoir avant de retourner vers sa tente : de toile blanche avec une multitudes de petits renards se paradant dessus.

    Iris leur souhaita une bonne continuation elle aussi.

    - On pourra s'installer côte à côte pour assister aux joutes ? J'ai une place à l'estrade, et je suppose que vous aussi... vous êtes la fille unique du gouverneur du nord tout de même, si je suis bien au courant...

    - En effet, répondit Sansa. Se sera avec grand plaisir !

    Nouveau chaleureux sourire.

    - Superbe ! A cette après midi alors !

    - Très bien, à tout à l'heure !

    Alors que la femme à la peau sombre s'éloignait, Ellyn regarda Sansa avec un amusement mêlé d'excitation.

    - Ouais... on va voir les joute cet après midi... et à l'estrade d'honneur en plus ! Ho, et tu as vu comment il te regardait le chevalier ? Je me demande ce qu'il vaut une lance au poing...

    - Oui, j'ai hâte de voir ça !! Je suis tout aussi excitée !

    - C'est la première fois que je vois autant de monde... c'est toujours aussi grand les tournois ? Y a-t-il toujours autant de musiciens, de vendeurs... ho, comme j'y pense... tu pense que la septa nous cherche ?

    - Surement... dépêchons nous avant qu'elle ne nous trouve !

    - Bonne idée... parce que je ne sais pas si ton preux chevalier suffira alors à contenir sa fureur, fit elle avec un petit sourire en coin.

    Elle prit ensuite la direction présumée de leur escorte, là où elles l'avaient laissée en tout cas.

     

    /non loin, une tente grise avait été montée, portant la bannière du loup-garou/

    - On dirait qu'ils ont déjà tout installé !

    - Chouette, allons-y !

    Ellyn suivit son amie, consciente qu'il valait mieux pour elle que l'escorte pense qu'elle soient partie ensemble que ce que se soit elle qui l'ai entrainer.

    - Dis, lui souffla-t-elle... tu lui dis bien qu'on veux aller voir les joutes cette après-midi... ce serais bête d'avoir fais tout ce voyage pour rater le meilleur.

    -oui ! je vais lui demander !

    Ellyn afficha un air ravi et regarda Sansa s'éloigner pour demander l'avis de la septa. Lorsqu'elle revint, la bâtarde du nord lui demanda avec excitation :

    - Alors ? Elle a dit oui ?

    - Oui ! Je suis trop contente !

    - Yeh ! Trop bien ! On va voir les meilleurs chevaliers et seigneurs du royaume ! Je vais me changer, pas question de rester au milieux des grandes dames vêtues de soie avec mes habit de voyage !

    - Oui tu as sans doutes raison ! j'y vais aussi !


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  • Eglantine était assise sur un muret, non loin des remparts. L'aube naissante éclairait l'horizon, et les manteau d'or venait d'ouvrir les lourds battants de la porte.

    Arial arriva, comme promis. A l'heure. Elle chercha des yeux là troubadour. Cette dernière se leva en la reconnaissant.

     

    - Ha, vous êtes venue ! Vous êtes prête à partir ?

    -Oui, je suis la, comme promis. et oui, je suis prête

    La femme fouilla dans une bourse à sa ceinture pour en tirer cinq pièces d'or.

     

    - Voilà vos cinq dragons, comme promis. Nous allons pouvoir partir.

    Arial les prit sans hésitation et attendit que la troubadour tourne le dos pour mordre chacune des pièces, simple principe pour s'assurer que ce sont bien des vrai. Eglantine se dirigea vers la porte.

     

    - Nous allons à Vivesaigue tout compte fait, par la Route Royale. Cela ne vous pose aucun problème ?

    -Du moment que vous arriver à destination. Répondit-elle simplement en la suivant.

    - Ho, je demandais ça comme ça... on passera par Rosby aussi. Ça fait un sacré détour, mais j'ai de la famille là-bas.

    -Très bien, je vous suis.

    Elle sourit et rangea l'argent dans sa poche après l'avoir bien inspecter de vue. Son père lui avait toujours enseigné la méfiance.

     

    ***

     

    La troubadour marchait d'un pas de randonnée, tranquille mais pas lent. Elle n'avait pas grand chose sur elle : un sac en cuir avec ses effets personnels et sa vielle sur une épaule.

     

    - Alors, vous vous appelez comment ? demanda-t-elle à sa compagnonne de route.

    -Fanny. Répondit Arial.

    Elle mentait et s'inventait des nom afin qu'on ne se dise pas en plaine conversation qu'elle aidait un assassin à tuer cette personne et que l'autre réponde qu'elle aidait aider une mamie à traverser la route. De plus, un gang donnait chère sur sa tête donc bon...

    -Et vous ? Reposa t-elle la question.

    - Je m'appelle Eglantine. Eglantine Voix de Grive on me surnomme.

     

    Elle n'avait pas pu s'empêcher de laisser percer un peu de fierté dans sa voix : elle adorait ce surnom. C'était son ancien mari qui le lui avait trouvé. Et maintenant il était mort. Cette pensée effaça de suite son sourire, mais elle s'efforça de ne pas trop s’appesantir là dessus.

    Arial ne répondit rien et vit que quelque chose n'allait pas mais ne dit rien, elle en apprendra bien plus par la suite

    - La route est longue jusqu'à Vivesaigue, fit finalement remarquer la troubadour. Vous avez déjà fait pareils voyages ?

    -Oui, j'habitais loin avant. Arial ne voulait pas trop en dire sur elle et redoutait la conversation.

    - Ha ? Et vous avez déjà combattus ? Pour de vrai je veux dire. En protégeant sa vie ou celle d'un autre, ou en prenant la vie d'un adversaire.

    Arial bougonnait:

     

    -Oui j'ai déjà combattu pour tout les cas cités.

    La troubadour regarda avec dépit son interlocutrice. Elle espérait passer un peu le temps en discutant, mais son "escorte" était apparemment peu bavarde.

     

    - Et vous êtes déjà allé à Vivesaigues ?

    Contente que la femme passe à autre chose, Arial releva la tête et répondit avec plus d'enthousiasme:

     

    -Non jamais, je ne voyage vraiment pas beaucoup, cette grande ville donne assez de fils à retordre.

    Eglantine sourit.

     

    - Oui, Port-Réal est grand, et certaines personne ne connaissent qu'elle de toute leur vie. Mais il existe bien d'autres château et bien d'autres villes... nous pourrons peut-être passer par Harrenhal par exemple. Ce n'est que des ruine à ce qu'il parait, mais elle ont une sale réputation... avec un peu de chance, elles l’inspirerons une nouvelle chanson.

    - Ça pourrait être sympathique, je penserais à m'y rendre quand l'envie de vacances me prendra. Fit Arial.

    - Bah... la route est longue, alors autant en profiter. Le détour n'est pas si grand si on veut y passer sur la route de Vivesaigue.

    Arial retint un soupir.

     

    -Pourquoi voulez-vous aller dans la ville dont nous nous rendons ? L'arriver je veux dire, sans les détours.

    - C'est une destination comme une autre... Il paraît que les jongleurs et les musiciens y sont bien accueillit, alors je vais y tenter ma chance. J'ai toujours eu envie de jouer pour des nobles.

    Elle fit comme si elle ne savait rien sur sa  musique:

     

    -Ah ? vous jouez ?

    - Oui, je joue et je chante.

     

    Elle désigna l'instrument dans son dos.

     

    - Mais je n'ai jamais eu l'occasion de me produire devant un publique qui ait vraiment l'oreille. Surtout... dans des auberges.

    -Dans une auberge ? répétât-elle pour en savoir plus.

    - Ou... oui, dans des auberge, ou des tavernes. De villes en villes. Avec une troupe.

    Arial n'insista pas et continua sans rien dire. Cette discussion rappelait par trop à la troubadour cette vieille scène dans une autre taverne de Port-Réal... depuis, elle n'avait plus jamais osé chanté dans un établissement de ce genre. Mais ça, sa compagnonne de route n'était pas obligée de le savoir.

    - Et à Darry ? Vous y êtes déjà allé ?

    -Non, je ne voyage pas. Mais apparement vous si. Vous allez dans toutes les auberges de la ville où vous êtes avant de repartir dans une autres ? 

     

    Arial décida de s'occuper comme ca

    -Non, je ne voyage pas. Mais apparement vous si. Vous allez dans toutes les auberges de la ville où vous êtes avant de repartir dans une autres ? 

     

    Arial décida de s'occuper comme ça.

     

    - Heu... en principe, non : les troubadour de grand chemin, comme moi, vont souvent chanter dans une auberge en échanger du gîte et du couvert : normal, on attire les clients, alors le tavernier se doit de nous en remercier. Parfois, les clients en questions sont dans leur bon jour et nous donnent quelques liards.

    -Tout naturellement. Repondit Arial sans insistance 

    - En début d'après-midi, nous quitterons la route royale pour un chemin vers Darry, continua-t-elle.

    -je vous suis. Répondit la mercenaire.

     

    ***

     

    En début d'après midi, la troubadour regarda le ciel.

     

    - Tu as faim ? On va bientôt quitter la route royale, à la prochaine à droite. Alors autant manger dès maintenant.

    Elle ne répondit pas tout de suite, se demandant si elle avait vraiment faim... Après réflexion, non elle n'avait pas vraiment faim:

     

    -Si on mange, je mange. Répondit-elle pour ne pas lui imposer le fait de continuer à marcher.

    - Très bien, on s'éloigne un peu de la route alors. Mon pain est simple mais je ne veux pas attiser la convoitise de tout les voyageur passant par là.

     

    Sitôt dit, sitôt fait : Eglantine monta près d'un petit bosquet d'arbres en faisant signe à sa compagnonne de la suivre. Arial la suivit sans se faire prier et monta jusqu'au bosquet sans mal. Là, la troubadour fouilla dans sin sac pour en sortir du pain de voyage, ainsi que de la viande acheté le matin même au marché, et des fruit encore frais.

    -dit donc ! C'est que vous avez prévu pour 4 ! S'étonna Arial. Car elle n'avait que deux pains et trois fruits.

    - Je pensait partager avec vous. Ça nous fera plusieurs jours au moins. Enfin... sauf la viande, je l'accorde.

    -On peut manger un petit vous de la viande maintenant alors, histoire qu'elle ne pourrisse pas trop vite.

    - Oui. J'ai horreur de la viande faisandée, ça n'apporte que des maladies. Le pain pourra bien attendre, et même les fruit durerons plus longtemps.

     

    Elle sorti un petit couteau de voyage pour couper des tranche dans le gigot de mouton refroidis.

    Arial attendit un instant avant de demander:

     

    -Faut-il du feu ?

    - Inutile, elle est déjà cuite. Mais froide, il va falloir faire avec.
    Elle lui tendit une bonne tranche et un morceau de pain pour aller avec.

    Arial la prit, la remerciant d'un sourire et mangea .

    Eglantine mangea elle aussi. D'abord silencieuse, elle ne put s'empêcher de remettre une discussion sur le tapis.

     

    - Vous faites souvent des missions d'escorte dans ce genre ?

    -Non. 

     

    Repondit Arial. Toujours en détestant qu'on parle d'elle.

    Comme son interlocutrice répondait par monosyllabes, la troubadour comprit que le sujet était délicat. Très bien. Elle ne lui forcerais pas la main.

     

    - Pas mauvais sinon ce mouton. J'avais craint pire que ça au prix auquel il était.

    La jeune femme la regarda, sourit légèrement, contente qu'elle change le sujet:

     

    -Faut juste pas faire les difficiles.

    La troubadour sourit.

    - Hé oui... bon, on pourra bientôt reprendre la route ? Vous avez fini ?

    Elle ne repondit rien, laissant sa rage au fond d'elle. Arial détestait qu'on la presse pour manger !!! Elle fini en une ou deux bouche et se leva:

     

    -oui, c'est bon.

    - Paaarfait.

     

    Elle rangea rapidement les affaires, remis son instrument sur son épaule, et rejoignit la route en se laissant glisser (sur les pieds) le long du talus.

    Arial la suivit avec moins d'élégance mais tout aussi bien.

    - D'ici un ou deux kilomètre, annonça Eglantine, on change de direction. Allons-y.

    Un peu pus tard, donc, elle s'engagea sur une autre route qui bifurquait vers l'est à travers champs. La troubadour chantonnait en marchant. Elle ne pouvait pas s'en empêcher : quand elle ne parlait pas, elle chantait.

    Arial leva un coup les yeux au ciel. Qu'elle piplette ! Type fille qui jacasse tout le temps à parler du beau temps... La jeune femme sourit, s'imaginant ce que ca sera quand elle sera mamie, cette dame. Ca la fit gentiment rire

    L'après-midi passa ainsi, tranquillement. Pas un nuage dans le grand ciel bleu, et les blés d'été dorant au soleil.

    Arial, qui marchait toujours derrière tira discrètement son couteau, elle regarda la femme devant elle en plongeant son autre main dans sa poche.... Elle en sortie.... Un chiffon pour le nettoyer .

    La troubadour regardait devant elle, le nez au vent. Dans sa tête, elle essayait de composer une balade sur l'été, en alexandrins si possible...

    - Tu préfères t'arrêter dans un village, demanda-t-elle bien plus tard, ou dormir à la belle étoile ? Moi, en tout cas, je ne marche pas de nuit.

    -La belle étoile. Répondit Arial sans hésitation mais sans faire gaffe à sa réponse. Au moins, ça ne pouvait qu'être vrai.

     

    Elle rangea vite son couteau.

    - Excellent, moi aussi.

     

    En réalité, Eglantine n'avait surtout pas assez d'argent pour payer des auberge tout le long du chemin, mais inutile d'en parler à la femme... les mercenaires avaient tendance à rester moins fidèles quand ils n'était pas assurés d'être payés à la clé.

    -Ici, la ?

     

    - Non, pas au milieux de la route... on va se trouver un coin tranquille où l'on puisse s'installer.

    Elle hocha la tête et la suivit en cherchant un endroit convenable ou dormir. La troubadour fini par dénicher un arbre près d'un ruisseau.
    - Si on s'installe suffisamment loin de l'eau, on pourra passer une nuit tranquille et plus ou mois au sec. Qu'en penses-tu ?

     

    Arial sourit:

     

    -Mais c'est parfait !

     

    Sortant de son sac d'épaisses couvertures de laine, la troubadour en tendit une à Arial.

     

    - Les sol sont durs ici, heureusement que les nuits ne sont pas froides.

    -Heureusement, sinon on dort dans l'auberge dans l'auberge. Merci.

     

    Elle prit la couverture et le posa au sol afin de dormir dessus.

    - On fini la viande ce soir, comme ça elle ne se perdra pas.

     

    Tout en parlant, Eglantine avait sorti la nourriture de sa besace et entreprenait de la couper.

    -J'ai des fruits pour accompagner. Fit-elle en Sortant deux pommes de son sac.

    - Ça ira très bien avec. Un vrais repas de roi.

     

    Elle mit la viande sur deux tranches de main et en donna une à son interlocutrice. Elle accepta de grand coeur la pomme tendu et se mit à manger.

    Arial mangea elle aussi, affamé. Elle ne pensait pas qu'un voyage pouvait être si fatigant:

     

    -Il n'y a pas de monture dans le coin ?

    - Mmm ? Si, sûrement, pourquoi ? Tout les seigneurs ont leur propres monture, et les fermier ont leur chevaux pour la ferme... pas mal de voyageur aussi. Les chevaliers errant par exemple, ou certains marchants... quoique je les imagine plutôt en charrette.

    Arial fut un instant exaspéré, elle posait une petite question et la femme devant elle sortait un baratin:

     

    -Pour qu'on puisse en avoir une chacune. Fit-elle ensuite.

    Le sourire de la femme s'effaça une fraction de seconde, avant de revenir, un peu forcé cette fois.

     

    - Ha, oui, bien sûr... sauf qu'un cheval, ça coûte cher. Très cher, pour une petite musicienne comme moi.

    Arial ne la regardait pas et chuchota:

     

    -Je ne comptais pas les payer...

    Cette fois, le sourire de la troubadour parti pour de bon.

     

    - Voler un cheval ? Tu sais ce qui arrive aux voleurs de chevaux ? Et on est si près de Port-Réal... imagine un peu que le propriétaire aille porter plainte auprès du roi ?!

    -Oui je sais qu'ils sont persécutés et tués...

    - Alors comment tu peux proposer une chose pareille ? En plus, on est encore sur les terre des Targaryens. Tu sais ce qu'ils font de leurs condamnés à mort ? Il les brûlent ! Je ne veux pas finir au bûché !

    Arial ne répondit pas tout de suite et la regarda, impassible:

     

    -Je sais. fini t-elle par dire et croqua dans sa pomme.

    La troubadour continua de la fixer avec effarement.

     

    - Alors... tu n'étais pas sérieuse quand tu parlais de voler des chevaux. Hein ?

    -Je sais pas...

    - Comment ça tu ne sais pas ? C'est hors de question de toute façon !

    Bah oui, Arial n'allait pas lui dire clairement "si je comptais très bien le faire" du coup, elle restait insertaine:

     

    -Je sais bien que tu ne m'aurais pas laisser faire, n'empêche que ça aurai été pratique.

    - Pratique pour quoi ? ronchonna-t-elle. Pour finir brûlé oui ! Ou simplement pendu si c'est sur les terres des Darry qu'on nous retrouve...

    Elle haussa les épaules:

     

    -On meure bien un jour, que ça soit dignement ou en sale rat.

    - Oui, oui... mais je voudrais avoir pu chanter pour des nobles avant. Ce qui ne risque pas d'arriver en étant accusée de voler des chevaux. D'ailleurs, plus tard viendra ma mort, mieux je me porterais.

    -Oui, c'est vrai aussi.

     

    Arial fini son repas

     

    - Bonne nuit alors. On fait peut-être des tours de garde tout de même... même si on a pas de chevaux, certain brigands seraient trop ravis de nous couper la gorge pendant la nuit pour nous voler nos maigres biens.

    -Je te laisse dormir en premier alors...

    - D'accord, mais n'oublie pas de me réveiller.

    -Non, promis.

    Elle veilla donc.

    Et la troubadour s'endormit.
    Bien sûr, la mercenaire pouvait sans problème lui voler tout ce qu'elle possédait, lui trancher la gorge, et repartir tranquillement... mais où va le monde si l'on ne peut même plus faire confiance aux gens ?

    Arial n'y pensait même pas... Quoi que... un ou deux sous voler... Non, elle envoya cette idée voler plus loin et continua à garder. Et la troubadour continua à dormir d'un sommeil de plomb. Autant dans la journée, elle parlait sans arrêt, autant au moins elle ne ronflait pas la nuit.

    Arial fut soulager par le calme environnant, quel plaisir que cette pipelette se taise !

     


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  • Peu de temps après, Ellyn ressorti, avec la fameuse robe noir et argent aux longues manches crevées. La plus complexe de sa garde robe, et la plus élégante, mais rien d’extravagant à côté de ce que portent certaines dames aperçues plus tôt dans la journée...

    Sansa, quand à elle, se vêtit de sa robe mauve aux motifs argentés, avec une étoffe souple et légère.

    - Bravo, tu es ravissante là-dedans ! Sa change des robes de laine de Winterfell... ici on peut se permettre des tissus légers. Tu viens, on y va ?

    - Je te suis !

    Ellyn se fraya un passage dans la foule qui s'amassait autour des lices, pour atteindre la tribune avec Sansa. Elle s'installa sur l'estrade, non loin de la femme de Myr qui les avait invité un peu plus tôt. Elle laissa à Sansa la place juste à ses côtés. C'est vrai quoi, pas sûr qu'elle ait le droit d'être ici... elle était juste une bâtarde quand même...

    D'ailleurs, elle avait remarqué tout en haut de l'estrade, à la place d'honneur, un homme d'age avancé aux cheveux d'argents. Il portait un riche surcot noir frappé d'un dragon tricéphale rouge : l'emblème Targaryen. Il s'agissait du roi, sans équivoque.

    La femme Myrienne à ses côté lui fit un sourire en la reconnaissant, mais elle n'eut pas le temps d'engager la conversation que déjà le héraut sur les bords des lices annonçait les premier chevalier à courir.

    - Ser Lancel Lannister, à ma gauche, et Ser Guillem Florent à ma droite !

    Les deux chevalier entrèrent ensemble. Le premier était monté sur un étalon blanc comme neige, et portait une armure dorée et un heaume surmonté d'un lion rugissant de grenat. Guillem, lui, portait une armure d'acier, monté sur un cheval gris pommelé. Un petit renard d'argent se pavanait sur son casque.

    Tout deux vinrent devant l'estrade, saluer le roi et le seigneur de Vivesaigue. Au passage, Guillem adressa un clin d'oeil aux trois femme assises à l'avant. Sansa souriait et observait la scène.

    Les chevaliers se séparèrent pour aller chacun d'un côté du terrain. Au premier coup de trompette, ils lancèrent tout deux leurs montures au galop, tenant leur lances à l'horizontale et visant les bouclier adverses. Les deux hampes de bois se brisèrent avec fracas sous les aplaudissement des spectateurs : c'était signe que les deux chevaliers était habiles. Deuxième charge, nouvelles lances : Lancés à pleine vitesses, ils se percutèrent de nouveau. Mais cette fois, la lance du Lannister dévia le long du boucliers adverse sans plus de dommages, alors que celle de Guillem le frappait de plein fouet... Lancel se retrouva roulant au sol, sans avoir pu se maintenir en selle. Sous le choc, le lions rugissant de son casque se détacha. Guillem sauta de selle, prêt à poursuivre à l'épée si son adversaire tirait la sienne, mais il n'en fit rien. Alors, il ramassa le lion doré, se dirigea vers l'estrade, et le lança en direction de Sansa.

    - A la plus belle ! clama-t-il. A l'oiseau du nord !

    Sansa rougit énormément, récupérant le lion doré et le serrant dans ses mains.

    Guillem sorti sous les acclamtion du publique, tandis qu'on ramenait le Lannister et son cheval à sa tente.

    Ellyn donna un coup de coude et une oeillade amusée à Sansa, mais n'eut pas le temps de dire un mot que déjà le héraut annonçait les prochains adversaires :

    - Le Prince Viserys Targaryen à ma gauche, et Ser Gregor Barathéon à ma droite !

    Tout deux entrèrent en lice. Le prince montait son grand destrier noir, plus rien à voir avec sa fine jument dornienne de voyage. Son armure était assez légère pour une armure de tournois, composée du strict minimum de protection. Son casque noir était surmonté d'une gueule de dragon béante, et ses fines ailes rouges se repliaient sur les côtés. le dragons tricéphale qui ornait son bouclier semblait narguer le cerf couronné de son adversaire, en face. Gregor Barathéon était un chevalier dans la force de l'age, avec de larges épaules et le regard bleu perçant. Son heaume portait des andouillets de cerfs, de même que la protection frontale de son cheval.

    Les deux cavaliers vinrent se présenter devant le roi et le seigneur, comme le voulait la coutume. Viserys affichait un air suffisant, et lança un regard presque amusé à son adversaire avant de refermer la visière de son casque.

    Les deux jeunes filles du nord souriaient tranquillement et observaient la lice.

    Les trompettes sonnèrent et les deux chevaux s'élancèrent au galop. Alors que les deux adversaire se rapprochaient à toute vitesses, Ellyn attrapa la manche de Sansa.

    - La lance du prince... elle est trop basse, il ne va pas toucher le bouclier...

    Au fond, La jeune fille avait espéré la victoire du beau Targaryen fasse à la brute Barathéon, c'était plus conforme à une belle histoire de chevalerie... elle allait s'en mordre les doigts.

    En effet, la lance était trop basse. Elle percuta le cheval en pleine tête et fit voler au passage un des andouillets de son armure. Sans cela d'ailleurs, il serait peut-être mort sur le coup... au lieu de quoi il pala soudainement et se cabra, envoyant son cavalier rouler dans la poussière.

    Ser Grégor se releva d'un coup, bien décidé à ne pas se laisser abattre si facilement. Il tira son épée et attendit le prince de pied ferme.

    Viserys sauta de cheval, tirant sa propre arme, et les deux adversaires commencèrent la danse...

    L'épée de Ser Grégor fusait avec une rapidité impressionnante, et une force telle qu'elle aurait pu facilement couper un bras en deux. Le prince commença une retraite précipitée, parant certaines attaques avec son épée, d'autre avec son bouclier, et esquivant par bond les coups les plus violents. Ils traversèrent ainsi une bonne partie du terrain. Le barathéon frappait avec de plus en plus d'assurance et de force, il y était presque... Viserys fit un nouveau bond en arrière, à peine plus grand que les autres, Ser Grégor le suivit pour tailler... Trop tard. Sur la marche de son adversaire, le prince était parti en flèche, épée en avant. Trop surprit, et prit dans son élan, le Barathéon ne pu esquiver la lame qui le toucha sur le bas de la tête, faisant voler son heaume au passage.

    Sachant que poursuivre le combat sans son casque était une folie, le chevalier se rendit de bon coeur, et Viserys partit gagnant. Il releva sa visière et sorti du terrain avec son cheval, adressant au passage un sourire victorieux à son père.

    Le roi, étrangement, se tenait crispé sur son siège, plus furieux que réjouis...

    - Hmm... bizarre cette réaction, fit remarquer Sansa.

    Ellyn se tourna vers son amie.

    - Hein ? De qui tu parles ?

    - La réaction du roi...

    Ellyn regarda le roi avec plus d'attention.

    - C'est vrai qu'il pourrait être plus fier... son fils a gagné quand même.

    - En effet...

    - Ha ! Ils appellent de nouveaux chevaliers !

    En effet, le héraut appela deux nouveaux adversaires pour qu'ils s'affronte. Ellyn n'en connaissait aucun. Sansa, quand à elle, continuait de les regarder mais pensait sans cesse à Ser Guillem.

    L'après-midi se déroula ainsi par de nouveau éliminatoires. Comme les chevaliers étaient nombreux en ce début de tournois, le niveau des joutes pouvaient beaucoup varier, et aucun ne repassa deux fois.

    Vers la fin, Lorsque le soleil commença à décliner, le seigneur de Vivesaigue annonça que les joutes prendraient fin pour la journée, et qu'ils allaient procéder au tirage au sort pour les rencontre du lendemain... les spectateurs pouvaient rentrer chez eux, ils n'y aura plus de duel pour la journée.

    Sansa se leva, imitant les autres, pour aller rejoindre sa tente. Mais au lieu de cela, elle se dirigea vers l'endroit où était partit Ser Guillem.

    Le chevalier était entrain de se faire retirer sa lourde armure par son jeune écuyer.  Il sourit en la voyant arriver.

    - Sansa ! Vous avez bien profité du spectacle alors ?

    - C'était spectaculaire !

    - Ravi de l'entendre... Mon adversaire était vaillant aussi, je l'ai senti... mais il n'a pas eu de chance, tout bonnement. C'est beaucoup une question de chance, les tournoi. Parfois, un simple coup de vent, et... paf ! ta lance dévie ! Enfin... il y a parfois des choses qui ne peuvent pas passer pour des accidents. Et qui ne sont pas des conduites très chevalières.

    Il fronça les sourcils un instant, comme perdu dans ses pensées, puis reporta son attention sur Sansa, le visage à nouveau lumineux.

    - Tu avais déjà assisté à un tournoi par le passé ?

    - Non c'est le premier auquel j'assiste !

    - Vous m'en voyez bien content : ça me fais moins de concurrence pour me proclammer comme votre champion.
    Il lui adressa un sourire entendu :

    - ... ce qui ne vous engage à rien, bien entendu.

    Elle lui sourit :
    - Ahah ! Je serais heureuse de voir ça !

    - Chaque joute que je gagnerais sera pour vous ! J'ai reçut les résultats des tirages au sort, je sais qui j'affronterais demain : Randyl Arryn, et Viserys Targaryen ! Que du défi !

    - Ce seras avec la joie de vous voir triompher !

    - Votre amie aux cheveux bouclés n'est pas là ? Elle sait où vous êtes ?

    - Je pense, oui !

    - Elle a dû avoir trouvé mieux à faire alors. Peut-être est-elle restée avec Iris.

    Comme il parlait, le roi Aemon passait en coup de vent entre les tente, suivit d'une petite escorte. Il se dirigeait vers la grande tente noire au dessus de laquelle claquait au vent un oriflamme au dragon.

    L'écuyer avait fini d'enlever son armure au chevalier, et il partit la ranger. Guillem fut à nouveau libre de tout ses mouvement, et il proposa à Sansa :

    - Vous boirez bien quelque chose ?

    - Volontiers !

    Il l'invita dans sa tente et lui servis une petite coupe de vin.

    - Du La Treille Auré, mon préféré.

    Il lui tendit la coupe avant de s'en servir lui-même un verre. Sansa prit la coupe de vin et dégusta :

    - Très bon...

    Il sourit.

    - N'est ce pas ? Mon père a pour habitude de dire que le vin de La Treille est le meilleur de tout Westeros... Mais n'allez surtout pas dire cela à un gars de Vieilleville, ou il prendra la mouche !

    Il éclata de rire avant de secouer la tête et de la regarder à nouveau.

    - A votre façon de boire, je jurerais que vous ne goûter pas souvent de vins pareils par chez-vous...

    Elle rit.

    - Pas vraiment... disons que c'est la première fois.

    - Vraiment ? Hé bien... ce n'est pas courant pour une femme de votre age. Tant mieux devrais-je dire. Au moins, vous êtes loin de l'ivrognerie.

    La jeune femme rigola.

    Ellyn arriva en courant des lices, où elle était effectivement resté en compagnie de Iris.

    - Sansa ! Ça va ? Ho, je vois que tu es en bonne compagnie...

    - Ah, salut Ellyn !

    La jeune fille désigne le soleil déclinant.

    - Je me disais qu'on ne devrait pas trop tarder à rentrer... mais tu as l'air en grande conversation, je m'en voudrais de t'interrompre.

    - Mieux vaut rentrer... et puis de toute façon on se voit demain ?

    Le chevalier répondit dans un sourire :

    -Je l'espère bien ma dame. A quoi bon être le champion d'une beauté si elle n'est pas là pour vous voir triompher ?

    Sansa rougit énormément.
     
    - En effet, cela poserait problème... !
     
    Elle rit.

    Ellyn prit un air moqueur, puis elle prit Sansa par la main.

    - On verra tout ça demain. Tu viens ? Je ne suis pas sûre de pouvoir retrouver mon chemin au milieu de toutes ces tentes de nuit.

    - J'arrive, j'arrive ! répondit-elle sans cesser de rigoler.


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  • Le roi entra dans la tente en laissant ses garde dehors. Viserys était assis nonchalamment sur une chaise, laissant un serviteur dégrafer son armure, une coupe de vin à la main. A l'entrée de son père, il tourna la tête vers lui et lui adressa un large sourire.

    - Père, entrez-donc ! Et goûtez-moi cet excellent vin dornien, rien de tel après un tournoi !

    Aemon soupira.

    - A t'entendre, il n'y a jamais rien de tel qu'un bon vin dornien.

    - Et c'est vrai ! Ravi que le message sois passé !

    Le roi soupira à nouveau et s'assit sur une autre chaise.

    - Laisse-nous, ordonna-t-il au serviteur, qui décampa sans demander son reste. Ha, Viserys ! Je n'aurais jamais dû te laisser partir pour Dorne aussi longtemps ! Voilà maintenant que tu te bas comme un scorpion ! Es-tu un dragon ou un vulgaire serpent rampant, pour offrir un spectacle si déplorable ? Tu n'a lancé qu'une seule véritable attaque de tout ton duel !

    - Une seule, admit-il, mais qui toucha. Contrairement à ce bourrin de Grégor qui fit pleuvoir les coup et perdit.

    - Sors donc de ta tente, et tu entendra plus d'un murmurer qu'il méritait plus la victoire que toi.

    - Lorsqu'on est sur un champs de bataille, ce n'est pas le mérite qui fait ta survie. C'est la différence entre celui qui touche et celui qui rate.

    Le roi soupira une énième fois et se leva.

    - Essaye au moins de prendre en compte mes argument lorsque tu entrera en piste, demain.

    Il quitta la tente sans un regard en arrière.

     

    ***

     

    Toute excité, Ellyn regardait dans ses robes.

    - On met les même que la veille tu penses ? Ou est-ce que les dames changent de robes tout les jours ? Ho, je me demande qui ton chevalier du Bief va affronter...

    - Il me l'as dit hier ! Et oui je vais changer de robe !

    - D'accord, je changerais aussi alors...

    Elle fouilla au fond de son coffre, mettant un peu tout sans dessus-dessous avant de trouver ce qui lui plaisait : une robe simple, de velours vert avec un tout petit peu de dentelle autour du col.

    - Tu en pense quoi ?

    - Très jolie.

    - Merci ! Tu compte mettre quoi toi ? Je te conseil quelque chose de bleu, si tu as, ça mettra en valeur tes yeux...

    - Oui, tu as raison !

    Peu de temps après, une fois qu'elle furent habillée... :

    - On y va ?

    Sautillant presque sur place, Ellyn s'était décalée vers l'ouverture de la tente.

    - J'arrive ! s'écria Sansa en se précipitant vers la sortie.

    En voyant Sansa si pressée, Ellyn sortie à sa suite et se dirigea vers les lices pleine de rêves, de duels chevaleresques, et d'aventures palpitantes dignes des contes...

    Tout le monde s'installait peu à peu autour des barrières, les plus nobles hôtes s'installant juste sous le roi et le sire de Vivesaigues, sur l'estrade. Le héraut qui annonçait déjà la veille les chevalier des duels se trouvait à nouveau au milieu de tout ce monde, relisant la fiche qui lui rappelait qui affrontait qui et dans quel ordre.

    Les deux jeunes nordiennes attendaient le commencement, quand enfin la trompette sonna, et le héraut appela. D'abord défilèrent des chevaliers que ni Sansa ni Ellyn ne connaissaient, mais il finit enfin par appeler :

    - Ser Randyl Arryn à ma gauche, et Ser Guillem Florent à ma droite !

    Les deux chevaliers entrèrent en piste dans leurs armures rutilantes, et leurs lances et boucliers au poing.

    Le regard de Sansa était accroché sur Ser Guillem Florent, son coeur se mit à battre à une allure de folie et ses joues prirent une couleur rosée.

    Après s'être brièvement inclinés devant le roi, les deux cavaliers se séparèrent et le duel commença. Les chevaux étaient lancés à fond, le sol tremblait sous leurs sabots. Les deux lances se brisèrent net. Il échangèrent ainsi trois passes, avant que, d'un coup particulièrement bien placé, Ser Guillem réussit à faire vider les étriers à son adversaire. La lutte se poursuivit ensuite au sol, à coups d'épée. Les deux chevaliers se défendaient bien, mais Ser Randyl était déjà d'un certain age, et il fatigua plus rapidement. Il se prit un coup dans le heaume qui dû le sonner un peu, puisqu'il se rendit et donna la victoire à Guillem.

    Tout fier et victorieux, le chevalier au renard ramassa un petit croissant de lune argenté qu'il avait réussit à faire tomber du heaume de son adversaire pendant les joutes à cheval. Il s'approcha de l'estrade, s'inclina devant toute la noblesse, sourit, puis lança le petit croissant vers Sansa.

    - Un faucon aurait mieux convenu à mon oiseau du nord, mais la simplicité du heaume de mon adversaire ne m'aura offert qu'une lune. Qu'importe ! A la plus belle !

    Sansa prit le croissant dans ses mains, rougissant de plus belle, lui faisant une révérence en guise de remerciement.

    Ellyn adresse un clin d'oeil à sa voisine, tandis que de nouveau adversaires étaient appelés. Il fallu attendre une bonne heure avant que le héraut ne clame entre deux applaudissements :

    - Ser Guillem Florent à ma droite, et le Prince Viserys Targaryen à ma gauche !

    Sansa souriait et regardait, confiante.

    Ellyn agrippa la manche de Sansa tandis que les deux adversaires entraient piste.

    - Tu ne m'avais pas dit qu'ils allaient s'affronter ! Il ne craint pas trop pour son cheval, ton champion ?

    Pendant ce temps, Guillem récupérait la lance que lui tendait son écuyer tandis que Viserys se faisait servir par un soldat Targaryen (puisqu'il n'est pas vraiment chevalier, il n'a pas d'écuyer). Ellyn pu noter que en effet, le cheval de Ser Guillem était plus caparaçonné que lors du premier duel : une sorte de casque de fer sur la tête, et une armure équestre de plaque pour protéger son poitrail.

    - En effet, admit Sansa, c'est inquiétant...

    Les trompettes sonnèrent, et les deux cavaliers éperonnèrent leurs chevaux. Comme lors de sa première joute, le prince tenait sa lance excessivement basse, visant le cheval. Guillem, au contraire, visait le bouclier au dragon avec une précision méthodique. Puis se fut le choc. Miracle ou maitrise parfaite, qu'importe : le chevalier au renard avait réussit à faire faire un écart à sa monture, et la lance rouge et noire passa à côté des flancs de l'animal, et ne fit que frôler la jambe du cavalier sans faire plus de dégats. La lance de Ser Guillem, par contre, frappa le bouclier du prince de plein fouet et éclata en milliers de petites échardes de bois. Viserys chancela sur sa selle, mais réussit tant bien que mal à se rattraper, et retrouva finalement son assiette.

    Deuxième charge, nouvelles lances : les deux cavaliers au galop se rapprochaient à toute vitesse. La lance de Guillem dérapa cette fois sur le bouclier sans faire trop de dommages, mais celle du prince le cueillit en pleine poitrine. Trop attentif à son cheval, le chevalier Florent n'avait plus prit garde à son bouclier, et avait laissé son torse offert à l'arme adverse. Il fut littéralement projeté hors de selle et roula dans la poussière.

    Il eu le souffle coupé pendant quelques instants, mais se releva bien vite, toujours combatif, et tira son épée. Viserys sauta de selle et le rejoignit. La danse pouvait commencer.

    Guillem avait bien vu le premier affrontement du prince, et il avait noté sa manière de se battre : esquiver, donner l'impression à l'adversaire qu'il allait gagner, et puis frapper soudainement avec la vitesse du serpent. Il ne l'aura pas comme ça, pas cette fois-ci. Le chevalier se mit en garde et prit des distances. Voyant cela, le prince n'eut d'autre choix que d'aller le titiller de la pointe de l'épée, le forçant à être toujours sur ses gardes. Puis il attaqua avec plus d'intensité. En réalité, Guillem le laissait faire, il attendait de voir une faille dans la garde de son adversaire, ou il pourrait engouffrer son épée. Il sentait le prince oser de plus en plus, et soudain... il le vit. Cet infime relâchement, se petit espace dans la garde. Viserys avait trop poussé son attaque en visant le bras. Guillem para l'attaque avec son bouclier et profita de cette unique chance pour piquer dans le petit espace offert avec son épée. Avant de sentir une douleur soudaine dans le bras. Il recula précipitamment et regarda le sang perler de l'articulation de l'armure. Une feinte, ce n'était qu'une feinte de plus. Le prince avait prévu cette attaque depuis longtemps. Un coup soudain à la tête le sonna, et un nouveau lui arracha son heaume. Pour achever le tout, Viserys lui faucha les jambes, le faisant s'écrouler à terre.

    Comme Ser Guillem levait une main en signe de défaite, le prince ôta son heaume et s'approcha du vaincu. D'un coup sec d'épée, il trancha net le petit renard bondissant sur le sommet de son casque, et, sous le regard médusé du chevalier, se dirigea tout droit vers les tribunes.

    Sans un regard pour son père, le prince fixa ses prunelles violettes sur Sansa et lui lança le petit renard. Puis il clama avec un sourire amusé :

    - Pour la poule de Ser Guillem !

    Sansa avait les yeux écarquillés devant la défaite de Ser Guillem. Elle ne savait comment réagir.

    Le chevalier se relevait en s'époussetant, et lança un regard chargé de haine au prince. Puis, il ramassa son heaume et récupéra son cheval qui avait profité du duel pour partir à l'autre bout des lices.

    Ellyn n'avait pas lâché la manche de Sansa durant tout l'affrontement, et, si elle s'était enfin décidé à la lâcher, elle n'en restait pas moins tendue. Sansa, quand à elle, tremblait pour son beau Ser Guillem.

    Le chevalier avait réussit à rattraper son cheval, et il sortait maintenant de piste, non sans avoir au préalable lancé un regard d'excuse en direction de Sansa. Il avait la démarche un peu chancelante, sans doute encore un peu sonné, mais il ne semblait pas trop blessé.

    Viserys, de son côté, avait aussi récupéré son étalon noir, et quittait la piste de son côté, tandis que le héraut appelait les adversaires suivants.

    Sansa déglutit et continua d'observer le tournoi. Ellyn fit de même, non sans jeter de fréquents coups d'oeil à Sansa.

    - Sansa, ça va ?

    demanda-t-elle.

    - Tu n'as pas l'air très bien...

    - Si... je vais bien...

    - Bon, si tu le dis...

    Dans son regard, elle était toujours un peu inquiète, mais elle cessa de la questionner.

     

    Le roi quitta peu de temps après les tribunes, prétextant une affaire urgente, tandis que Sansa se levait pour regagner la tente.

    - Tu veux que je vienne avec toi ? demanda Ellyn.

    - Comme tu le souhaite...

    - J'avais envie de voir la suite, mais je suppose que pour toi... ça n'a plus beaucoup d'intêret maintenant.

    Elle jeta un regard aux lice où deux nouveau cavaliers s'affrontaient. Elle admit que le tournois présentait bien moins d'amusement maintenant...

    Sansa ferma les yeux et ne répondit pas.

    - Tu es VRAIMENT sûre que tu te sens bien ? insista Ellyn.

    - Tu as vu comment m'as regarder son adversaire..? Il m'as mis la honte...

    - Le prince... oui, j'ai vu. Je crois que c'était surtout Ser Guillem qui était visé, mais j’admets que... c'était pas très sympa. Tu as gardé le petit renard ?

    - Oui...

    - J'imagine que ton chevalier voudra le récupérer. C'est vraiment dommage... il méritait de gagner, d'être champion ! Tu imagine, tu aurais été reine d'amour et de beauté du tournoi !

    - Je sais...

    Elle fit un petit sourire pour le principe.


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  • Arial regardait la lune, haute. Elle réveilla donc la troubadour, pas très délicatement:

    -Debout, c'est à toi. Fit-elle, et pour être sur qu'elle se réveille, il lui donna une petite bousculade de la main.

    - Mmm ? Oui, oui, ça va...

    Elle se redressa en position assise et se frotta les yeux pour se réveiller. Elle détestait être tirée du lit, mais bon... il fallait bien monter la garde si l'on ne voulait pas être assassiné pendant la nuit. Arial la regarda se lever et se tourna pour dormir sans rien ajouter.

    Eglantine resta assise, sa couverture sur les genoux pour se garder du froid, et se chanta des chansons dans la tête pour rester éveillée. Arial, quand à elle, ne dormit pas tout de suite, encore sur la défensive mais fini par se laisser gagner par la fatigue, son sac enrouler de ses bras.

    ***

    A la fin de la nuit, Eglantine dormait à moitié. Elle avait toutefois les yeux suffisamment ouvert pour voir le soleil se lever, et elle secoua sa voisine.

    Arial bondit sur ses pieds la main prête à choper une arme:

    -Y a quelqu'un ? Fit-elle sur la défensive avant de se rendre compte que le soleil se levait

    - Ça y est, c'est l'heure...

    - Hé, calme-toi... c'est juste le matin. Tu veux une tranche de pain ?

    Arial se ré assit:

    -Non merci, j'ai déjà manger hier soir

    Elle prit un air étonné.

    - Ha, et alors ? Tu ne mange que deux fois par jour ? La route sera longue encore aujourd'hui, et il fera chaud, mieux vaut prendre des forces...

    - J'économise la nourriture. Répondit-elle neutre.

    - Bah, ne t'en fais pas... il m'en reste encore assez pour aujourd'hui, et on devrait arriver à Darry avant le soir.

    Arial fut légèrement agacé par l'insistance mais Eglantine connaissait le chemin mieux qu'elle, elle hocha donc la tête, d'accord pour manger. La troubadour lui tendit un peu de pain, désormais légèrement rassis, et mangea sa propre part en regardant un oiseau posé dans le buisson d'à côté.

    Uns fois fini son petit déjeuné, elle rangea ses quelques affaires et se prépara à repartir.

    - Tu es prête ? Avec un peu de chance, ce soir, on dort dans un lit !

    Arial mangea sa par et se leva:

    - Oui, c'est tout bon.

    La troubadour lui sourit et reprit la route vers Darry. Arial la suivait sans un mot, contente qu'elle ne dise rien.

    Eglantine marchait d'un bon pas, pressée d'arriver enfin à destination. Arial la suivait au même pas, mi-course mi-croisière, pour la suivre. Soudain, la troubadour se stoppa net. Une flèche venait de filer juste devant son nez, la ratant de peu. Elle tourna la tête dans la direction du tireur, et vit deux hommes armés l'un d'un gourdin et l'autre d'une sorte de hache de bucheron, et qui fonçaient vers elle en criant.

    Arial les vit et sorti son épée d'une main en s'interceptant entre là troubadour et les deux hommes... 

    L'homme à la hache arriva avant l'autre et leva sa hache pour lui donner un coup. La jeune femme mit alors son épée en diagonale au dessus d'elle pour se protéger du coup au cas où elle n'irait pas assez vite et de son pied, elle envoya un violant coup de pied dans les partiels génitales de l'homme avant de rouler au sol pour s'écarter du combat en voyant l'autre homme arriver, il fonçait droit sur sa protégé. Arial se remit alors en travers de son chemin et se protégea d'un coup de son épée avant d'envoyer son attaque, elle joua des majorettes devant elle pour impressionner et le déstabiliser avant de piquer droit sur le ventre de l'homme. Elle aimait bien piquer droit. Il sauta sur le côté pour esquiver mais, sans ramener l'épée vers elle, Arial envoya son épée sur le côté pour le trancher en deux. Il esquiva encore en sautant en arrière mais l'épée lui fit une belle entaille profonde. 

    Arial l'envoya alors d'un coup de pied rouler plus loin. Elle observa alors, l'homme à la hache fonçait droit sur Églantine.La troubadour, effrayée, recula et ramassa un bâton qui trainait sur le bas-côté dans l'espoir de le maintenir à distance. Avec peu d'efficacité toutefois, car un seul coup de hache suffit à le lui arracher des mains, et elle dû faire un bond en arrière pour se tenir hors de porté encore un peu.
    Pendant ce temps, l'archer s'était relevé de dernière un buisson. Le troisième homme était petit et gringalet, contrairement à ses compagnons, et il visait maintenant Arial avec concentration, comprenant que c'était d'elle qu'émanait le danger.

    Arial dût s'occuper de l'archer, elle se protégea donc et vive comme l'éclair, tira trois couteaux qu'elle jeta sur l'homme, sur les trois, un seul se planta sur la cuisse de l'homme. Il lui fallut ce moment d'inattention pour que la jeune femme bondisse sur lui, en criant:

    -Vous voulez la mort ? Vous aurez la votre, fini la gentillesse.

    Et sans rien ajouter, elle désarma le petit homme d'un coup d'épée dans le bras armé de l'arc. Qui se trancha en deux.

    Pour être sur qu'il ne se relève pas de si tôt, elle envoya un coup de pied dans sa tête. Puis, parti défendre Eglantine, elle arriva par derrière mais l'homme l'avait vu et se retourna en envoyant son arme dessus, elle roula au sol et habile, elle trancha en même temps les pieds de l'homme qui tomba. Puis elle se releva et frappa l'homme de toute ses forces (sans armes) puis le désarma.

    Seulement, contre trois était trop difficil car le premier envoya un coup de sa masse dans les cotes de la battante, qui tomba à terre sous le coup. Pétrifiée de peur (et aussi un peu de dégout), Eglantine ne sut que faire durant tout le long de l'affrontement. Quand l'homme à la masse toucha durement la mercenaire au flanc, elle ramassa un cailloux gros comme le poing qui trainait par terre et le lança à la tête de l'homme. Comme elle avait eu un peu de mal à viser, et que l'homme la vit au dernier moment, le cailloux le toucha seulement au bras, ce qui n'eut d'autre effet que de détourner son attention pendant quelques secondes...

    Arial remercia intérieurement la troubadour pour ce petit moment accorder. Alors, sans se relever, elle trancha l'homme au niveau du ventre, bien la ou il n'y avait pas d'os pour retenir. Il tomba au sol, inerte. Elle se releva couverte de sang (d'elle et de l'homme) et lui choppa les cheveux, tirant sa tête en arrière et mit dangereusement l'épée touchant son cou.

    -Vous voulez finir comme lui ??! Alors filez et vite !! Cria la combattante, hors d'elle.

    La troubadour, terrifiée par tout ce sang, ne bougeait plus d'un poil. Elle ne pouvait détourner les yeux de la scène, et attendit la réaction de l'homme, tendue comme un ressort.

    Le petit homme uni-main avança sans bruit derrière elle mais en avertissement, elle répéta:

    -J'ai bien dis, filler vite...

    Elle tourna légèrement la tête vers l'homme et le regarda durement:

    -On ne joue pas avec les grands quand on est pas à la hauteur. dit-elle sèchement. Elle ne trouvait pas du tout ça sympas de lui faire ressortir son "défaut" physique... Mais enfin, pas de pitié.

    L'homme se renfrogna:

    -Tu vas voir ce que les petits sont capable de faire ! Et il l'attaqua. Elle s'esquiva, en tournant sur elle même pour envoyer son épée sur lui. IL tomba.

    -Oui, je vois ça. Tu apprendras, peut-être un peu tard, que quand on prévient, ton adversaire sait que tu vas attaquer. Parole d'habituer.

    Et elle lui trancha un pied pour être sur qu'il ne la ré attaque pas. Puis elle se dirigea vers l'autre homme qui rampait à terre pour aller chercher sa hache. Pile au moment ou il allait la prendre, l'arme de la jeune femme se planta sans sa main. Il poussa un cri de douleur. Comme les deux autres qui gémissait. 

    Elle la retira et prit la hache.

    Eglantine se retint de justesse de vomir. Tout cela ne lui rappelait que trop cette fameuse soiré qui avait mal tournée, dans cette auberge miteuse au bord de la route... Elle ne fit rien de plus pour aider la guerrière, mais, de toute façon, elle avait l'air de ne pas trop mal s'en sortir...

    Arial se redressa:

    -Bon... cadeau, je ne vous tue pas. Annonça t-elle un sourire narquois. 

    Les hommes ne répondirent rien.

    Elle se tourna alors vers Eglantine, attendant un ordre.

    La femme ne disait toujours rien, pétrifiée. De toute façon, vu les blessures qu'ils ont... ils risquent fort de mourir, et dans d'atroces souffrances... si ils sont réduit à attaquer les passants, c'est qu'ils ne doivent pas avoir grand chose pour eux...

    Elle regarda la mercenaire et finit par lâcher piteusement.

    - Heu... on reprend la route alors ?

    Arial hocha la tête mais tourna la tête vers le carnage. Laisser des hommes souffrir.... Elle n'aimait vraiment pas:

    -Autant abréger leur souffrance. Dit-elle en se donnant bonne conscience. Elle les tua alors un a un, vite. Puis elle repartie vers Eglantine.

    Du sang coulait le long de son crane. Son dos se tordait de douleur à chaque pas, pour le coup dans les cotes. Et elle souffrait de l'épaule, gravement touché.

    - Vous... allez bien ?

    Elle passa du tutoiement au vouvoiement, sans vraiment s'en rendre compte.

    - Peut-être qu'on peut de repos... ?

    Arial sourit par la langue de la jeune fille qui avait fourché:

    -Je veux bien mais pas ici... Je ne tiens pas à les voir plus longtemps.

    - Bien sûr, bien sûr... moi non plus !

    -Je vous suis. Fit-elle impatiente de partir avant que d'autre, au cas ou, rappliquent.

    La troubadour hocha la tête et s'éloigna à grands pas du lieu de carnage. N'empêche... heureusement que cette femme était là, sinon... qui sait ce que ces hommes auraient pu lui faire ?

    Arial boitait à cause de son dos. Elle se tenait l'épaule mais avançait sans lâcher une plainte.

    - Courage, nous serons bientôt à Darry... une fois là-bas, on pourra se reposer et soigner tout ça.

    -J'espère bien ! répondit-elle d'un ton qui voulait être joyeux mais tremblant par la douleur.

    En effet, peut de temps après,le château de Darry apparu à l'horizon. Il n'était guère gros, rien à voir avec Port-Réal, mais il était si bienvenu qu'on le lui pardonnait bien, à l'heure actuelle. Arial leva la tête vers la bâtisse. Quel soulagement rien qu'en la voyant !

    Personne ne fit vraiment attention à elles lorsqu'elles entrèrent, mais quand Eglantine demanda à voir le mestre, les gens indiquèrent unanimement le donjon.

    - Vous ne pourrez pas passer sans l'autorisation du seigneur. Mais vous avez de la chance, il doit partir aujourd'hui, vous le croiserez forcément dans la cour entrain de s'apprêter.

    Arial la suivit sans rien dire, elle s'arrêta quand la question fut posé mais restait complètement indifférente. Eglantine les remercia et continua en direction du donjon. Dans la cour, devant ce dernier, une troupe s'apprêtait en effet à partir. La troubadour s'approcha avec timidité, cherchant à repérer le seigneur des lieux.

    Arial comprit ce qu'elle voulait "comme si c'était le moment de faire la cour au roi..." pensa t-elle, sans vraiment savoir pourquoi elle voulait voir le roi d'ici... elle supposait.

    La blessé chercha donc aussi et repéra un homme bien habillé, entourer de beaucoup de monde. Elle tapota donc l'épaule de sa protégé et fit un mouvement de tête désignant le seigneur.

    Eglantine suivit le regard de la mercenaire et la remercia, puis se dirigea vers l'attroupement avec hésitation.

    - Heum... bonjour... Ma compagne ici présente est blessée à cause d'un groupe de brigands, et aurait bien besoin de l'intervention d'un mestre... On a de quoi payer, bien sûr.

    Lord Darry la regarda comme si il venait de voir une poule lui annoncer qu'il était temps de tondre des montons... Puis il lui répondit en fronçant les sourcils (qu'il avait fort épais soi dit en passant...)

    - Des brigands ? Aux abords de Darry ? Vous faites bien de le dire, il va falloir renforcer les patrouilles... Il n'y a pas eu de morts au moins ?

    La troubadour répondit d'un signe de tête négatif, ce qui sembla rassurer le seigneur.

    Arial les avait écouter de loin. 

    Elle ne retint pas une espèce de toux étouffement en aportant son poings pres de la bouche lorsque la troubadour répondit négativement, le geste (extrement discret donc on ne peut pas vraiment en prendre compte) avait été rapide qu'elle n'avait s réfléchi vraiment a la question. Elle regarda le seigneur en se demandant de quel mort il parlait.

    - Bon, dites aux gardes que vous avez mon autorisation de rentrer dans le donjon, et adressez-vous au mestre, il s'occupera de vous. Je m'occuperais de faire renforcer les patrouilles pendant mon absence.

    Il leur tendis un petit cachet de cire portant son seau.

    - Vous le donnerez aux gardes en guise de preuve.

    Arial eut un soupire de soulagement et suivit la troubadour pour se faire soigner. Eglantine présenta donc le seau aux gardes, qui les laissèrent passer. L'un d'eux les emmena même dans la tour du mestre pour leur éviter de se perdre.

    Elles suivirent le garde, qui les mena devant le laboratoire du mestre.

     

    - Vous avez bien de la chance, les prévint-il : d'habitude, seul les habitants de Darry se font soigné par le mestre, et en priorité les soldats et la famille du seigneur.

    Arial lui lança un regard en coin, elle ne comptait pas bavarder et son habitude de remercient n'allait pas changer. Vu que sa protégé était plus que bavarde, elle pouvait très bien le faire à sa place. Tout ce qu'elle voulait c'était ne plus sentir cette douleur qui lui tordait les boyaux.

    Le mestre de Darry était un petit homme, d'un age avancé, les cheveux grisonnants. Lorsque Eglantine lui présenta le problème de la mercenaire, il lui fit répéter certaines choses à plusieurs reprises : de toute évidence, son ouïe était bien diminuée.

     

    Cependant, une fois qu'il eu comprit le problème, il demanda à la femme en habits de cuir de venir sous la lumière de sa chandelle pour qu'il puisse mieux voir ses blessures.

    Arial retenait des soupires et de s’énerver contre l'homme mais ne disait rien, il avait la gentillesse de la soigner...

     

    Elle s'exécuta sans attendre et se mit a la lumière. Il palpa ses côtes, étudiant ses réactions et ses grimaces pour faire sa conclusion.

    Arial se crispa instantanément. Sentir des mains sur son corps qui ne lui voulait pas de mal l'énervait. Elle décrochait des grimaces de temps à autres mais ne disait rien.

    - Hum... vous avez au moins une côte cassé je pense. Pour vos plaies, je vais les désinfecter. Dite-moi d'abord : avec quel genre d'objet ont-elles été faites ? Des armes je suppose ?

    Arial réfléchi a la question en se remémorant le combat:

     

    -heu...une hache, je croix qu'il y avait une hache...et.... Il y avait un arche... Une épée ? Non c'était moi l'épée.. 

     

    Elle regarda Églantine comme pour lui demander... 

     

    -Je ne sais plus après.... On s'est sûrement aussi tapé au coup de poings...

    - Oui, c'est un peu flou... je ne me rappel plus de tout. Ha, si, il y en avait un avec un gros bâton aussi !

     

    Le mestre avait tout écouté sans interrompre, puis il hocha la tête :

     

    - Bien, je vais voir ce que je peux faire pour vous...

    Le mestre appliqua différents onguents, et lui recommanda une activité physique limitée pour les jours à venir.

     

    - Vos blessures doivent être douloureuses, je m'en doute... mais votre vie n'est pas en danger, c'est déjà ça.

    Arial s'était laisser faire et fronça les sourcils quand il lui dit de restreindre les activités "rêve toujours" se dit-elle. 

     

    Elle hocha la tête et lui envoya un regard en temps que remerciement.

    Pas très bavarde, la patiente... songea le mestre.

     

    - Vous avez un endroit où dormir ? Si le seigneur vous à envoyé à moi, je suppose que je peux vous installer quelque part dans un coin pour la nuit...

    Arial regarda Églantine en haussant les épaules, c'est elle qui avait le planning en tête pas la mercenaire. Elle décida donc de ne pas repondre et de laisser là troubadour le faire, au moins, elle est sur de ne pas dire de bêtise. Après un bon lit, une bonne chambre ne se refusait pas.

    La troubadour accepta de bon cœur : un lit gratuit, même inconfortable, elle n'allait pas dire non !

    Arial rentra dans la petite pièce et inspecta du regard les lieux. Elle loucha sur la fenêtre et s'assit sur le lit, se coucha sur le lit. Elle était épuisée.  Eglantine s'assit sur le lit restant et posa ses affaires à ses côtés.

    - Ouf ! Ca fait du bien de se poser ! On a eu de la chance tout de même !

     

     

    Les voici donc installée toutes les deux dans une petite pièce, avec une fenêtre minuscule et une petite chandelle, et deux lits à peu près propres.

    Astal daigna bien vouloir décrocher une phrase amicale:

    -Tu m'étonne, j'ai cru qu'on allait y rester...

    Églantine sourit en entendant sa compagne de route. C'était bien une des première fois qu'elle lui accordait une phrase sympathique !

    - Je te laisse te reposer, tu va en avoir bien besoin. Moi, je vais essayer de glaner quelques pièces en jouant dans la cour.

    -Mmmm... d'accord... répondit-elle déjà à moitié endormie.

    La troubadour attrapa son instrument et sorti de la pièce en faisant le moins de bruits possible, pour laisser dormir la mercenaire.

     


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  • Le prince Viserys était dans sa tente, laissant comme la veille des serviteurs lui enlevr son armure tandis qu'il se servait une coupe de vin. Soudain, le roi fit irruption dans la tente.

    - Ha, père ! Vous avez dû être content aujourd'hui : je n'ai pas blessé le cheval de mon adversaire, et j'ai porté plus d'un coup !

    Aemon soupira.

    - Ce n'était pas un duel des plus chevaleresques, mais je suppose qu'on ne peut pas trop t'en demander. Non, ce n'était pas pour cela que je suis venu te voir. Quoique... si, en quelque sorte. J'ai besoin que tu me prêtes ton armure.

    Viserys se releva d'un bond, manquant de renverser un serviteur au passage.

    - Pardon ? Mais pourquoi faire ?

    Il n'était pas particulièrement attaché à son armure de tournois, puisqu'il ne la portait quasiment jamais, lui préférant habituellement de simple plaques de cuir noir ouvragé, mais cette requête lui paraissait étrange. Et pour cause...

    - Je vais participer. Je vais chevaucher contre un autre cavalier, et montrer à la foulle comment se bat un dragon.

    Viserys resta quelques secondes sans rien dire. Puis il se reprit.

    - Mais, père... vous êtes beaucoup trop vieux !

    - J'ai de l'expérience, c'est différent. Tu verras que je suis encore capable de gagner une joute...

    Sous le regard navré de son fils, le roi prit donc l'armure au dragon. Elle était un peut trop grande pour lui, mais comme elle était assez légère, les serviteurs se débrouillèrent pour l'attacher de façon à ce qu'elle paraisse presque à sa taille. Le heaume, quand à lui, ne posa aucun problème, et le roi afficha un air satisfait.

    - Cela faisait trop longtemps que je n'avais pas porté de lance... ho, et ne fais pas cette tête, Viserys ! Il ne peux rien m'arriver !

     

    ***

     

    Sansa et Ellyn s’apprêtaient à quitter les lices pour retourner à leurs tente, lorsque soudain, à la fin d'une joute, le héraut annonça :

    - Petit changement dans le programme ! A ma droite : Ser Renly Cendregué, et à la gauche : Aemon Targaryen !

    Un silence de quelques secondes plana sur le publique, avant un tonnerre d'ovations : voilà qui allait faire du spectacle !

    Le prince avait rejoint l'estrade et s'était assit aux côté du seigneur de Vivesaigues, comme son père auparavant. Il portait une coupe de vin dornien, sombre et épais, comme du sang. Il échangea quelques mots avec le seigneur, et ce dernier prit une mine craintive. Apparemment, l'idée ne le réjouissait pas non plus.

    Les deux cavaliers parurent donc. Ser Renly Cendregué était un homme d'un age avancé, petit en taille, mais toujours vif et habile en selle. Le roi portait fièrement l'armure de son fils, qui le faisait paraître légèrement plus grand que d'habitude. Après s'être salués, les adversaires partirent  chacun d'un côté des lices et se préparèrent au tournoi.

    Ellyn insista pour rester, mais Sansa, quand à elle, préférait dormir à demi sur son siège que de regarder le tournoi.

    Ellyn regardait de temps en temps son amie, qui s'était endormie sur place. La pauvre ! C'est vrais qu'il y avait de quoi la plaindre ! Enfin... elle retournerons toutes les deux à la tente après cette joute, Ellyn ne voulait pas la rater.

    Les trompettes sonnèrent, et les deux cavaliers s'élancèrent au galop. Le choc fut violent, dès le premier coup : la lance du roi frappa de plain fouet le bouclier aux couleurs de Cendregué, tandis que celle du Renly dérapa sur le haut de celui au dragon. Seulement, dans son élan, elle poursuivit sa route et frappa dans le heaume du roi, éclatant sous le choc. Aemon ne pu rester en selle après une telle violence et vida les étriers. Ser Renly Cendregué se prépara à tirer son épée au cas où il voudrait poursuivre la lutte, mais, voyant qu'il avait des difficultés à se relever, descendit de cheval pour lui prêter main forte.

    Comme apparemment le roi chancelait, et n'arrivait pas à tenir debout tout seul, quelques mestres entrèrent dans les lices pour l'aider à retirer son heaume et se remettre de ses émotions.

    - Par les Sept... souffla l'un d'eux lorsque le casque cabossé fut retiré.

    Les mestres firent assoir le roi, voulurent lui faire boire quelque chose... en tout cas, ils faisaient écran, et Ellyn ne pouvait rien voir, comme sans doute tout les spectateurs présents.

    Finalement, le plus jeune des mestres poussa un petit cris.

    - Non ! Ce n'est pas possible !

    - Cela est courant dans les joutes, le tempéra un autre, c'est un coup de malchance...

    Puis, se tournant vers l'estrade, il déclara avec une pointe de tristesse dans la voix :

    - Mesdames, messires... le roi est mort.

    Sansa s'éveilla pour de bon en apprenant la nouvelle.

    Le prince, qui jusque là était resté tranquillement assis avec sa coup à la main, se releva d'un bond cette annonce.

    - Pardon ? Le roi est QUOI ?

    - Il... mort, messire... un accident...

    Le mestre avait reculé d'un pas devant le regard furibond de Viserys.

    - Il a reçut une écharde de lance dans l'oeil, par la visière du heaume... un accident regrettable...

    Le chevalier de Cendregué, lui, ne paraissait pas très à son aise. Régicide involontaire, ça se traduisait comment en justice, ça ? En tout cas, de l'avis du prince, ça ne devait pas rester impuni : il enjamba la barrière et se retrouva dans la lice, et parcouru à grand pas la distance qui le séparait de son père. Après l'avoir observé quelques temps en silence, ce corps ensanglanté dans sa propre armure, il releva la tête vers Renly.

    - Vous avez tué le roi ! A quelqu'un qui ose porter la main sur le sang du dragon, on lui coupe la main. Que pourrait-on bien couper à quelqu'un qui a tué un dragon ?

    Sansa couru aux lices pour observer la scène, accompagnée de Ellyn.

    - Houlà... ça à l'air de barder...

     

    Le chevalier, maintenant descendu de cheval, paraissait encore plus petit. Son ecuyer, un grand gaillard aux larges épaules, contrastait étrangement avec lui quand il vient l'aider à enlever son heaume.

    - Alors, messire, à votre avis ? Est ce que je vais devoir vous trancher les deux bras, ou seulement la tête ?

    - Mais... je... c'est un regrettable accident... les mestres ont dit...

    - Les mestres ont été incapables de sauver mon père, les citer ne vous sauvera pas ! Et vous n'avez toujours pas répondu à ma question...

     

    - Bon sang... murmura Sansa...

    Ellyn l'attrapa par la manche :

    - N'y va pas, c'est trop dangereux...

    - Attend, je veux regarder !

    Comme le chevalier, muet de stupéfaction et de peur, ne répondait pas, c'est son écuyer qui fit un pas en avant et lança :

    - De toute façon, de quoi vous plaignez vous ? Vous ne l'aimiez guère, tout le monde le sait. Rien qu'hier, on entendait le bruit de vos disputes à travers la toile de votre tente.

    - C'était mon père ! Et le sang du dragon ! Il n'aurait pas dû mourir ainsi, et vous, jamais dû oser me parler sur ce ton !

    Comme la situation allait en s'envenimant, le seigneur de Vivesaigue jugea bon d'intervenir avant la première effusion de sang. En effet, la main de Viserys s'était posée sur la poignée de son épée, tandis que l'écuyer colossal s'était placé entre lui et son maître, comme pour le mettre au défi d'aller plus loin.

    - Calmez vous, demanda donc le seigneur en se levant de sa chaise, ce n'est pas rendre hommage à feu notre roi que de ce conduire ainsi alors que son corps repose toujours sans sépulture. Nous allons faire emprisonner Ser Renly, si vous le souhaitez, prince, mais il est probable qu'il n'y ait eu aucune mal intention, et...

    - Et vous allez le relâcher dans quelques jours sans plus l'inquiéter, alors qu'il a tué le roi ! J'ai bien comprit !

    Ellyn et Sansa avaient les yeux rivés sur ce qui se déroulait sur le terrain. En bas, dans les lices, le prince avait tiré son épée et clamait qu'il fallait au moins payer le prix du sang... un oeil en moins, déclarait-il, ne devait pas être grand chose à côté de la vie d'un roi. A force d'instistance, le seigneur de Vivesaigue réussit à faire renoncer temporairement le prince à sa vengeance, et Ser Renly Cendregué et son écuyer furent envoyé dans quelque confortable cellule de Vivesaigue.

    Sansa se sentait épuisée, elle décida de retourner à sa tente. Ellyn lui emboîta le pas, non sans avoir jeté un dernier regard vers les lice où un attroupement s'était formé et où les discutions allaient bon train.


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  • Les premiers rayons de soleil passaient à travers la fine  fenêtre de leur chambre, réveillant la troubadour. Elle regarda autour d'elle quelques temps avant de se souvenir où et avec qui elle était.

    Arial ouvrit doucement les yeux comme une ado sortant de son sommeil profond emmitouflé dans les multiples oreillers et la couette remontant jusqu'au nez, bouffit. Le bonheur. Elle s'etira doucement dans le lit avant de se mettre assise et regarder là troubadour d'un œil absent.

    - Ho, tu te sens mieux ? Tes côtes je veux dire...

    Arial hocha la tête affirmativement. Bien sûr que ça allait mieux par rapport à hier.

    - Tu te sentirais prête à reprendre la route ? On peux rester encore quelques jours si tu as trop de mal à porter tes affaires.

    Arial se leva:

     

    -Retarder notre voyage ?! Meme pas en rêve, mon corps il va arrêter de faire la fiotte et va marcher sans discuter.

    Eglantine pinça les lèvres mais ne fit aucun commentaire. Sa compagne était décidément endurcie, elle la troubadour préférait en fin de compte ne pas savoir ce qu'elle avait pu vivre pour en arriver là.

    - Comme tu voudras... Tu as faim en attendant ? J'ai fait le plein de provisions hier soir.

    Arial se radouci:

    -Ah ca,pour avoir faim, j'ai faim !

    Eglantine sourit et fouilla dans les affaires à côté de son lit.

    - Tiens, du pain. Et de la viande fumée pour aller avec.

    Arial prit les deux, s'assit sur le lit:

    -merci !

    Elle croqua dans son pain en premier. La troubadour se servit de même, et s'assit à côté d'elle.

    - Je crois que je n'ai jamais dormit dans un aussi bon lit en étant en voyage ! Il faudrait que je me blesse plus souvent ! ajouta-t-elle sur le ton de la rigolade.

    Arial sourit et regarda le lit:

    -Oui, j'avais l'impression d'être une vrai gamine bien emmitouflée dans ses couvertures.

    - Heureusement qu'on est pas obligé d'être gamin pour pouvoir bien dormir alors !

    Eglantine acheva de manger son pain et sa viande, et regarda l'étroite bande de paysage à travers la fenêtre. Il allait faire beau aujourd'hui, et le soleil risquait de taper dur...

    Arial mangeait toujours, les pensées divaguants dans sa tête.

    Après avoir fini de manger, la troubadour rangea sans hâte ses affaires. Elle n'était pas particulièrement pressée de partir, puisque aucun village ne les attendrait à la fin de cette journée : elle seraient encore obligées de dormir à la belle étoile. Arial fini enfin sa viande et son pain. Elle se leva et remit rapidement la couette en ordre sur le lit, prête à partir.

    La troubadour passa son sac sur ses épaules, et prit son instrument.

    - Prête ?

    Arial mit son sac sur son dos, organisa un coup son épée et couteau en très peu de temps et la regarda:

    -et toi ?

    Bien qu'il lui valu une petite grimace en coin quand elle mit son sac, elle se força à rester droite et bientôt s'habituer à la petite douleur par rapport à hier.

    Eglantine hocha la tête et ouvrit la porte de leur chambre. Le mestre n'était apparemment pas dans sa tour, et les deux femme descendirent sans croiser personne avant d'arriver dans la cour. Arial suivit là troubadour sans rien dire. Sans se soucier de rien.

    Eglantine quitta le château sans trop de regrets. Il n'était pas très gros, et, en l'absence du maître des lieux, était encore moins animé que certains villages. Elle avait hâte de retrouver la route royale en direction du nord.

     

    ***

     

    La troubadour marchait d'un bon pas. Le soleil tapait fort, mais elle y était habituée, et protégeait sa tête avec un chapeau à larges bords.

    - Si on marche bien, on aura rejoint la route royale demain ! Déclara-t-elle avec entrain.

    -oh ! Génial ! Répondit-elle avec ironie.

    Le soleil tapait fort, et la jeune femme avait plus l'habitude des ruelles sombres de la ville. Elle les préférait essentiellement pour le stresse qu'elles lui apportaient, ne se sentant pas en total confiance, c'est dans ses endroits qu'elle apprenait a combattre ses peurs, qu'elle apprenait a s'y cacher ou pouvoir taper dans les poubelles sans que personne ne lui ordonne de ramasser...

    Comme le soleil plongeait derrière l'horizon, la troubadour se mit en quête d'un endroit où passer la nuit. Endroit qui arriva peu de temps après, à son grand soulagement : un rocher de plus ou moins deux mètres de haut, bordé des quelques arbres et buissons.

     

    - Voilà qui nous protègera du vent pour la nuit ! En plus, on a le petit bois pour le feu juste à portée de main. Qu'en dis-tu ?

    Arial regarda le "camp"

    - Ouais. Je vais chercher du bois alors. fit-elle sans enthousiasme et elle fit demi tour pour aller en chercher.

    La femme hocha la tête et commença à préparer le camps pour la nuit : elle sorti les couvertures, la nourriture, et enleva tout les cailloux et les branchages qui pourrait les gêner dans leur sommeil. Arial revint quelques temps plus tard chargé de branches sèches. Elle les positionna environ au milieu du camp et en chopa deux pour tenter de faire un feu.

    La troubadour la regarda faire, tout en préparant le repas de pain, de pommes et de viande séchée. Arial s'acharnait, elle frottait assez fort et vite. Cet effort fini par payer et une étincelle jaillit. Elle prit alors sont bâton assez grand et costaud pour s'en occuper légèrement.

    Eglantine regarda les flammes lécher le bois et monter peu à peu. Avec la fraicheur de la nuit qui arrivait, leur chaleureuse lumière était bienvenue. La troubadour tendit de quoi manger à la mercenaire, sans oser rompre le silence en parlant.

    Arial la regarda et lui fit comprendre qu'elle n'en voulait pas maintenant, avec ses mains devant elle elle les secouait comme pour dire non, avec un léger sourire de remerciement et se retourna vers le feu, regardant un instant les étoiles. Ça faisait du bien le silence,la fraicheur mais en même temps la lumière et la chaleur. Elle pourrait rester des heures a regarder le ciel.

    Tant pis, songea-t-elle, Elle pourra toujours manger demain, ou plus tard dans la nuit pendant son tour de garde...

    Elle même dévora sa part, affamée par une journée de marche épuisante, et s'allongea non loin du feu.

    - Réveilles moi quand c'est à moi de veiller, murmura-t-elle d'une voix endormie.

    La jeune femme la regarda assez brièvement et retourna a ses etoiles... ce  calme apaisant lui fit oublier le temps qu'il passait, comme si elle etait endormi mais en meme temps réveillée. Soudain, un bruissement de feuilles la fit sursauter et elle prit instinctivement son couteau accroché a sa seinture. Mais se fut un renard qui en sorti et elle se rassit rassuré. L'animal resta un tres cour instant a regarder la scène devant lui, il allait faire demi tour quand un tout petit bous de viande lui tomba devant les pattes, vraiment un riquiqui bout.

    Arial venait de lui lancer, l'ayant coupé de sa propre par qu'elle croquait maintenant.

    Le renard ne se fit pas vraiment prier et choppa le petit bous pour s'enfuir avec.

    Très rare a voir, mais la mercenaire sourit en l'observant et le voyant partir. Elle reprit sa position initiale en mangeant cette fois.

    Eglantine dormait maintenant à poings fermés, et elle n'entendit pas le renard arriver ni partir. Arial sentait maintenant qu'elle piquait et luttait pour rester éveillé, voyant sa compagne de voyage dormir si bien, elle se dit qu'elle attendrait encore un peu avant de la réveiller

    Lorsque la mercenaire senti qu'elle ne tenait plus, elle envoya sa chaussure sans réfléchir sur le ventre de sa compagne de voyage pour la réveiller, par flemme de bouger pour lui demander de gentiment sortir de son sommeil:

    "-prends le relais, j'en peux plus." Lui fit-elle même pas sur qu'elle soit réveillé en se couchant.

    La troubadour émergea brusquement du sommeil.

    - Hein ? Quoi ? Qui est là ?

    Puis, elle se rappela d'où elle était et de qui l'accompagnait.

    - Pff... tu aurais pu être plus délicate pour me réveiller.

    Constatant que sa compagne était déjà sur le point de s'endormir, elle s'assit et s'enroula dans sa couverture en ronchonnant pour tenir son propre tour de garde.

    "-je suis pas ta mère, j'ai pas a être délicate." envoya t-elle en réplique, sanglante.. Trop singlante pour si peu. La mercenaire lui tourna le dos et se mit sur le cote pour dormir, la main sur l'épée.

    Eglantine soupira. Sa compagne de route n'était pas ce qu'il y a de plus agréable pour la conversation. En même temps, songea-t-elle, elle ne l'avait pas engagée pour discuter, mais pour la protéger. Et jusqu'ici, elle avait tenu son rôle à merveille.

    Arial ne s'endormir pas tout de suite, cette stupide scène tournait dans sa tête et elle s'efforçait de la faire disparaître "fous moi la paix !!!! Je veux dormir !!!" se dit-elle a elle toute seul. Après un petit temps elle réussi a dormir.

    La troubadour poursuivit sa garde jusqu'à l'aube. A peine le soleil commença-t-il à pointer le bout de son nez, elle se leva, s'étira pour faire partir les crampes de la nuit, et vint secouer Arial.

    - Debout ! Il est l'heure de se préparer ! Je voudrais être sur la route royale avant le midi si possible, on y sera plus à l'abri des éventuels brigands !

    Arial sauta sur ses pieds et la chopa par le col, un sourire nait sur ses lèvres, un pauvres sourire narquois:

    -j'étais sur que tu allais me rendre la monnaie.

    La jeune femme la lâcha et alla voir le feu. Eglantine lança un regard lourd de reproches à la mercenaire.

    - Tu es sensée me protéger, pas m'étrangler !

    Arial la fusilla un instant du regard puis se conscentra pour éteindre complètement la feu, elle murmura:

    "-elle doit pas savoir ce que c'est d'étranglement..." pour ne pas qu'elle l'entende, elle se demanda même si elle l'avait vraiment dit et pas pensée.

    Toujours maussade, la troubadour commença à ranger ses affaires.

     

    - Tu as faim ? demanda-t-elle tout de même.

    "-non." Répondit-elle simplement en rangeant de même ses affaires.

    - Tant pis alors...

    Elle se coupa pour elle-même une tranche de pain à manger en marchant, et fini de fermer son sac.

    - Prête pour partir ?

    Arial se leva et acquiesça. La troubadour se leva à son tour et prit la route, vers l'ouest. Vers la route royale. Comme à sa grande habitude, la mercenaire se mit derrière et suivit.

    Les deux femme voyagèrent ainsi pendant plusieurs heures entres les champs d'orge et de blé, sous un soleil qui se faisait plus chaud au fur et à mesure qu'il montait dans le ciel.


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  • Ellyn s'assit sur son lit, pas loin de Sansa.

    - Dis, tu dors ?

    - Non...

    - C'était pas vraiment ce qui était prévu, hein... tu sais où est ton chevalier au renard, pour l'instant ? Tu penses qu'il est déjà au courant ?

    - Aucune idée...

    - Tu as l'air effondrée... ou très fatiguée. Qu'est ce que tu as ?

    - Fatiguée...

    - Je vois ça... tu t'es couchée si tard que ça hier soir ?

    - Oui.

    - Qu'est ce que tu faisait donc à ne heure si tardive ?

    - Je me promenais.

    - Tu te promenais ?! Où ça ?

    - En ville.

    - Et c'était bien ? Qu'y as-tu fais ?

    - Juste une promenade, pour visiter.

    - Et c'était bien ? Très différent de Winterfell ?

    - Très différent, oui... beaucoup de couleurs... trop même.

    - Trop ? Comment pourrait-il y avoir "trop" de couleurs ? Ha, si il n'avait pas fini de façon si lugubre, ce tournoi aurait été l'évènement le plus amusant depuis que je suis née !

    - Pour moi également... Je vais sortir rendre visite à Ser Guillem.

    Sansa se leva pour mettre ses paroles à exécution.

    - Je peux venir avec toi ? Enfin... si je ne dérange pas, bien entendu.

    - Bien sûr !

    - Super ! Je viens alors !

    Sautant de son lit, elle emboîta le pas à Sansa.

    Peu temps après, elle était toutes les deux devant la tente noire et blanche du chevalier. Sansa se racla la gorge pour annoncer sa présence.

    Guillem sorti peu de temps après de la tente. Il ne portait plus son armure, mais une longue tunique aux couleurs de sa maison.

    - Lady Sansa ! Je suis vraiment désolé pour ce qui s'est passé tout à l'heure ! Vous n'êtes donc pas resté aux joutes jusqu'au bout ?

    - Pas vraiment... vu ce qui s'est passé...

    - Ce qui s'est passé ? Vous êtes donc déçue à ce point ?

    Apparemment, il n'était pas au courant des derniers évènements en date.

    - Le roi est mort.

    Il mit quelques secondes à assimiler la nouvelle.

    - Le roi ? Le roi Aemon ? Tu est sûre ? Pas son fils plutôt ? Le roi a dans les 60 ans, c'est idiot...

    - Il voulait prouver à tout le monde qu'il pouvait se battre comme un dragon.

    - C'est fou ça... alors, il a participé à une joute ? Le tournoi est donc fini ?

    - Je n'en ais aucune idée.

    - C'est... vraiment fou.

    - En effet.

    - Et vous... vous allez retourner au nord alors ?

    Le chevalier semblait dépité.

    - Ho non ! s'exclama Sansa.

    - Vraiment ? Vous restez dans le sud ?

    - Oui, mais juste pour une semaine.

    - C'est déjà bien. Enfin... j'imagine qu'après un voyage pareil, c'est bien normal de rester. Vous avez traversé la moitié de Westeros pour venir ici !

    - En effet, c'est un voyage épuisant.

    - Moi non plus je ne suis pas pressé, la route est longue jusu'au Bief... d'autant plus que ce tournoi aurait dû durer un peu plus longtemps.

    Ellyn regardait son amie avec amusement. Quand soudain, l'arrivé en trombe de l'écuyer de Ser Guillem détourna son attention.

    - J'ai des nouvelle du château ! clama-t-il. Le roi est mort !

    - Vous avez une longueur de retard, lui répondit Guillem, je viens d'être mis au courant.

    - Oui, mais... j'ai des nouvelles encore plus fraiches, j'ai été dans les premiers à savoir : Ser Renly, le chevalier qui l'a tué, à été retrouvé dans sa prison avec les deux yeux percés. Son écuyer qui était avec lui est grièvement blessé. Le prince est accusé, mais il nie tout de bloc : il répète à qui veut l'entendre que, si il avait été là, il aurait fini le travail.

    - Bong sang ! s'exclama Sansa.

    Le chevalier sembla réfléchir quelques temps (ouah ! un chevalier qui réfléchit ! notez-le sur votre calendrier, ça risque de ne pas ce reproduire avant longtemps !).

    - Tout ça ne sens pas très bon, ni pour le Bief, ni pour les dragons... enfin, il n'y a peut-être pas de raison de s'inquiéter ? L'arme du forfait a-t-elle été retrouvée ?

    - Non Ser, mais d'après les blessures de l'écuyer, ce serait une épée.

    Le chevalier balaya ces idée d'un revers de main.

    - Bah, ne pensons plus à cela. Nos charmantes invitées n'ont peut-être pas envie des détails, n'est ce pas ?

    Il se tourna vers Sansa.

    - Pas tellement, en effet...

    - Vous voudriez entrer dans ma tente ? C'est modeste, mais c'est tout ce que j'ai à vous proposer pour discuter au calme.

    - Bien sûr !

    Le chevalier ouvrit donc un pan de tente pour les laisser passer. Une fois à l'intérieur, Ellyn regarda autour d'elle avec curiosité. Le chevalier leur proposa un peu de vin, tout en demandant :

    - Alors ? Que comptez-vous faire maintenant ?

    - Aucune idée, répondit Sansa.

    - Moi non plus je ne sais pas encore, continua le chevalier. Lord Tyrell va rentrer chez lui avec tout son troupeau, mais je n'ai aucune obligation à Rubriant, je peux m'attarder par ici sans problèmes.

    - D'accord, je vois...

    - Votre père vous a laissé une marge de combien de temps environs une fois à destination ?

    - Une semaine environ.

    - Moui, j'imaginais quelque chose de similaire... Et vous pensez rester dans les environs de Vivesaigues ?

    - Malheureusement non... mais peut-être nous reverrons-nous un jour !

    Le chevalier hocha la tête d'un air dépité.

    - Je l'espère, oui...

    Sansa fit un léger sourire qui ne pouvait toutefois pas cacher sa tristesse. Soudain, un jeune garçon d'une bonne dizaine d'année se présenta à l'entrée de la tente.

    - Ser Guillem Florent, c'est vous ?

    - Oui, en effet. Pourquoi donc ?

    - Vous êtes convié à l'incinération de roi, à Port-Réal.

    - Quoi ? Mais pourquoi moi ?

    - Je ne sais rien moi, je suis juste messager.

    Le chevalier adressa un nouveau regard déçut vers Sansa. Il savais que le convois partirait bientôt, et cela ne ferait que presser encore son départ.

    - Ooh, fit cette dernière... c'est dommage.

    - Oui, vraiment. Winterfell est tellement loin au nord... vous ne vous y ennuyez pas trop ?

    - Cela dépend.

    - Vous ne devez pas avoir beaucoup de visites là-bas, tout de même...

    - Pratiquement jamais.

    - Je vous plain alors. Quoique... au moins, vous êtes loin aussi de toutes ces intrigues barbantes de la cour.

    - Oui, c'est bien l'avantage.

    - En effet...

    Il avait toujours l'air un peu triste, et leur présenta la bouteille sur la table.

    - Du La Treille Auré, le même que celui que je t'ai servi hier. Puisque apparemment vous n'avez pas souvent l'occasion d'en boire dans le nord, permettez que je vous en offre une bouteille.

    - C'est vrai ?! J'en suis ravie !

    Un petit sourire apparu sur ses lèvres.

    - N'oubliez pas de penser à moi en le buvant alors.

    - Jamais je ne vous oublierais, je vous le promet !

    - Moi non plus, ça ne risque pas. J'espère vraiment qu'on aura l'occasion de se revoir.

    - Et moi de même.

    - Si un jour vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à venir à Rubriant. Vous y serez toujours la bienvenues dame Sansa.

    - J'en serais ravie, Ser Guillem.

    - Et moi aussi. Permettez maintenant que je fasse mes bagages : faire attendre trop longtemps une escorte princière n'est jamais très bon pour la popularité.

    - En effet. J'espère vraiment que nous nous reverrons.

    Le chevalier hocha la tête.

    - Bon retour au nord. Ah, et n'oubliez pas la bouteille.

    Sansa prit la bouteille et la serra contre elle.

    Ellyn attendait son amie près de la sortie de la tente. Elle était déçue pour Sansa, de devoir quitter son chevalier champion dès le lendemain de leur rencontre. Qu'est ce qui se passait dans les histoires, à ce moment là, déjà ?

    - Tu veux faire quoi maintenant ? demanda-t-elle une fois que Lady Sansa l'eut rejoint. Je veux dire... c'est dommage que ça doive se terminer comme ça, mais on ne va pas rester une semaine à se lamenter, hein ?

    - Oh ça non ! Il est hors de question de se lamenter pour ça !

    - Tant mieux ! On pourra quand même aller voir son départ si tu veux. Ou aller écouter des troubadour ? Ou un spectacle de marionnettes ?

    - On fera tout ça ! s'exclama Sansa.

    Ellyn sourit de toutes ses dents. Elle étaient dans le sud, il fallait en profiter un maximum avant d'avoir à retourner à Winterfell !

    - Allons d'abord reposer ta bouteille à la tente. En espérant que la septa n'en fasse pas tout un plat !

    Sansa acquiesça et les deux jeune filles se mirent en devoir d'aller cacher la fameuse bouteille dans la tente, espérant que la septa ne la trouverait pas.

    - Super ! On va où maintenant ?

    - Allons déjà dire au revoir à Ser Guillem.

    - D'accord, allons-y ! Ils doivent être entrain de se préparer à partir pour Port-Réal, lui et tout les autres choisi pour l'escorte. D'ailleurs, je me demande pourquoi il a été choisi... Iris m'avait dit que les Tyrell et leur vassaux n'étaient pas très appréciés du prince.

    - Ah bon ?

    - Oui, mais ça non plus je ne sais pas pourquoi. Alors, on y va ?

    Ellyn se fraya alors un chemin entre la foule et les tentes, vérifiant de temps à autres que Sansa était bien toujours derrière elle. Plus loin, de nombreuses tentes étaient entrain d'être démontées, et toute une foules de gens s'affairaient à attrouper leurs affaires. Sans doute le convoi qui devait partir dans l'après-midi pour Port-Réal.

    Sansa couru vers Ser Guillem, qui était entrain d'arnacher son cheval. Sa tente avait été entièrement pliée et ses affaires rangées. Il la vit arriver et se tourna vers elle.

    - Lady Sansa, vous avez pu venir me voir !

    - Oui j'ai eu de la chance,c'était pour vous souhaiter un bon voyage et surtout un dernier au revoir !

    - Je vous en remercie.

    Il flatta l’encolure de son cheval, le même destrier gris pommelé que celui qu'il avait monté pendant le tournoi. Il n'était pas un prince lui, il n'avait pas deux montures...

    - Mais de rien !

    Sansa rougit légèrement devant le chevalier.

    - Iris reste ici, tout comme Lord Tyrell. Vous aurez toujours elle pour vous tenir compagnie. Et j'essayerais d'envoyer un corbeau à Winterfell dès que j'en aurais l'occasion. Après tout, je ne pense pas que le prince requière ma présence à Port-Réal bien longtemps. Je ne sais même pas pourquoi il me veut dans l'escorte du convoi macabre de son père.

    - D'accord, acquiesça Sansa.

    Ellyn, qui voulait quand même avoir son mot à dire, lui dit :

    - Et puis... si tu n'a pas de frères, tu seras bien sire de Winterfell un jour ! Tu feras bien comme tu as envie à ce moment là.

    Le chevalier la coupa :

    - On dirait que je vais bientôt devoir partir...

    Le chevalier regardait la foule qui s'amassait autour d'une charrette ornée d'or et tirée par quatre chevaux blancs. Allongé dans son linceul, le roi se préparait à son dernier voyage...

    Sansa baissa la tête, déçue. Ser Guillem regarda vers l'avant du convoi, où le prince discutait avec un hurluberlu au blason présentant deux cygnes combattants. Viserys était vêtu tout en habit flottants noirs rouges et or, avec pour protection un simple pourpoint de cuir noir frappé d'un dragon crachant le feu.

    Alors, prit d'une inspiration soudaine, le chevalier se pencha vers Sansa et lui donna un bref baiser sur le front.

    - Avec l'espoir de vous revoir un jour, dame d'amour et de beauté.

    Sansa rougit et sursauta légèrement et lui sourit en lui disant :

    - Et moi de même, beau conquérant.

    Le chevalier fit alors demi-tour et monta sur son cheval, puis tourna sa monture vers Sansa pour un dernier adieu.

    Sur un ordre de marche, le convoi commença son voyage. Ser Guillem lança un dernier sourire triste en direction de Sansa et suivi le mouvement.

    Ellyn, qui se trouvait quelques pas derrière elle, avait assisté à toute la scène.

    - Comme c'est romantique... il faut absolument que cette histoire se termine bien !

    - Heu... sors de ta bulle, recommanda Sansa.

    - Quoi ? C'est vrai que c'est super mignon ! Un adieu déchirant et plein de promesses... Vous allez forcément vous revoir, non ?

    - Hé bien... aucune idée.

    - Pff... tu verras, même la glace de Winterfell fondrait devant cette histoire, ton père ne pourra pas te reprocher de vouloir le revoir.

    - Je l'espère...

    - Ha, ça y est, on ne les voit plus... et donc maintenant, le roi est mort ? Ça fait vraiment bizarre...

    - Oui, vraiment...

    - Qu'avais-on dis que nous ferions après avoir dis au revoir à ton chevalier Florent ?

    - Les boutiques !!

    - Ha oui, c'est vrai... boutique de quoi ? Il y en a des tas ici, beaucoup plus qu'à Winterfell en fait...

    - De vêtements ?

    - Beuh... on en a pas assez des vêtements ?

    - Si mais au moins on auras de la couleur !

    - Ouais, bon, si tu veux... Je te suis.

    Sansa sourit et prit sa main en s'élança vers les habitations de Vivesaigues. Ellyn la suivit tant bien que mal, mi-trainée mi-courant.


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